BOOST #11 #11bis #11ter | La gravure d’Albina

Pour le Saut, des gestes à suivre scrupuleusement. La prise d’élan, il en faut pour passer la crevasse, et le cri « Tous pour Trois », et puis… Avant le jour, avaler la dose prescrite de liquide fluo que Bloom appelle P’tit-dej en riant comme un baleineau affamé, un mélange dont il était seul à connaître les proportions. Les ressources sont en Continuer la lectureBOOST #11 #11bis #11ter | La gravure d’Albina

Boost 14/ Immobile

J’ai fait une drôle d’expérience. Lorsque l’horloge a marqué midi, je me suis installé au centre de la cuisine sur un tabouret noir affublé d’un coussin. Assis le dos bien droit sur celui-ci et encerclé par de l’air plein de vide, j’ai replié mes jambes en tailleur. Dans cette position là, rien ne bouge. Et les fesses calées sur le Continuer la lectureBoost 14/ Immobile

#boost #14 / Becket / Acouphènes  

Traduction simultanée. Un corps raconte. Immobile équilibre sur une jambe. La gauche. Oscille. Le pied. L’orteil oui le gros Hallux Valgus. Tordu penche. Le corps penche. Tient-il ? Toujours ? Encore ? Pour finir debout encore sur une jambe le poids du corps sur le pied gauche qui tremble fléchit inflexion du mollet. L’ombre du genou sur le carreau. Face à la fenêtre. Continuer la lecture#boost #14 / Becket / Acouphènes  

#Boost #14 | soir de juin

Soir de juin. Jour long. Ta fenêtre baille au nord. Coup d’œil. Là. Passant. Coup d’œil traversant. Oblique. Par ta fenêtre au nord cap aux verts. Coup d’œil obliquant sur jardin. Inventaire de propriétaire. Vue sur houx. Rosiers sans fleurs. Olivier. Pots divers. Herbes en friche. Chemins tondus. Trois avec Pâquerettes. Atelier maison crépi moche. Chaises. Table. Chiures de pies. Continuer la lecture#Boost #14 | soir de juin

# Mardi 03062025 | # Simon, Moments simultanés

Elle passe son bac. Elle s’inscrit à la Sorbonne, elle rêve de philosophie. Son cœur est gonflé de bonheur. Elle a cinquante ans, ce matin, le soleil illumine la devanture de boutique de fleurs. Elle porte une robe bleue au mariage de sa cadette. Elle a soixante-deux ans. Elle vit un amour dont elle sera toute sa vie nostalgique. Elle Continuer la lecture# Mardi 03062025 | # Simon, Moments simultanés

# mardi 10062025 | Simon, Sa mère cette inconnue

Elle pousse la porte du bureau, cette porte qu’elle n’a pas franchie depuis des années, depuis que sa mère elle-même avait cessé d’y pénétrer. L’air confiné lui pique le nez, l’odeur de poussière la fait renifler. Le temps suspendu s’accroche aux meubles abandonnés. Une pellicule grise recouvre tout, les livres alignés sur les étagères, leurs dos décolorés par les rayons Continuer la lecture# mardi 10062025 | Simon, Sa mère cette inconnue

# Boost 13. #Entre chien et loup.

Blancs sont les murs semblables aux chemins empruntés par les visiteurs pour se rendre dans ce lieu immaculé mais noirs ils deviennent à la chute du jour, d’un noir corbeau, sans le cri. Et du tréfonds du lit où tu es allongée, tu n’y vois goutte car tu n’es pas encore nyctalope. Alanguie ? En sommeil ? Son corps repose Continuer la lecture# Boost 13. #Entre chien et loup.

#Boost #13 |ὅπερ ἔδει δεῖξαι (hóper édei deîxai) ? *

Il n’y a rien à faire. Juste attendre. Attendre qu’il n’y ait plus rien à voir. Plus rien à regarder. Attendre qu’il n’y ait plus rien à entendre, plus rien à écouter. Attendre que plus rien ne se donne à voir, que plus rien ne se donne à entendre. Cela peut prendre quelques millionièmes de secondes, cela peut prendre des Continuer la lecture#Boost #13 |ὅπερ ἔδει δεῖξαι (hóper édei deîxai) ? *

# Boost # 13 | Une étude

La nuit est presque défaite et le corps mer étale. Ni dénouement, ni attente. Les battements du cœur semblent chercher une issue mais tout est clos. Être au repos est une apparence. Quelque part dans le labyrinthe un courant se concentre. Fore un passage. Dans la respiration-même, une force clandestine entre les parois : en gestation. Tantôt cri, tantôt chant, Continuer la lecture# Boost # 13 | Une étude

#boost #13 / Becket / me te se… je tu il… parle

Allongé. Encore. Le dos au drap ou le drap au dos peu importe, à quoi bon distinguer. Rien ne bouge sauf ce qui ne peut s’en empêcher. Les paupières parfois haut bas ça passe le temps. Ou l’illusion. Le noir le presque noir puis encore plus noir. Et puis pas. Un soupir sans souffle de dedans pas tout à fait Continuer la lecture#boost #13 / Becket / me te se… je tu il… parle