A propos de Jacques de Turenne

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#carnets #prologue | Diagonale du carnet

Celui-ci. Posé à plat sur la rangée de bouquins dans la bibliothèque. Au hasard. (Parfois Il se déplace  – quelle magie – quelle anarchie – quelle impulsion  – quelle nécessité ?) Aujourd’hui sa nomination. Élu pour figurer en prologue à côté de tous les autres racontés pour dire comment se fait carnet ! – griffonnés gribouillés jaunis remplis ou moitié vierges avortés Continuer la lecture#carnets #prologue | Diagonale du carnet

#photofictions #09 | Aubin

… une vraie idée à la con… Par là-bas, juste derrière. Tu verrais bien mieux depuis la madone en face – tu grimpes le chemin du calvaire – : le mur blanc. Immense. Pour tenir le remblai. Mais de là-haut tu distingues pas sa lèpre de pierres à moitié dégringolées, ni les barrières métalliques pour pas s’approcher, vu que ça Continuer la lecture#photofictions #09 | Aubin

#photofictions #07 | le grand jamais

J’imagine que c’est l’oncle, un des R, René ou Raymond ou peut-être mon père, il est bien terminé le temps de demander, entre ceux qui sont partis dans l’euphémisme définitif et les béances extensibles de la mémoire de nous les autres. En tout cas c’est devant la maison au bord de la piètre route. En montant un peu, le virage, Continuer la lecture#photofictions #07 | le grand jamais

#photofictions #06 | 5 rectangles

/ rectangle1 mais de guingois dedans bancal tout incliné vers l’en bas à gauche comme le monde croulerait sous le monde – s’effrite sur lui-même ou quand tu te casses la gueule la perspective plombante des autres dessus les fenêtres en bascule un moment dans la chute le tourné boulé honteux quelqu’un vient : pas de mal monsieur ? vous Continuer la lecture#photofictions #06 | 5 rectangles

#photofictions #04 | j’ai.

j’ai mort. j’ai peints sur le visage les trous vides. j’ai les deux ronds noirs inutiles. j’ai, dessiné sur la photographie, les yeux ternes du poisson noyé d’air. j’ai morte. j’ai les mains croisées reposent sur la couverture. elle couvre mes jambes. j’ai le collier à deux rangs de perles blanches. j’ai la longue tresse de cheveux et le visage Continuer la lecture#photofictions #04 | j’ai.

#photofictions #03 | le jardin du Luxembourg

Elle dort, à demi-allongée, jambes repliées (ces fœtus étranges, semi-lunaires, des clichés d’échographies) – sous le noir du pantalon et le luisant de la peau des flocons cotonneux et réguliers capitonnent le bleu clair des chaussettes aux bonhommes de neige. c’est au Luxembourg – pas le pays, mais dans la ville – le jardin – ou ce qu’il en reste Continuer la lecture#photofictions #03 | le jardin du Luxembourg

Photofictions #2 : en vue d’oeil

1. auto-instructions : (10 mémos aléatoires) • ce dont je dois me rappeler – ce qui doit me guider – ce qu’il me faut pas après pas accueillir et conquérir : la fabrique du voir comme du donner à voir (avant même toute considération d’ordre technique). elle s’avance souvent stupide incongrue inutile impossible banale futile vertigineuse. il faut y revenir Continuer la lecturePhotofictions #2 : en vue d’oeil

#photofictions #01 | Studio 54

elle est sur un mur de la ville. (sur comme on dirait à propos – c’est donc une photo prise à propos d’un mur de la ville. mais c’est aussi une photo sur un mur – comme cet été à la Gacilly. le village entier peuplé de photographies, sur les façades, les murs, aussi sillonner des chemins entre d’immenses panneaux. Continuer la lecture#photofictions #01 | Studio 54

autobiographies #06 | by night

constatant que le jour s’amenuise, au gris uni du ciel par exemple, mélangé à celui de la route, une départementale sans doute, parce qu’étroite, tandis que presque sous les pieds court le trait du fossé collé à sa bosse d’herbe, (peut-être aussi une sorte de butte fait gros dos noir en sortie de village – le nom est oublié, c’est Continuer la lectureautobiographies #06 | by night

#L13. 3 fois sur le métier…

Codicille : c’est une reprise de la 1, elle-même un rapprochement de trois rubriques de la #L7, qui elle-même se voulait travail réflexif et prospectif sur les écrits en cours… C’est un peu comme la boucle d’oreille de la vache qui rit… De plus je ne sais absolument pas comment ça pourrait s’intégrer au pdf quelque peu à l’abandon d’ailleurs tant Continuer la lecture#L13. 3 fois sur le métier…