# BOOST 02 | # HISTOIRE #04 | 14 pourquoi en file indienne

1) Pourquoi y a-t-il toujours une peur tapie quelque part ? Une pensée furtive qui se libère parfois comme l’idée du monstre dans le placard de l’enfant. La crainte de lâcher prise, car la chute serait alors inévitable. 2) Pourquoi aller à cet évènement dont il sait qu’aucun des présents ne partage ses idées ? Pour quelles raisons se rendre en terre Continuer la lecture# BOOST 02 | # HISTOIRE #04 | 14 pourquoi en file indienne

#mardis #03-1 | Histoires d’escaliers

Brouhaha et pas précipités. La voix de la maîtresse invite à faire attention. Les marches de béton carrelées. Les murs gris clair, les fenêtres, une par palier. On entend la lourde porte du rez-de-chaussée claquer entre les groupes d’enfants. Un lourd battement souffle à chaque va-et-vient. Les petites mains agrippent la rampe de métal peinte en gris plus sombre que Continuer la lecture#mardis #03-1 | Histoires d’escaliers

#rectoverso #PS | Fissures

Un claquement sec. Le psychiatre a refermé mon dossier. « Vous devriez sortir davantage ». Il retire ses lunettes. « Marcher. Observer. Vous reconnecter au monde. » Je hoche la tête sans conviction.Dehors, la lumière est crue. Devant la porte du Centre Médico Psychologique, quelque chose cède en moi. Bruit sec, encore. Mes jambes se mettent en mouvement d’elles-mêmes. Je marche sans savoir où. Continuer la lecture#rectoverso #PS | Fissures

#rectoverso #11 | Sei Shonagon

Recto Une bougie La bougie étincelle sur le gâteau La bougie étincelle sur le gâteau sans s’éteindre La bougie étincelle sur le gâteau sans s’éteindre sous le souffle de l’enfant La bougie étincelle sur le gâteau sans s’éteindre sous le souffle de l’enfant. Un air de surprise sur les visages. La bougie rallume sans cesse. La farce est rapidement découverte, Continuer la lecture#rectoverso #11 | Sei Shonagon

#rectoverso #10 | Paysage urbain, l’œil regarde

Paris 15. La devanture de la boutique de fleurs, la calligraphie du nom de la boutique comme si écrit à la main. Dans un coin de la vitrine des roses éternelles figées par traitement et coloré en rouge carmin, une fleur de cinéma dans une bulle de verre. À sa gauche, la pharmacie à l’angle des deux rues. La croix Continuer la lecture#rectoverso #10 | Paysage urbain, l’œil regarde

#rectoverso #09 | Gertrude Stein, Triades

JoséphineLa nuit, la chambre à coucher est son sanctuaire. L’obscurité dessine des silhouettes familières : l’armoire ancienne qui projette son ombre protectrice, la commode héritée de sa grand-mère dont les contours se fondent dans la pénombre. Au-dehors, les derniers bruits de la rue s’estompent peu à peu, laissant place à cette quiétude qu’elle affectionne. Ici, à ce moment de la nuit, Continuer la lecture#rectoverso #09 | Gertrude Stein, Triades

#rectoverso #08 | Michel et Joséphine parmi les fleurs

recto, Michel La radio souvent allumée dans l’arrière-boutique signale un bombardement ayant fait 75 morts, loin, très loin. Qui ? Pourquoi ? Pas dit. Nombre de blessés pas précisé. Suit un reportage de 10 minutes sur l’ancestrale fabrication de la guimauve par un maître-confiseur. Michel hausse les sourcils. Il se sent démuni, petit et faible dans son magasin de fleurs de la rue Pétel. Continuer la lecture#rectoverso #08 | Michel et Joséphine parmi les fleurs

#rectoverso #07 | Le fait est que l’intime est difficile à dire

rectoLe fait qu’ils ne lui ont rien donné contre la douleur, ils l’ont laissée seule dans une pièce sans la soulager, sans lui expliquer ce qu’il se passait. On lui lançait des regards insultants. Sur un ton indifférent, une infirmière lui a demandé trois prénoms au cas où se serait une fille et trois autres au cas où se serait Continuer la lecture#rectoverso #07 | Le fait est que l’intime est difficile à dire

#rectoverso #05 | Rien n’a vraiment changé

Je cours au-devant de ma mère. Mes sœurs sont un peu en arrière. Toujours complices toutes les deux. Moi la cadette, moi la spontanée, je les agace. Ma joie les agace. L’école a deux portes bleues, l’une au-dessus de laquelle on peut lire « filles » et l’autre où l’on peut lire « garçons ». L’école élémentaire Saint-Lambert, lieu de rires, lieu de jeu Continuer la lecture#rectoverso #05 | Rien n’a vraiment changé