#anthologie #40 | Ces gens-là

Premier registre : Qui en serait l’auteur ? Un jour, Il a récupéré le bureau d’enfance du père. C’est une table modeste maculée de taches d’encre. Son grand-père a refait l’un des pieds dans un bois plus clair et un peu tordu. Il est bas. Ses genoux cognent contre le tiroir. C’est désagréable et la plupart du temps il a Continuer la lecture#anthologie #40 | Ces gens-là

#anthologie #40 | quatre: une dernière fois

1.Une femme écrit toute sa vie. Elle écrit pour un oui pour un non disent les autres. Pour quoi faire ? Et la valeur de tout ça ? Elle range ce qu’elle écrit. Ce qu’elle écrit dérange. Prend de la place. Dans une malle, au lieu des tiroirs d’Emily. Dans le ventre de l’ordinateur, prend moins de place. Plus facile à effacer. Continuer la lecture#anthologie #40 | quatre: une dernière fois

#anthologie #40 | Eventail d’hypothèses

1.L’auteur qui est-ce ? Qui écrit à travers la narratrice que je suis ? Je prête ma plume à un père, à une mère, à une jeune fiancée, à une femme qui rêve, à une mère de famille à l’esprit joueur ou perdu, à un écrivain soliloqueur, à un psychiatre dépassé… Parfois, je prends la plume et je dis Je, un Je Continuer la lecture#anthologie #40 | Eventail d’hypothèses

#anthologie #40 l L’hypothèse Baldwin

« Grand Almira » fut mon premier titre. J’avais découvert cet hôtel par hasard et m’y étais attaché lorsque je me suis retrouvé sans papiers et sans argent. Il était devenu mon refuge, mon chez-moi. L’histoire commence avec un événement banal, un vol de portefeuille qui aurait pu se produire aussi bien à Paris qu’en Guadeloupe. Ce vol m’a conduit à passer Continuer la lecture#anthologie #40 l L’hypothèse Baldwin

#anthologie #40 Hypothèses sans conclusions.

1 Qui est l’auteur de ces 39 textes ? Une aristocrate, au mitan de sa vie, qui en phase avec les idées de son grand-père, fait revivre une époque révolue dans sa propriété familiale. Son histoire a des connexions avec Le guépard de Lampedusa. Une propriété, un grand-père qui chérit un de ses descendants et voit en lui son successeur, un scandale créé par Continuer la lecture#anthologie #40 Hypothèses sans conclusions.

#anthologie #34 | sensiblement

Arriver à vélo. Sonner. Attendre l’ouverture de la porte. Resonner souvent. Pousse la porte, c’est ouvert. Coupez. Entrer et tourner légèrement sur la gauche pour ranger le vélo dans les deux barres en fer prévues à cet effet. Non, j’y crois pas. Coupez. Alors je lui ai dit. Sortir la clé du sac, détacher le U se trouvant autour du Continuer la lecture#anthologie #34 | sensiblement

#anthologie #36 | le dictaphone

Le dictaphone est sorti, sorti de l’armoire, dictaphone gris, large, large comme les premiers walkmans, rectangulaire, avec des angles qui dénotent une époque, comme le plastique, comme la couleur, comme la matité. Objet technique réduit à une seule fonction à la manière du coupe-papier. Enregistrer, conserver, restituer. Trois verbes, une seule fonction en réalité. Le dictaphone est là, sur le canapé. Le carnet est prêt, le carnet pour consigner, pour enregistrer sur la feuille les mots parlés, pour enregistrer avec l’écriture les mots prononcés. Le carnet est prêt pour retranscrire sur le papier les mots, le grain, les silences, l’accent, les tournures, ce qui se dit, ce qui se tait, ce qui se devine. Continuer la lecture#anthologie #36 | le dictaphone

#anthologie #23 | La rue déserte au matin

La rue déserte au matin work in progress, l’immeuble de Perec à l’horizontal, l’aller retour jusqu’à la place du village, au matin, lorsque tout le monde est endormi, le 2 août 2024, la visite des maisons éventrées détruites par le tremblement de terre et encore dans les gravats. L’aube bleuit le ciel, faisant apparaître les silhouettes des grues, les échafaudages Continuer la lecture#anthologie #23 | La rue déserte au matin