#40jours #22 | PCF comme Place du Colonel Fabien

D’où je suis, derrière la fenêtre de la bibliothèque, à mon poste de travail, lorsque je relève la tête de mon clavier ou détourne les yeux de mon écran. Depuis le deuxième étage de la bibliothèque, j’observe la rue en contrebas. Au fil de saisons. Dans les changements de lumière et de température, selon un invariable point de vue qui Continuer la lecture#40jours #22 | PCF comme Place du Colonel Fabien

#40 jours #22 | En face

Un hiver la voiture du jeune conducteur trop rapide décolle sur le dos d’âne pour atterrir contre le mur. Un soir d’été une voiture sérigraphiée de la police nationale renverse contre le trottoir deux jeunes en scooter suite à leur refus d’obtempérer. Aux printemps du premier vingtième siècle, à l’aube, des familles d’ouvriers agricoles montent le chemin et se dispersent Continuer la lecture#40 jours #22 | En face

#40jours #21 | décalages

1. Descendre. Rue de Belleville. Côté vingtième. Du numéro quarante-six. Au numéro 2. Prendre une photo. Polaroid. De chaque plaque. De numéro d’immeuble. La coller. Avec de la colle. Très forte. Près des poignées. Des portes d’entrée. À hauteur d’homme. 2. Se munir d’une série. De bombes de peinture. De couleurs différentes. Remonter. Rue de Belleville. Côté dix-neuvième. Du métro. Continuer la lecture#40jours #21 | décalages

#40 jours #21 | Choisir une rue de sa ville

Choisir une rue de sa ville (proposition 1). Imprimer au format A3 dix images street view de dix vues de cette rue. Coller les pages imprimées exactement dans le lieu et selon le point de vue qu’elles représentent. Choisir une rue de sa ville (proposition 1, variante 1). Rechercher dix cartes postales anciennes de cette rue. Les photocopier au format Continuer la lecture#40 jours #21 | Choisir une rue de sa ville

#40 jours #20 | Bella Donne

donne un peu voir ton papier que je regarde si tu t’es pas trompé. Donne ! Mais donne ! Je te dirai si t’es dans le bon. Si tu veux qu’on te donne des conseils faut être prêt à en recevoir aussi. Comment ça, donne ! Donne et tu recevras, bon peut-être, ça ça reste à voir. Moi la vie, qu’est-ce qu’elle me Continuer la lecture#40 jours #20 | Bella Donne

#40jours #21 | Ville in vivo

« Fermez les yeux, ouvrez la fenêtre, ouvrez les yeux ; si la lumière ne vous convient pas, refermez les yeux, refermez la fenêtre, essayez une autre fenêtre ».Arthur Köpcke, Fluxus International & Co Jeter systématiquement les noyaux d’abricots qu’on mange dans son jardin, en visant toujours le même endroit, en attendant qu’un arbre pousse à cette place.Sur le rayonnage Continuer la lecture#40jours #21 | Ville in vivo

#40jours #20 | échapperait au temps

donnait un fleuve, des voies ferrées, donnait le départ, donnait le jour à la nuit, prenait le temps, ouvrait des brèches, des parcs, des buttes, des salles obscures, des repères, des marches, travaillait les ombres, abritait des amoureux sous portes cochères, donnait l’insaisissable, donnait l’ivresse des pavés, renouait l’âme, donnait raison, effaçait les traces, donnait des mots inutiles des corps Continuer la lecture#40jours #20 | échapperait au temps

#40jours #19 | No man’s land

La salle d’attente d’un nouveau centre médical privé où tu avais rendez-vous aujourd’hui, après les formalités tu te retrouves assise dans les beaux canapés en velours bleu glacier, ça tombe bien il fait une chaleur insupportable, contrairement à tes habitudes tu n’as pas emporté de livre et ta batterie est presque plate, donc tu essaies d’éprouver l’attente, on ne pouvait Continuer la lecture#40jours #19 | No man’s land

#40jours #18 | Retour chez elle

Le temps est venu de rentrer chez elle. Les deux fois où elle a voulu le faire, elle n’était pas prête.  Deux fois en cinq jours, ça fait beaucoup. Peut-être serait elle encore restée si elle n’avait dû impérativement reprendre le boulot. Peut-être aurait-elle pu rester une dernière nuit à l’hôtel et de là aller à son bureau puisqu’elle travaille Continuer la lecture#40jours #18 | Retour chez elle

#40jours #20 | L’instant de la rencontre

On voudrait lui donner un seul nom. Donne tout ce que tu as. Lentement mais sûrement. Ça fourmille dehors. Ça se remplit, ça se remplit. On reste toujours suspendu. Sentiment cruel d’avoir perdu son temps. Comprendre le jour qui vient et qui va, marcher. Son ombre paisible. La lumière s’engouffre à travers les vitres. Qui voudrait avoir tout vécu ? Continuer la lecture#40jours #20 | L’instant de la rencontre