Traces

Une pierre — Un palimpseste de murs dans la lumière oblique

Hier

Pierre à l’aube — Le chant d’un coq

Une forme arrondie, hérissée de pointes, que tu crois morte. Qui se meut. Tombe d’une marche. Foule l’herbe à petites pattes.

La mort d’une bête — La trace de son silence

Un trou minuscule où se glissent des mots  pliés et repliés

Un scrupule de sable sur une lame de verre

L’éternuement  d’un homme qui meurt

Des voyageurs qui enlèvent leurs masques

Un masque avec  l’empreinte de ses lèvres

Le vent — Le vent qui traverse la pierre — Le vent quand tu descends vers l’épave — Le Meltem te dit-elle

Le souvenir du vent dans l’inconnue de ton visage — ta jouissance — tes mains qui ont pris la couleur du pain

La tache blanche de son  visage flou

Des fleurs ébouriffées 

Le collier ouvert d’une tourterelle

La couleur de la cendre

A propos de Nathalie Holt

Rêve de peinture. Pose et dessine à la Grande Chaumière. Entre aux beaux arts avec un dossier fait la nuit. Rôde à la Sorbonne : trois ans de philosophie. 1981 premier décor de théâtre. Se prend au jeu. S'appuie sur la mémoire des studios et plateaux de l'enfance. Vue rétrospective et oblique. Enfant de la balle. Apprend son métier sur le tas. Ne peint plus que des maquettes ou des murs plus hauts qu'elle. 30 ans de théâtre. Se promène avec un appareil photo, argentique puis numérique, tout en manuel, sans technique.

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