A propos de Emmanuelle Cordoliani

Joue, écrit, enseigne, met en scène et raconte des histoires. Elle a été décorée par Beaumarchais ( c'est un raccourci mais pas une usurpation ) et elle travaille avec la même équipe artistique depuis des lustres ( le Café Europa ) ce qui fait sa fierté et sa joie. Voir et explorer son site emmanuellecordoliani.com

#L10 | Revox de Monsieur*

Ils voulaient des anecdotes. Dick Duroy, quel bras d’honneur à mon père ! Du voyage, il n’y avait rien à écrire, c’était morne et plat, des variations de températures infinitésimales réclamaient des pages et des pages pour se laisser percevoir, et c’étaient alors des tableaux de sable beige sur beige où s’abîmer, des compagnies si solitaires que les visages s’y défaisaient, Continuer la lecture#L10 | Revox de Monsieur*

la fabrique | Écrire l’été VI

Lundi Aujourd’hui, je veux que le livre soit rond, qu’il puisse boucler sur lui-même, partir et revenir aux archives du Sérail. Je me creuse un peu la tête, cherchant quel objet il faudrait créer pour que cela soit lisible. C’est déjà en place, avec le lent retour à Vienne. Je fouille mes fontes pendant une partie de la matinée. Des Continuer la lecturela fabrique | Écrire l’été VI

la fabrique | écrire l’été, V

LUNDI Publication d’Écrire l’été IV et problématiques afférentes. Je me débrouille comme un manche avec Ulysses (le logiciel pas le personnage) : je n’arrive toujours pas à poster directement sur wordpress sans perdre mes hyperliens. C’est donc long, dans un moment où le temps redevient une question qui démange. Mais je tiens à cette pratique du journal (on l’aura compris) et en Continuer la lecturela fabrique | écrire l’été, V

hors-série #2 | l’îlot du bureau

Dans le meuble à volet roulant, les carnets sont entreposés. On peut les partager en trois catégories : les journaux, les écrits de travail et les vierges. Le volet n’est jamais fermé : nous nous regardons de biais chaque fois que je m’assieds au bureau. En le laissant ouvert en permanence, j’entrave sa destination première : préserver son contenu de la poussière, de Continuer la lecturehors-série #2 | l’îlot du bureau

la fabrique | Écrire l’été IV

Dimanche Le plus long dans l’écriture c’est de s’autoriser à écrire ce qu’on veut absolument écrire. Je négocie comme au marché des Vacillantes chaque changement de destination d’un texte. Or, à part moi, qui pourrait s’offusquer que ce ne soit plus Selim, mais Osmin qui vive ou dise ou rêve ceci ou cela ? Lundi Matinée d’écran pour la mise en Continuer la lecturela fabrique | Écrire l’été IV

#L9 | Féérie perpétuelle 2

29/08 [MAL]Tu as tous les droits, sauf celui de te faire mal, dit-elle à l’enfant qui semble immédiatement comprendre l’ampleur de cette responsabilité.  **« C’est mal » s’écrit souvent : « c’est très vilain », en rose sucre, avec un petit sourire. Mais parfois, trop souvent, en lettres de honte sur mon visage durci par le scandale. *** Les mots vidés de leur contenu, la parole sans Continuer la lecture#L9 | Féérie perpétuelle 2

#L9 | Féérie perpétuelle 1

21/08 [BONJOUR] En randonnée, on se salue à nouveau. Comme si, compte tenu de la faible densité de population humaine face à l’intense présence de la flore (la faune des lapins se fait discrète et point de grosses bêtes sur la Voie Verte des Gueules Noires), ça valait la peine de se rappeler à une certaine fraternité, qui passe par la politesse Continuer la lecture#L9 | Féérie perpétuelle 1

#L9 | Écrire l’été III

UN OBJET QU’ON A DÉMONTÉ ET EN LE REMONTANT IL RESTE DES PIÈCES.
UN OBJET QU’ON A DÉMONTÉ ET EN LE REMONTANT IL MANQUE DES PIÈCES.
UN OBJET QU’ON A DÉMONTÉ ET EN LE REMONTANT DE NOUVELLES PIÈCES S’Y PROPOSENT.
VOILÀ CE QU’EST LE LIVRE.
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#L8 bis | De l’eau tu as toujours été aimé

L’eau se fait annoncer par une cour de grands nuages qui retournent leurs capes en un geste unanime, comme pour faire un tapis à ses pieds nus et tu vois cela, et tu n’en es pas surpris tu en vois le début, le milieu et la fin et tu n’es surpris d’aucuns. Comme ils s’étaient pressés à sa demande, les Continuer la lecture#L8 bis | De l’eau tu as toujours été aimé

#L8 | Le plus grand métèque de Vienne

Codicille : prolongement issu de L7 (ses langues caméléonnes). J’en jette ici une étape de travail. Il établit la règle du jeu du Sérail, établissement créé et dirigé par un des deux personnages qui sont arrivés quelque part en juin dernier. Il s’appuie sur la note d’intention de L’Enlèvement au Sérail, monté en 2018/19 et autour de quoi j’écris. De Continuer la lecture#L8 | Le plus grand métèque de Vienne