A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#40jours #02 | ici

La nuit pointe, la lune presque ronde, les étoiles prêtent, l’heure des aurevoirs solitudes. Ici rituel coucher, deux petites têtes blondes s’apprête au sommeil, elles se blottissent, les livres s’étalent autour, les voix chantent berceuse, les doigts câlins préparent le souffle doux., la lumière tamisée, le chat au pied, la chambre rangée pour accueillir. Derniers échanges de baisers, il faut Continuer la lecture#40jours #02 | ici

#40jours #01 | L’œil malade

Une tâche dans un œil, vascularisé, un œil vert dans un visage crispé, un voile entre, la tâche n’appartient pas au corps, elle s’est invitée, de force, avec elle le corps tendu à peur, parce que la mort rôde, un corps sur un lit pénombre allongé, l’œil à mal de lumière, le corps recroqueville et s’enfonce dans la couette, la Continuer la lecture#40jours #01 | L’œil malade

#40jours #prologue | sous

l’eau plate l’odeur stagnantede la vase parfois des sautssous l’eau grouillej’entends les oiseaux dans les broussailles -des rousserolles turdoïdes- à l’ouïe humaine conversation inaudibleclapotisvirées libellulesje pense à Evinrude -les références de l’enfance plein espace-un silure de deux mètres a été pêché dans le lac : on imagine pas la taille lorsqu’on s’ enfonce sousplus loin une plaque en béton qui Continuer la lecture#40jours #prologue | sous

vers un écrire/film #05 | une longue hésitation

Une longue hésitation, par le haut par le bas tu soupires, ne sait pas.Tellement d’âpretés secouent ton monde. Tu ne veux plus mais tu ne sais pas. Le soleil chasse ses ritournelles qui tapissent ton sommeil en noir. Noir noir noir comme ce trou qui s’agrandit et te dit fuit fuit fuit. Tu ne le fais pas car tu ne Continuer la lecturevers un écrire/film #05 | une longue hésitation

hors-série #impératif | je t’invoque

Broie Broiedes miettes sur un sol maigre de vieSecoue Secoueton corps glisse puis se cache pour ne pas recevoir les éclatsDisperse-toi et Coursles écailles de peau disséminées ne te sauveront pas de l’engloutissementleurs mots t’attaquentelles ont des ongles couteaux qui piquent jusqu’à épuisementFuis Fuis Fuisrien derrière rien devantconcentre-toi sur le souffle rauque qui tambourineil décisionne et orientetu es là je Continuer la lecturehors-série #impératif | je t’invoque

autobiographies #13 | je narratrice

Je flottement. Un âge en suspension qui ne sait que l’instable. Je te cherche tu me trouve. Deux faces, un visage, des corps. Ils disent oui, se découvrent menteur. Comment trouver solution à l’ambivalente ? Je fuis reproduction. Je me suis. Une ombre lacunaire. Un souvenir éteint près à suffoquer. L’éruption d’un désir que je ne sais maîtriser. Ils choisissent Continuer la lectureautobiographies #13 | je narratrice

autobiographies #12 | Une vie empaquetée

Il n’y a plus rien. Ce qui s’est empilé pendant 50 ans n’est plus. Distribué, gardé, jeté. Une vie empaquetée. Un corps en vie déplacé. Une maison relais ou l’on amasse les presque morts dont on ne sait pas quoi faire.Je n’ai pas participé à l’expulsion. La douleur n’existe pas si on n’y est pas. Il paraît. Tenir à distance Continuer la lectureautobiographies #12 | Une vie empaquetée

autobiographies #07 | derrière

Prologue Tu ne sais pas ce qui se trouve derrièreTu t’attachestu as besointrouver le pointqui ancrearrime les chairsla solidité d’un nœud lâche sur tes paupières Impalpabletu respires la lumièreTu te figures qu’ il existeUn coin ou ranger les stigmatesReconstruire pour figurer plus lointon souvenirParcellaireS’agit-il d’un surgissementDans le rangAu creux du ventre germe le désir de connaitreComprendre Un double seuil à Continuer la lectureautobiographies #07 | derrière

autobiographies #11 | La djellaba

Autour d’elleDes murs aux papiers peints marrons fleuris, beige sale. Des photos s’entassent. Tous les âges avec sourires. Il parait que l’on peut rire ; même. Un canapé dans le coin derrière le tout premier Apple, les genoux et les gitanes maïs qui étouffent. Le dessus de canapé est orange, texture chenillée, rugueux. Ni l’esthétique ni le confort. Un poste Continuer la lectureautobiographies #11 | La djellaba

autobiographies #06 | 546 d’indifférence

Un avant, un après ; tu tombes de sommeil, enroulé autour, un sac, ton manteau, tes chaussures coincées, bordées ; sur, sous, autour ; puis l’impossibilité de tordre la lumière ; longtemps la résistance ; dormir appel la légèreté ; une nuit, tu succombes ; sur les bancs publics la nuit on meurt ; le froid saisit, remplit les recoins Continuer la lectureautobiographies #06 | 546 d’indifférence