#anthologie #19 | en noir et blanc

«toutes les images disparaîtront» le rire terrifiant de Grace Poole, la vision de l’enfer et l’enfant lisant en cachette Jane Eyre sous l’édredon de plumes, à la lueur d’une lampe de poche affiche annonçant le match de foot du dimanche sur la porte du café restaurant, Chez La Bruna, rue de rû, un couple endimanché pose devant la porte, la Continuer la lecture#anthologie #19 | en noir et blanc

#anthologie #25 | lot d’odeurs

Je ne sens rien. Ne rien sentir, se sentir ne rien sentir. Juste voir. L’odeur du pet qui fait rire les enfants. T’as pété ! Non j’ai pas pété. Si t’as pété. Ça pue, tu pues. Passer de ça pue à tu pues, à ils puent, à ils puent tous. Repousser les puants, celles et ceux qui ne sentent pas Continuer la lecture#anthologie #25 | lot d’odeurs

#anthologie #22 | Thomas Edison

La rue Thomas Edison, zone industrielle, Pessac, Gironde Récemment :   J’arrive en voiture depuis l’autoroute, je tourne à gauche au rond point de l’Euro, ainsi nommé à cause de la pièce géante de un euro posée au milieu pour signaler la présence d’une usine de fabrication de la monnaie européenne. J’emprunte la rue Gustave Eiffel avec l’intention de tourner Continuer la lecture#anthologie #22 | Thomas Edison

#anthologie #21 | Vies annotées

Tu es tout l’inconnu assemblé en un seul corps (1). Ce corps gracile. Ces bras immenses où jouent l’enfant qui te sourit (2). Cet enfant main sur la bouche où retentit ton cri. Un cri de mère planté à la racine des dents (3). Ce cri d’enfant qui dit maman n’est pas le tien. Pourtant il est le sang qui Continuer la lecture#anthologie #21 | Vies annotées

#anthologie #23 | Pause fictionnelle

Arrêt au feu rouge. Un taxi marche sur ses quatre roues, le verbe rouler a été supprimé du dictionnaire. On ne roule plus, on marche. Le taxi marche tranquillement suivi d’autres véhicules qui marchent eux aussi tranquillement. Les roues n’existent plus depuis que le verbe rouler a été supprimé. Plus de véhicules à roues. Plus de vélo, plus de motos, Continuer la lecture#anthologie #23 | Pause fictionnelle

#Anthologie #21 | In her footnotes

(J’annote le texte issu de la proposition #11) À l’interne, c’est quoi retourner, c’est comment, il faut emprunter quelles traverses Dans la forêt obscure,arrivée au milieu du chemin de ma vie si je plonge en arrière (1) et pourquoi la mémoire ne serait pas une nuit, un crépuscule du vivant toujours à l’orée du disparaître Mais là c’est plus délicat, Continuer la lecture#Anthologie #21 | In her footnotes

#anthologie #24| Elle dort

Elle dort, elle a déposé son fardeau, sa journée lourde de trop de tout, elle n’a plus mal, elle se repose enfin. Les discussions continuent sans elle, l’eau-de-vie coule dans la gorge des assoiffés, les batailleurs de la parole, elle ne les entend plus, enfin elle se repose, elle dort les yeux clos sur ses rêves de tranquillité loin de Continuer la lecture#anthologie #24| Elle dort

#anthologie #22 I rien n’a changé… ou presque

Venelle qui grimpe le long d’une forêt sombre, mais pas suffisamment sombre pour faire fuir le bleu intense des jacinthes des bois. La dernière fois que je l’ai empruntée, seule, le mois dernier, j’ai mis du temps à atteindre le petit cimetière à l’orée du bois, le sol de terre et de pierres était raviné par des pluies récentes et Continuer la lecture#anthologie #22 I rien n’a changé… ou presque

#anthologie #23 | le cimetière de palerme

L’eau est cristalline, vert émeraude vers la côte elle tourne au bleu profond au large. Le soleil est au rendez-vous. La ligne de la côte est déchiquetée, si on ne regarde qu’elle on perd les repères.  On y voit l’insouciance d’une plage des Caraibes. On dirait des vacances. Sous l’eau les galets s’entassent les unes sur les autres, claires du côté Continuer la lecture#anthologie #23 | le cimetière de palerme

#anthologie # 24 | dans la grange

il avait fini par s’assoupir à même le foin | sur le dos | dans la grange où il l’avait attendue longtemps en vain | regardant s’enfuir le jour | les yeux dans la charpente | les bruits de la nuit murmurant à travers les planches disjointes | la lueur de la lune estompant les aspérités des murs grossièrement crépis Continuer la lecture#anthologie # 24 | dans la grange