#anthologie #14 | Parlez pour ne rien dire

Mais arrête, on ne parle que de ça ! A vrai dire, je te dirais que ce n’est pas vrai. Calme-toi. Arrête de trembler comme ça. D’ailleurs , il n’y a aucune chance pour que ça arrive , on a beau attendre, ça n’arrivera pas. Alors pour toi, c’est la grande illusion ! He bien,  ne te fais pas d’illusion ! Ça nous pend Continuer la lecture#anthologie #14 | Parlez pour ne rien dire

#anthologie #09 | le jour des cartes

le jour où tu as décidé de partir, tu es allé acheter les cartes papier qu’il te faudrait, même si le papier, ça se discutait avec le digital, avec ton téléphone, le GPS, internet et tout le reste, d’ailleurs la route E15 était sur ton téléphone, tu avais fait une capture d’écran pour être sûr de garder la petite carte Continuer la lecture#anthologie #09 | le jour des cartes

#anthologie #13 | Le désir de roman

Je suis revenue d’Istanbul et je n’ai toujours pas atterri. Un atterrissage réussi aurait été de retrouver les lieux familiers et de m’y sentir accueillie, conforme, semblable à avant. Je ne suis plus comme avant. Impossible de me sentir comme avant. Quelque chose a changé. J’ai changé. J’ignore ce qui a changé en moi. Je suis déjà partie pourtant et Continuer la lecture#anthologie #13 | Le désir de roman

#anthologie #13 | un matin (en cours…)

Je sors de l’immeuble où j’habite depuis 2012, je suis dans la cour intérieure, pas besoin d’appuyer sur le bouton sur le poteau pour ouvrir la grille qui donne sur la rue puisque le mécanisme ne fonctionne plus depuis des mois. Les gonds sont défectueux, bousillés. Lorsqu’on ne la retient pas la porte claque à faire sursauter, à assourdir, à Continuer la lecture#anthologie #13 | un matin (en cours…)

#anthologie #13 | Mille sabords !

Les retardataires sont toujours essoufflés. Ils accourent, quelques secondes avant que le ventre béant du bateau ne se referme à grand renfort de mouvements de câbles et de poulies géantes, vers la rampe d’accès qui sert pour l’embarquement des passagers et aussi à entasser les voitures dans la cale. On monte au premier étage par un escalier extérieur, en métal Continuer la lecture#anthologie #13 | Mille sabords !

#anthologie #13 | un monde en 745 mots

En contrebas de la clède, le jardin potager et l’escalier qui y mène ; les brebis qui pâturent autour de leur abri me guettent et bêlent allègrement ; il y a là Uma et Vega, acquises pour entretenir l’espace sans autre bruit désiré que leurs chevrotements, une idée géniale qui n’empêchera pas l’achat d’un taille-haie et d’une tondeuse ; l’escalier Continuer la lecture#anthologie #13 | un monde en 745 mots

#anthologie #12  et #13 | passant par

Sortir de la petite gare par une porte cintrée ornée de briques rouges entre deux panneaux d’azulejos face aux tables et fauteuils verts d’un café, traverser, m’y attabler, sortir du sac la petite plaquette prise à côté du comptoir de l’hôtel ce matin, arriver à demander un chocolat, tenter de comprendre le plan succinct et réaliser qu’un peu plus loin, Continuer la lecture#anthologie #12  et #13 | passant par

#anthologie #14 | no pain no gain

« No pain no gain », tu crois que tu vas t’en sortir comme ça, à pleurnicher sur ton sort ? Ce qui ne te tue pas te rend plus fort bordel, crois en toi, c’est quand même pas compliqué! Tu crois que la vie c’est un long fleuve tranquille? Moi, j’en ai chié pour en arriver là et t’as vu où j’en Continuer la lecture#anthologie #14 | no pain no gain

#anthologie #13 | Studio Decanis (3983 signes)

Les fillettes qui entrent en collants rose, en justaucorps et en chignon tiré, ont une démarche en petits pas, presque sur la pointe des pieds. L’hiver elles ont enfilé un blouson par-dessus leur tenue de danse, l’été on aperçoit leur épaule nue où se suspend la lanière de leur sac de toile. Elles poussent la porte vitrée, montent l’escalier en Continuer la lecture#anthologie #13 | Studio Decanis (3983 signes)

#anthologie #13 | Brocante

13 J’ai mal aux pieds. Les rues sont envahies par les badauds. On se bouscule, parle fort, c’est dimanche ; la brocante bat son plein. Les familles exposent à terre ou sur des planches portées par des tréteaux, parfois sur une table “pas à vendre”. C’est le règne du plastique tiré – pour combien de temps – des placards, des Continuer la lecture#anthologie #13 | Brocante