A propos de Mateo London

J'aime lire, marcher, me promener à vélo. J'aime raconter des histoires. J'aime les contes orientaux. J'aime la philosophie. J'aime un peu la poésie sonore. J'aime travailler. J'aime apprendre. Il y a aussi plein de choses que je n'aime pas. http://mateolondon.wixsite.com/mateolondon

mémoire d’un visage

Ne suis pas, n’ai jamais été physionomiste. Le visage de Julien se perd dans le souvenir de sa présence, de la tonalité de son corps comme un escargot. Son gros pull en laine aux cotes lâches laissaient passer le vent et touchaient ses tee-shirts délavés, et en-dessous son torse maigre, ses côtes lisses qui appelaient l’océan, ses côtes comme des Continuer la lecturemémoire d’un visage

Fatigué pas couché ou “la campagne du Je”

Je voudrais tellement que cette rue fût belle. Que ce pont charmât. Que l’eau coulât et que des libellules, des oies, des martins-pêcheurs. Certes il arrivait qu’au niveau de l’écluse il y ait comme un souvenir. Le bruit alors si doux. Je suis repassé en poussette. Il se présente aux élections. Dit je. (Lustrerai. Augmenterai. Ressusciterai…) – Le pire c’est Continuer la lectureFatigué pas couché ou “la campagne du Je”

“Tenir le ténu” : vers une herméneutique de la contribution en ligne (LONDON, 2019)

Dans un article de 2013 de la Revue de la langue poussée (« Tâtonnements de Mateo London et Ateliers Tiers Livre », p. 23-46, repris dans BAUDOU, 2014), le jeu de miroir et de superposition des plans d’immanence (réminiscence / anticipation, angoisse / espoir, appels / main dans les cheveux), jeu dont les textes numéros 5 et 10 du tapuscrit original Continuer la lecture“Tenir le ténu” : vers une herméneutique de la contribution en ligne (LONDON, 2019)

Un seul 27 septembre

Je n’étais pas là à sa naissance et du coup j’ai un doute. Mais je crois que le 27 septembre est le jour anniversaire de ma mère. En revanche je sais que je ne me souviens pas lui avoir jamais offert un cadeau original pour son anniversaire. Maman est balance et une preuve sur pattes que l’astrologie n’est pas de Continuer la lectureUn seul 27 septembre

Récits revu

Maman m’a raconté que je suis né avec difficulté dans ses cris. Les sages-femmes encourageaient le travail et étaient habillées de blouses blanches mais (raconte maman et c’est le côté dépaysant de l’affaire) il y avait aussi dans l’allée des chanteuses qui donnaient du cœur à l’ouvrage avec des boubous bariolés et des bracelets cliquetants, et des boucles d’oreilles en Continuer la lectureRécits revu

devant et devant encore nouvelle mouture

DEVANT devant il y a un enfant qui avance avec peine devant il y a un enfant qui peine devant il y a un enfant en haillon devant porte un tee-shirt rouge devant un tee-shirt troué devant l’enfant des traces de gale devant il en a sur les jambes devant l’enfant pieds nus avance devant il marche dans le sable Continuer la lecturedevant et devant encore nouvelle mouture

Récits

Ma mère m’a raconté que je suis né avec difficulté dans ses cris. Les sages-femmes encourageaient et étaient habillées de blouses blanches mais, raconte ma mère et c’est le côté dépaysant de l’affaire, il y avait aussi dans l’allée des chanteuses qui donnaient du cœur à l’ouvrage avec des boubous bariolés et des bracelets cliquetants, et des boucles d’oreilles en Continuer la lectureRécits

dis

c’est l’heure du coucher _________ ma fille ____________sous ses couvertures __________moi je sais ___________le monde est laid _________ me demande papa _________dis _________papa _________ c’est bien vrai _________ici il n’y aura jamais la guerre _________dis _________ papa _________ dis _________ non _________ bien sûr que non _________ c’est vrai _________ il n’y aura jamais la guerre ici _________ dis papa Continuer la lecturedis