rectoverso #05 | souvenirs d’enfance de San Pedro

Tu te souviens du bruit des pigeons sur les tôles, dans la cour, de l’autre côté de la coursive. Tu les entendais depuis ta chambre où tu dormais avec Mariana et sa mère, Maribel Torres. La voisine, Belen Iberia leur jetait des graines ou des miettes de pain, sous le panneau rouge aux lettres blanches Coca-Cola. Quand elle sortait sur Continuer la lecturerectoverso #05 | souvenirs d’enfance de San Pedro→

#rectoverso #04 | Sur l’heure

Sur l’heure. Il faut être plus précise. Les minutes comptent tellement, désignent ces flammes qui jaillissent, s’alimentant d’elles-mêmes, se nourrissant de la pierre, de ce qu’elle transpire, elle remet son écharpe, voit sans savoir les phases du sauvetage de la relique, il y a-t-il quelqu’un là-bas qui sauve les épines, elle se souvient que la couronne est au fond de Continuer la lecture#rectoverso #04 | Sur l’heure→

#rectoverso #04 | celle, là-bas

RECTO Ce désir intense de creuser dans ma mémoire. Te retrouver ma terre natale. Répondre à un appel inscrit dans la mémoire de la chair. Rechercher ces traces enfouies dans un souvenir trop lointain, absorbé par la mémoire inexistante d’un début de vie. Il est écrit sur mon acte de naissance née à Casablanca. Ce mot, je n’ai cessé de le Continuer la lecture#rectoverso #04 | celle, là-bas→

#04 Recto Verso# Le silence baroque

Memoire. Positionner un temps révolu, loin derrière les lignes de l’absence.Raconter le quotidien des souvenirs oubliés. Il y a des trous par endroits.L’oubli pour tout départ ? Tu pars d’où, et où ? Raconte moi ta vie, tes rencontres littéraires, artistiques, musicales ; tes émois, tes explosions, tes sidérations, tes indignations. Parle moi du mouvement des couleurs, du bouillonnement de Continuer la lecture#04 Recto Verso# Le silence baroque→

#recto-verso#04#la Générale

Recto Verso Si c’était un jour, ce serait le 27 décembre. L’année ? 1897. Un lundi.  Si c’était une année ? 1984. Un lieu ? le TNP à Villeurbanne. Des représentations, il y en a eu avant ! C’est vrai, mais pas pour moi. Des interprétations, il y en a eu après ! C’est vrai, j’ai même le DVD du Continuer la lecture#recto-verso#04#la Générale→

#Rectoverso#05: la briqueterie

RectoLa briqueterie lentement se décompose, la vieille usine aux fenêtres arrondies telles de majestueuses baies de fer et de verre ouvertes aux points cardinaux sur la forêt, sur l’entrée dans la ville, sur les silos à blé, sur les jardins ouvriers, les carreaux cassés certains débris tombés récemment lors d’un épisode de mistral, la vieille dame a perdu des tuiles Continuer la lecture#Rectoverso#05: la briqueterie→

#rectoverso #4 | Hong Kong memories

À l’approche de l’aéroport, l’avion longe une rangée de tours, comme dans le souvenir le regard frôle un instantané de vies quotidiennes, un homme qui fume à sa fenêtre, deux femmes assises près d’un enfant aux jambes nues debout sur une table… on est passé trop vite, reste une sensation d’intimité fugace, une curieuse émotion… Kowloon. Kai Tak. Le tarmac. Continuer la lecture#rectoverso #4 | Hong Kong memories→

#rectoverso #02 | danse de nuit

À ce stade de la nuit, la montagne dissimule un quart de la boule lumineuse de la lune, comme le point amoché du i. Je pense à cette femme tout à l’heure qui disait qu’elle n’avait pas dormi à cause de la pleine lune. Ne le sachant pas, je pense avoir bien dormi hier. Si je ferme les volets, si Continuer la lecture#rectoverso #02 | danse de nuit→

#rectoverso #01 | l’arboretum

Je connais des troncs bruns à l’écorce rugueuse, des troncs usés par l’habitude du regard. Un arbre de collection est une espèce choisie pour intégrer l’espace paysager de l’arboretum. Présenté comme une œuvre d’art – il vient contenter la curiosité et l’admiration des visiteurs – le cartel indique son nom scientifique latin, comme l’arbutus andrachne, sa catégorie de broussailles et Continuer la lecture#rectoverso #01 | l’arboretum→

#rectoverso #04 | De L.A. à Beck en train

Recto Défaire les livres et la mémoire. Celle des trains, des wagons chauds, froids. Une destination noire, de la fumée et des soupirs criants. L’espoir dans un violon mal accordé, une flûte aux tampons secs, abandonnée dans la boue puis jetée sur un tas d’objets précieux. Le ventre vide. La dépersonnalisation comme seule voie possible, fuite du réel et premier Continuer la lecture#rectoverso #04 | De L.A. à Beck en train→