#écopoétique #07 | Sans

Sans la vaine verve à commenter les exploits, sans l’affliction factice à commenter les défaites, sans la quête superficielle des ritournelles, sans se refuser à accueillir la ritournelle dont la musique va dire bien au-delà des mots parce qu’en-deçà aussi, sans farder de couleurs jamais goûtées de prétendus personnages, sans fermer la porte à des figures nouvelles, prêtes à bousculer Continuer la lecture#écopoétique #07 | Sans→

#écopoétique #06 | Enregistre-toi pluie

Ffffrrrrrrrr Enregistre-toi pluie, même si c’est le ciel qui va décider quand tu vas le déplomber.  ffFFFfffrrrrrr Non, reprends-moi pluie  ! Il me faut revenir et dire désargenter… pourtant, ça c’est plutôt la société qui décide d’habitude. Toi, tu es d’un autre ordre, non ? FfffrrrrRRRR Laisse-moi le temps, pluie, le temps de la juste nuance, laisse le soleil faire un Continuer la lecture#écopoétique #06 | Enregistre-toi pluie→

les mardis #04 | Quand cesse la ville

Fuir la Sky Line de la Défense, la route est claire pourtant, deux heures de route, un ruban presque bleu se déroule droit devant, des arrêts, des pompes blanches et rouges, au km 100, des panneaux de signalisations donnent le reste de km à parcourir Enfermée depuis des mois, derrière de larges écrans Apple qui ne donnent sur rien, envie Continuer la lectureles mardis #04 | Quand cesse la ville→

#écopoétique #07 | ni

Ni la tartine qui tombe toujours du mauvais côté, ni le métro qui n’arrive jamais quand on est en retard, ni les chats qui griffent les canapés tout en nous regardant d’un air innocent. Ni les chaussettes qui disparaissent dans la machine, ni les clés qu’on perd au moment où on en a le plus besoin, ni la machine à Continuer la lecture#écopoétique #07 | ni→

#mardis #04 | la traverse

Fuir la ville, son centre, files de voitures, feux tricolores, bruit des Klaxons, des démarrages, accélérations, freinages, des enfilades de devantures, magasins de chaussures, de vêtements, de maquillage, maroquinerie, pâtisserie, bijoutier, l’avenue est plus large, bureau de poste, collège, feux tricolores, croisement, banque, fleuriste, banque, garagiste, quitter les grands axes, quartier populaire, rues étroites, circulation à sens unique, les feux Continuer la lecture#mardis #04 | la traverse→

les mardis #04 | un trou dans la ville

Ici la ville s’essouffle. L’Aqueduc de Petite Guinée et ses vieilles pierres voûtées mangées d’herbes marque la frontière. Inventorié « en ville » pourtant par les services du patrimoine du Ministère. N’en déplaise. La ville s’essouffle. Sous l’aqueduc. Dans les méandres de la ravine Du Lion. Un ruisseau de hautes herbes que les ondes tropicales font grossir et qui rejoint la Rivière Continuer la lectureles mardis #04 | un trou dans la ville→

les mardis #03 | Alain de 6 à 7 (et ce tous les matins, avant l’incendie)

[6h00] Yeux grand ouverts sur les découpes du jour dans la pièce, Alain compte les six coups de la cathédrale et se lève comme chaque matin à la même heure. Sauf le dimanche. En souvenir de sa mère. Qui offrait sa peau, ses os, sa chair et son sang au sommeil. Qu’elle disait. [6h10] Alain nettoie méticuleusement son seuil de Continuer la lectureles mardis #03 | Alain de 6 à 7 (et ce tous les matins, avant l’incendie)→

#écopétique #07 / Ni amont ni aval

Ni résurgence ni source ni filet ni ru ni ruisseau bouillonnant ni flegmatique gerris sur l’eau dormante ni cascade ni marmite dans laquelle sauter à pieds joint ni galet empilé en équilibre sommaire ni passage à gué ni pont de pierre jeté d’une berge à l’autre ni rivière ni moulin ni saumon doré remontant à contre courant ni bief où Continuer la lecture#écopétique #07 / Ni amont ni aval→

Les mardis| #04| ville non-ville

Frontière de la ville à la campagne : plus de bâtiment, des habitations individuelles avec jardins s’espacent, pas de magasin, un arrêt de bus avec abri soit une aubette pour attendre confortablement, des trottoirs qui s’affaissent et disparaissent, des marquages au sol qui s’effacent, des accotements bordés de fossés, des talus herbeux, derrière, à l’horizon, des toits, un clocher, devant à l’horizon, des Continuer la lectureLes mardis| #04| ville non-ville→

les mardis | #03 | Temps déroulé

19h50 un couple parle au coin de la rue Rampal et de la rue de Belleville 20h00 elle fait des grands gestes. Elle tente une explication ou désigne simplement différentes directions ? 20h15 le couple traverse sans attendre que le feu soit au rouge. 20h15,16s elle lui saisit la main et l’entraine fermement, en courant pour éviter les trois trottinettes qui Continuer la lectureles mardis | #03 | Temps déroulé→