# Boost # 03. Peur.

Émerger de la nuit mais Peur. Desserrer les paupières les mâchoires mais Peur. Bouger rompre le silence dedans dehors autour mais Peur. Ouvrir les volets mais Peur. Faire entrer la lumière mais Peur. Enjamber la fenêtre mais Peur. La porte mais Peur. Passer le pas de la porte mais Peur. Sentir l’air sur mon visage la chaleur du soleil la Continuer la lecture# Boost # 03. Peur.→

#Boost #03 a peur

a peur. peur du dos. de son dos, dos à peur. n’entend pas, ne peut pas. pas de dos. trou dans son dos.qu’un trou béant son dos. seul. et seul ne vient pas. sol. zona. pierre.a peur. pierre de tout. pierre. boule. bloc. pas de trou, pas de dos. coule au fond. fuir par le puits.fond du puits, nuit dedans. Continuer la lecture#Boost #03 a peur→

# Boost #03 | Un vide qui rien ne comble

La gorge se serre sans prévenir. On se croyait en sécurité tout à coup l’incertitude nous envahit. Ça commence par des picotements dans la nuque, avant de descendre jusqu’au ventre, s’insinuant par ondes successives, lentement, sans bruit, à travers tout le corps. Les muscles tendus, les épaules endolories, l’air se comprime brusquement dans la poitrine. Rien ne bouge, pourtant tout Continuer la lecture# Boost #03 | Un vide qui rien ne comble→

#Boost #03 | Corps caverneux

Paul a peur. Peur des plaques d’égout en équilibre sur l’abîme, peur du taille-haie du cantonnier, peur de la lame de son rasoir, peur de la passerelle, peur du coupe-papier de la secrétaire, peur des berges sombres le long du fleuve, peur du zip de sa Fermeture éclair, peur de la paire de ciseaux, peur des baies vitrées, peur des Continuer la lecture#Boost #03 | Corps caverneux→

# BOOST #03 | Donald et Marina

Lui à New-York. Elle à Belgrade. Après la peur de déchirer les chairs à force de pousser, après la peur de la mère par les sucs, la peur du père par la peau, après la peur de voir le jour égale au désir de voir le jour, on les emmaillote avec la peur de les briser, lisses et roses dans Continuer la lecture# BOOST #03 | Donald et Marina→

#boost#03 Même pas peur!

Elle se jette dans la vie, elle plonge, elle sait nager. Elle n’a pas peur, non, pas peur du tout, elle a tellement envie de vivre, de faire, de dire, de ressentir, de réaliser, la peur n’y a pas sa place. Si elle s’écoutait, elle la sentirait peut-être, peut-être que la peur serait là, au fond, tout au fond, la Continuer la lecture#boost#03 Même pas peur!→

#Boost #03 | Pleins feux sur les ombres

Journée banale. Pas d’audience. Travail de cabinet. Lire, écrire, téléphoner, relire, réfléchir, écrire encore, interroger le droit, chercher la morale, disséquer les faits, écouter beaucoup, écouter encore, chercher toujours. Le courrier du jour attend sur un coin du bureau. Au milieu des publicités pour les derniers codes revisités, de quelques factures papier qui résistent à l’ère du tout pixelisé, une Continuer la lecture#Boost #03 | Pleins feux sur les ombres→

#boost#02 Portes

Une grande porte cochère fermée à clef pour la sécurité des habitants de l’immeuble. Tu auras une clef quand tu seras plus grande. Des boutons de sonnette en laiton trop hauts pour les petits bras. La mère surveille l’arrivée de la fenêtre pour ouvrir en appuyant en réponse sur un autre bouton de sonnette là-haut. La porte s’ouvre pour toi Continuer la lecture#boost#02 Portes→

La Femme Oiseau/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, François, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. (version que j’ai réadapté et que je raconte)

C’est l’histoire d’un homme qui était si pauvre qu’il manquait de tout. Il n’avait pas d’argent, il n’avait pas de confort, il n’avait pas d’amour. Il avait une petite maison, il avait sa promenade dans la forêt, il avait sa solitude. Un jour, en revenant du marché, il a vu, devant sa maison, un grand oiseau blanc, ensanglanté, à terre. Continuer la lectureLa Femme Oiseau/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, François, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. (version que j’ai réadapté et que je raconte)→

#18#les mardis/la femme parachute

Une femme-parachute, planant doucement jusqu’à toucher terre Une femme-source enivrée de courant d’air Une femme-aquarelle dans l’eau bleu-ciel, ondoyant comme la Loreley Une femme-peuplier aux pieds plantés sur une colline de blé Une femme-violoncelle pendues aux notes noires, blanches : demi-soupir Une femme-tournevis tordue, cassée, entre deux planches de chêne-liège Une femme-brindille effleure le sol, défile costumée d’hydrophile Une femme-marteau à Continuer la lecture#18#les mardis/la femme parachute→