#P5⎜Courts-circuits

Un éclair, un flash. Une lumière blanche incandescente qui emporte tout, qui éteint tout. La mort instantanée. Puis le retour à la vie, infiniment lent, hors du temps. Une cellule qui se rallume. Retrouver lentement l’état de conscience. Se remettre à vivre. Court-circuit #1. Sous l’enveloppe de mon corps déserté de vie, le coeur de toutes mes cellules a cessé Continuer la lecture#P5⎜Courts-circuits

# L4 – De mémoire

De Fonteneau, Marthe, Theureau et S. (Suzanne), mon premier Larousse en couleur – Enfin les mots ont des noms. Les mots comme des lettres enfilées. Les mots comme des devinettes. Des mots et des images enlacé.e.s. Les mots se gourmandent. User la surface des pages en caressant du doigt chacun d’eux De George Sand, la petite Fadette et de Marie Continuer la lecture# L4 – De mémoire

#P5 – à côté

Un vide dans cette chair – je dis moi – et un flot qui monte n’être rien à nouveau après un temps d’illusions, et qu’importe sa longueur, n’être que quelque chose où se perce un trou, une fontaine par laquelle monte on ne sait quoi, des mots qui savent encore se refouler, des poisons crispant muscles ou des larmes qui Continuer la lecture#P5 – à côté

#P5 Il trainait tellement sa peau qu’il avait fini par se prendre les pieds dedans

Marche lourde lestée de chaussures de cosmonaute. Pieds de plomb, orteils encimentés, oreilles ensablées. Paupières de pierre, peau pierre. Sons du dehors mous, Lents, lourds, mous, lents… en échos                                                                                                                              lointain. Pâte grumeleuse de mots en bouche, cerveau en capilotade bringuebalé dans scaphandre embué, pensées                                       en                                                                                   charpie. Fatigue en écharpe. Souffle court. Crâne-montgolfière. Mappemonde brinquebalante trop petite pour cou d’autruche, remplie Continuer la lecture#P5 Il trainait tellement sa peau qu’il avait fini par se prendre les pieds dedans

P#5 Pensées obsédantes

Une image fugace de celui qui se prend entre les rouleaux du moulin, écrasé, hurlant. Une image insistante qui revient ne lâche plus, envahit..  Comment naissent de telles images, d’où viennent-elles ? Un souvenir, un conscience aiguë du danger ? Une impulsion de tout l’être ? Il ne l’a pas poussé, il ne le poussera pas, c’est juste avant, avant ce qui pourrait Continuer la lectureP#5 Pensées obsédantes

#P5 | La désorientation de l’accidentel

Cette sensation de passer à l’extérieur du temps, le sol de dérobe, perte de repères et d’équilibre, propulsé d’un coup au-delà de nous même, dans l’inconnu d’un état de glissement vertigineux. Il n’y a rien, pour le moment, qui nous menace — sauf que tout nous menace. Le corps tremble, le centre de gravité n’est plus le même. Tout nous Continuer la lecture#P5 | La désorientation de l’accidentel

L2 Une belle journée de printemps

La grande roue tourne lentement à l’entrée du parc d’attractions, il faut de la patience pour en faire le tour dans ces cabines rouges qui semblent tout petits vus du sol, qui montent et descendent et balancent légèrement, il faudra bien une heure pour faire le tour, pour profiter de la vue sur la ville, sur le fleuve qui scintille, Continuer la lectureL2 Une belle journée de printemps

#P4 | Tu vois ? / Laisse couler

Tu vois? Tu vois ! Non mais, tu as vu? Est-ce que tu vois vraiment? Les yeux écarquillés sont posés sur toi, sa bouche est pendue, encore ouverte, tu es prise en otage. Et puis c’est si clair sur ces billes sans paupières, ses yeux submergés de ça. C’est plaqué dans le regard, tendu vers toi, dans l’attente d’une approbation. Continuer la lecture#P4 | Tu vois ? / Laisse couler

#P4 De-ci De-là

De Gracq : la magie interstitielle des forêts quand elles cultivent le non-événement, les phrases fluides qui tressent l’imaginaire sensible des chemins longuement observés, la sensualité vertigineuse de personnages à demi-fantômes, à demi- vivants et la géographie fantaisiste. De Viel : la lucidité de l’être écrivant, un chercheur de poux comme les autres, embarrassé par une boîte noire qu’il dissèque allègrement.  De Continuer la lecture#P4 De-ci De-là