#40jours #double | dans la tête de Pablo Bustamente

L’homme d’affaire catalan n’était pas resté longtemps à Amsterdam. Alors que moi, je pataugeais. Massagué avait acheté un billet pour l’Eurostar du 28 menant à Londres, mais n’y était jamais monté. J’ai vérifié, son billet n’a pas été remboursé, il s’est littéralement volatilisé, le salaud! En même temps, des fois, je le comprends, avec cette harpie de femme! Moi-même, j’ai Continuer la lecture#40jours #double | dans la tête de Pablo Bustamente

#40 Jours # 40 | Capitale des Gaules

Qui ne peut faire avec le trop fasse avec le peu. Tout le monde peuvent pas être de Lyon. Il en faut ben d’un peu partout. Y a pas de pays au monde où on s’en voye autant que sur cette pauvre terre. Quelques dictons bien lyonnais CODICILLE Cette quarantième contribution n’a pas grand chose à voir avec les précédentes. Continuer la lecture#40 Jours # 40 | Capitale des Gaules

#40jours #35 | c’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar

Nous avons tiré une leçon de nos erreurs. Cela est assez rare pour être signalé. Les fondations indispensables pour qu’une cité devienne  éternelle ne sont pas faites de bois de pierre ni de métal. L’antique cité de Babel s’effondra de cette méprise. Les truelles, le ciment, les  pierres, les poutres, les parpaings et le bitume ne  permettent que d’ériger vers Continuer la lecture#40jours #35 | c’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar

#40jours #39 | le mot de la femme de dos

Cela se passait là, dans cette grange – tout se passe toujours dans cette grange –, il y avait lui, il y avait elle, et le dos de cette dame qui s’en allait. L’écho d’un mot aussi : l’Amérique. Cette grange sans les dessins, cette grange nue, de l’herbe, une fourche, la tête noire de Dahlia, cette grange avec elle et Continuer la lecture#40jours #39 | le mot de la femme de dos

#40jours #39 | elle de la terre

Je n’avais pas l’intention de reparler de cette grand-tante qui habitait une ferme basse situés dans le village de La Bourrelière avec puits, poulailler, appentis où j’avais eu si peur une fois pour m’y être faite enfermée avec mon frère un jour de visite. À découvrir la piste d’écriture du jour et à rôder autour de l’enfance, ce sont des Continuer la lecture#40jours #39 | elle de la terre

#40jours #28 | rien à se mettre

Danielle n’était pas une acheteuse compulsive, une shopping freak, une shop addict (comme on dit aujourd’hui, en français dans le texte). Elle s’en tenait à peu près à sa liste de course au Franprix (hormis les bouteilles de booze qui constituait une catégorie à part de produits de consommation et ne figurait jamais sur aucune liste), elle renonçait sans mal aux Continuer la lecture#40jours #28 | rien à se mettre

#40jours #37 | La pieuvre

Tu irais bien encore jeter un œil ici et là, comme ça. Aucune obligation, mais une envie. Revoir un endroit, faire revivre un souvenir pour le rendre plus présent, lui donner plus de force, le remonter d’un étage, répit supplémentaire avant l’oubli. Tu en as plusieurs des endroits comme ça en toi.  Le petit lac de Cornillon qui te dit Continuer la lecture#40jours #37 | La pieuvre

#40jours #39 | refrain

La comptine d’une ronde sans mémoire autre que son refrain. Ne retomber en rien et surtout pas en enfance. Un refrain, c’est tout. Une ville comme une autre. Des rues pareilles aux rues. Une école qui devait avoir un nom, à défaut maternelle. Un préau obligatoire. Le refrain, c’est tout. Le refrain et ce qui s’ensuivit l’unique fois où j’eus Continuer la lecture#40jours #39 | refrain

# 40 Jours # 39 | Une enfance de fille

On est en Espagne en 1936. La guerre civile est sur le point d’éclater, et ma mère est une mauvaise pauvre. Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule. Ma mère , le 18 Juillet 1936, ouvre sa gueule pour la première fois de sa vie. Elle a quinze ans. Elle habite un village coupé du monde où, Continuer la lecture# 40 Jours # 39 | Une enfance de fille

#40 jours #double | engloutie

On y est. Un peu en surplomb d’une surface reconnue. Retrouvée, sous le ciel changeant. Minérale et fluide. A peine soulevée par une risée. Miroitante. Grisée. Immense. Donnant envie d’appareiller. Mais c’est autre chose qu’elle va risquer Ayant tellement pratiqué la nage d’endurance depuis l’adolescence, elle pense aller plus loin, autrement : soit battre une sorte de record intérieur en allant jusqu’à Continuer la lecture#40 jours #double | engloutie