#Boost #12 | The Port Charlotte Hotel

bâtiment blancouvertures cadrées noir toit gris d’ardoises une seule porte pour les deux pour l’hôtel et le bar hôtel pour eux bar pour nous deux fenêtres dans le fond de la salle vue sur une petite cour petite table de jardin muret et bacs à fleurs fleurs de l’année dernière plus loin que la petite maison des voisinsla plagele phare l’arrondi de la baie bras de sable posé sur l’épaule Continuer la lecture#Boost #12 | The Port Charlotte Hotel

#boost#12| Atout

Sous les arches de la passerelle trois marches une rampe ta boutique Atout personne à la caisse t ‘es où dans le vernis crocodile des avocats sous les grappes mâtes des muscats bien loin des empreintes de mains des stars hollywood boulevard direct du havre montant la Seine mains de bananes de Martinique dans containers des tropiques tant d’invitation aux transports Continuer la lecture#boost#12| Atout

# Boost # 12 | Cambuse sibylline

Dans la brume, lueur comme lampe de mineur au lointain. Douce et rassurante pour l’adolescente. Phare ténu au bord du marais. La terre de Briolle, lestée par la présence de l’eau, absorbe les pas prophéties des sibylles d’Orlando à l’écoute, tu empruntes l’ancien chemin de halage comme font les revenantes la beauté chromatique se mêle aux fragrances du canal la Continuer la lecture# Boost # 12 | Cambuse sibylline

#boost # 12 | Chez eux

Chez eux Nous valsions sur Le Beau Danube bleu t’en souviens-tu ? Il écoutait Minuit chrétien et Maria Callas. Elle nous préparait d’énormes tartines recouvertes de confiture d’abricots sortie d’une boîte de conserve. Il avait huit chats qui dormaient dans son lit à l’heure de la sieste. Elle avait des tourterelles enfermées dans une gloriette au fond de son jardin. Il Continuer la lecture#boost # 12 | Chez eux

#Boost #12 | vers la fin

vers la fin Il ne se passe jamais rienon est là on attendle froid le ciel le soleil c’est au huit de la rue un endroit pareil semblable égal à tous les autresla même chose la même rue la même ville le même ciella chaleur les palmiers et les odeurs des fleurs et des fruits de saisonici ça ne sent Continuer la lecture#Boost #12 | vers la fin

#boost#12| Toi, Véro

à Belleville à l’angle de la rue Tourtille 20èmeUn bar un ancien PMU nommé le Relais  depuis des années presque tous les matins c’est toiqui nous accueille sauf les lundis et les mardistoi qui nous regardes nous écoutes nous trouves reposéstoi huit heures tu lèves rideau de fer bruit métalliquetu balayes trottoir tu asperges seuil terrassetu sors tables bancs chaises cendriers ton Continuer la lecture#boost#12| Toi, Véro

boost #12 | Le grain de sable

C’est un chemin que je voudrais refaire avec toi

 un mot un nom sur la devanture d’une vieille 
boutique fermée depuis trop longtemps
 la devanture en bois de l’ancien Café des sportsles lettres de son enseigne enlevée c’est à peine 
si l’on y perçoit encore la forme et la traces des 
lettres anciennes ce café a toujours été sombre une Continuer la lectureboost #12 | Le grain de sable

#Boost#12|sur le parvis de Santa Lucia

Venetia. Veni etiam : reviens encore. La sortie de la gare est à chaque fois comme une première fois.On s’extrait de la foule des voyageurs et on reste planté sur le parvisau seuil d’un songe avant d’être au seuil d’une ville.Derrière soi des trains repartent et je reste là. éberluée de me tenir à nouveau sur ces dalles blanchesà la Continuer la lecture#Boost#12|sur le parvis de Santa Lucia

#Boost #11ter Ce ne me semblait pas le temps de se parer Contre les coups d’amour

L’un :Le train s’arrêta net. Personne ne sembla y prêter attention. Un vague soupir derrière un journal, un autre, ronflé peut-être, du nœud d’un corps ensommeillé près de la porte du compartiment. Et puis le sien, profond, soulagé presque, sans qu’elle quittât un instant des yeux le paysage soudain figé. On pouvait la regarder à loisir, comme la neige qui Continuer la lecture#Boost #11ter Ce ne me semblait pas le temps de se parer Contre les coups d’amour