#40jours #18 | là tout près

Les odeurs de foin coupé, les couleurs chaleureuses de l’été, l’air de l’océan, les virages en lacets, les villages aux toits rouges, les rangs de vignes quadrillés sur les coteaux, les vagues des champs de blé, le bruit des tracteurs, les kilomètres défilent, le vent siffle, la broderie au coin de la cheminée, les roses trémières, la grosse porte à Continuer la lecture#40jours #18 | là tout près

#40jours #18 | Le grain de sable

Je reviens à la maison. À la sortie du village de Tournon Saint-Martin, dans l’Indre. Après avoir fait les courses avec ma grand-mère maternelle, Denise, c’est le rituel de la matinée chaque été pendant les vacances de mon enfance. Ma sœur nous accompagne. Est-ce qu’on se tient la main, je ne m’en souviens plus. Je ne crois pas me souvenir Continuer la lecture#40jours #18 | Le grain de sable

#40 jours #18 | dans le dur

vingt-huit juin ça a peut-être toujours été la frontière et toujours l’idée qu’il s’agissait d’un retour qui a permis de ne pas en faire des caisses ou des tonnes sur le moment, c’est bien possible en tout cas je ne me souviens de rien : il a bien fallu pourtant qu’on l’emprunte cette route qui va du théâtre romain à l’aéroport, Continuer la lecture#40 jours #18 | dans le dur

#40 jours #18 | telle que dans l’enfance

Comment c’est rentrer chez soi quand il s’agit de traverser la mer ? Combien de fois ce voyage, en ferry ou en avion ? Comment rentrer chez soi quand maintenant c’est trop tard ? Tu approches l’île, en avion souvent l’arrivée se fait par l’ouest, déroutante, la succession des golfes vers le sud dont tu ne maîtrises pas la géographie. Déjà les sommets Continuer la lecture#40 jours #18 | telle que dans l’enfance

#40jours #18 | Et à chaque fois c’est la même chose.

Heureux qui a vu le jour se lever sur la rue Jobbé Duval, cette petite rue qui relie la rue des Morillons à la rue Dombasle dans le 15ème arrondissement de Paris. Combien de fois y suis-je retourné au cours de ma vie ? disons 5 ou 6 fois au plus, avec toujours la même perplexité. C’est à dire que Continuer la lecture#40jours #18 | Et à chaque fois c’est la même chose.

#40jours #18 | Rentrer chez soi, vraiment ?

Un rythme fiévreux, endiablé.  Deux mecs aux percussions, batterie, caisse claire, bongo.  Mais surtout, le dieu Shabaka au saxophone, de tous les instants, sortant des sons inouïs de son instrument, étranges, inhumains.  Comme si le sax réunissait à lui seul une pléthore d’harmonies sonores possibles.  Et pour accompagner le tout, comme un tapis de velours, un imposant tuba, vrombissant, servant Continuer la lecture#40jours #18 | Rentrer chez soi, vraiment ?

#40 Jours #18 | Retrouver les chemins autour de la maison

Heureuse de quitter la ville pour retrouver la maison d’enfance ( l’une d’elles) – Des indices à prendre en compte – un périple en fait, il part à reculons du Fort de Vaise jusqu’à d’autres points d’amarrage précis, pour reconstruire une ou plusieurs histoires. Une seule maison ne suffit pas, un seul trajet non plus. Il suffit de prendre une Continuer la lecture#40 Jours #18 | Retrouver les chemins autour de la maison

#40 jours #18 | Bords de ma ville

Illustration : photo d’une œuvre d’Ambroise Tièche :  » Zone Pavillonnaire », 7 enveloppes rectangulaires blanches avec fenêtres, rabats ouverts – on dirait 7 petites maisons identiques -, plexiglas, cadre alu. Un peu après l’arrêt du tram, un petit bout de ruisseau. Il disparaît sous ma ville, dans le sombre d’un collecteur grillagé. En passant, en mesurer le niveau à l’œil. Continuer la lecture#40 jours #18 | Bords de ma ville

#40 jours #18 | le chemin du passé

Le chemin de retour est chargé de souvenirs. Parfois ce sont des propos anodins qui s’incrustent comme une rengaine agaçante dans la mémoire « Tiens, regarde, les jours rallongent », avait-on dit, en observant la lumière de janvier s’attardant sur les branches des arbres du bord de la route. On se souvient de l’intonation joyeuse avec laquelle elle avait été prononcée et Continuer la lecture#40 jours #18 | le chemin du passé