#40jours #09 | Sac à main, Trilby et tags

Elle est dans le tram, elle aperçoit un couple, du moins pour elle ç’en est un. Ils s’apprêtent à descendre et se dirigent vers les portes. L’homme a le sac à main de sa copine au bras. Elle se dit qu’aujourd’hui les mecs s’en foutent de ça, de porter le sac de leur copine ou de leur femme, ils ne Continuer la lecture#40jours #09 | Sac à main, Trilby et tags

#40Jours #11 |Perte anagramme de Prête ?

« Il m’était apparu que tous les êtres humains se divisaient entre ceux qui voulaient avancer et ceux qui voulaient retourner en arrière. Ou pourrait-on dire, ceux qui voudraient continuer à avancer et ceux qui voudraient être arrêtés dans leur parcours comme par l’épée flamboyante. » Louise glÜck, nuit de foi et de vertu Mathilde a quitté la ville, elle ne sait Continuer la lecture#40Jours #11 |Perte anagramme de Prête ?

#40jours #08 | Ligne du tram 92

La ligne 92 traverse la Région de Bruxelles-Capitale, ou plus simplement Bruxelles, du Sud au Nord. Je ne dis pas Nord au Sud, car il se fait que j’habite le Sud (à la périphérie) et donc je la parcours d’abord du Sud vers le Nord. Le premier arrêt dont je parle est l’arrêt Louise, en direction du centre-ville; le second Continuer la lecture#40jours #08 | Ligne du tram 92

#40jours #11 | Perdu éperdu

C’est un moment de basculement, de renversement inattendu, tu as l’impression qu’il s’éternise alors qu’il ne ne devrait durer qu’un instant, un instant suspendu où tu te retrouves perdu, dans la ville, dans ce jardin que tu traverses où tout semble soudain si différent du paysage que tu connais, que tu as l’habitude de parcourir, les allées qui traversent le Continuer la lecture#40jours #11 | Perdu éperdu

# 40 jours – # 10 peu de souvenir | souvenirs d’avoir mangé là

On peut se demander d’où vient que la ville – humaine par fondement, extraordinaire par nature, n’ait nulle entrée au domaine des contes, ne connaisse de légendes premières, alors que la forêt s’y complaît, y puise sa source, ses floritudes imaginales. Est-ce dû à son statut d’étrangère, que la forêt soit en nous seul guide de légende. La ville ne Continuer la lecture# 40 jours – # 10 peu de souvenir | souvenirs d’avoir mangé là

# 40 jours – # 09 – portraits arrachés | faire et ne plus faire

Le hall de l’aéroport CDG s’étend en arrière avec les mêmes algues épaisses du couloir de la gare de Lyon, les quais plus enfoncés derrière le hall principal de Gare de Lyon, à gauche du grand hall. Tout le monde attend parmi les sièges, debout attachés à leurs valisettes, ils tirent en aigrette une poignée suspendue, debout avec les quatre Continuer la lecture# 40 jours – # 09 – portraits arrachés | faire et ne plus faire

#40 jours #10 | Souvenir

Je ne me souviens pas ou si peu du marché d’Alep. Je ne me souviens pas plus d’une bonne partie de Sarajevo. J’ai totalement oublié le vieux Dunkerque. Je n’arrive pas à me remémorer la bibliothèque d’Alexandrie. Je ne me rappelle pas les jardins suspendus, une bonne partie du Havre et Boutcha. Je suis totalement amnésique de Marioupol.  Parce que Continuer la lecture#40 jours #10 | Souvenir

#40jours #09 | iels

Elle, dans sa salopette écrue, son tee-shirt noir, ses bottines panthères, son chignon haut « vite fait » et sur l’avant bras un large cabas en osier avec des poignées en cuir marron. Elle parle avec deux copines tout en faisant des grands gestes, dans différentes directions. Elle explique à l’une où se trouve le marchand de légumes, à l’autre la parfumerie. Continuer la lecture#40jours #09 | iels

#40jours #11 | j’ai tout perdu

Tout est de la faute de la distraction. J’étais assis dans ce café, il allait bientôt fermer et je n’avais pas envie de rentrer trop vite chez moi. Alors je l’ai regardé. Machinalement je l’ai regardé. Et le gars bien sûr l’a vu, il a bien vu qu’il allait pouvoir en profiter, il s’est imaginé peut-être même toute la vulnérabilité, Continuer la lecture#40jours #11 | j’ai tout perdu

#40jours #10 | comme des mots expulsés du dedans

Tu me dis de fermer les yeux de creuser avec de descendre de reconnaître de suivre les traces mais j’ai si peu, si peu de souvenir de ma ville. ——— Ma ville est là en moi comme un alignement de cartes postales vieillies elle est figée comme ces images de cartes postales cornées elle est silencieuse comme un livre de Continuer la lecture#40jours #10 | comme des mots expulsés du dedans