#L3 | Trois vies

(suite de #L2 | Les jaunes ) Pieds nus. Mes pieds nus reposent à plat sur le bitume brûlant, je recommence peu à peu à sentir la chaleur. J’ai du mal à dormir à même le sol maintenant. J’ai du mal à rester assis et quand mes mains touchent le goudron, je les ramène vite vers mon ventre pour les Continuer la lecture#L3 | Trois vies

#P4 | Tu sais bien

Tu sais…Tu sais bien.. enfin tu sais…tu sais cet endroit que tout le monde connait, tu sais ce chanteur célèbre, tu sais, le réalisateur du film, le comédien qui a joué dans…. Appliquée, tu fouilles ta mémoire, cherches des indices , tentes de repérer dans le discours la trace de ce savoir que tu es censé connaitre mais tes efforts Continuer la lecture#P4 | Tu sais bien

#P3 Hétérotrophe

D’un côté, la formidable assemblée des gourmets, et de l’autre, chétive et rougissante, la crème des hommes.* Elles enflent chaque année un peu plus. En formes, en chair, enrobées, rondouillettes, en surpoids, grosses, bouffies, obèses, amorphes, plus se traîner. Cholestérol, diabète 1-2-3, cœurs gras gros, foie idem, avalent combien de cachets, à la vie à la mort. À table, ressasse Continuer la lecture#P3 Hétérotrophe

la fabrique | De l’usage comparé d’un stylo-plume Mont-Blanc Meisterstück pointe fine, encre noire, et du stylo Vball Pilot 0,5 mm (roller japonais), pour finir avec l’étui Signo de Jacques Roubaud

Je les apprécie tous deux pour 1/ leur très grande fluidité, le débit d’encre homogène, 2/ la finesse du trait, 3/ leur glisse, 4/ la légère différence que chaque stylo induit dans la formation des lettres sur le papier : le stylo-plume est plus incisif, le roller-ball plus rond. L’encre noire a ma préférence depuis très longtemps. Elle fait forte impression Continuer la lecturela fabrique | De l’usage comparé d’un stylo-plume Mont-Blanc Meisterstück pointe fine, encre noire, et du stylo Vball Pilot 0,5 mm (roller japonais), pour finir avec l’étui Signo de Jacques Roubaud

#L4 | ma sentimenthèque

De Crasse Tignasse, du docteur H Hoffman, tout ce qu’on ne doit surtout pas faire avec les châtiments les plus effrayants, l’enfant étourdi qui tombe à l’eau, celui qui s’envole au vent, les petites filles qui jouent avec les allumettes, et le pouce coupé avec une paire de ciseaux. Des Contes de Grimm, l’inconscient qui gouverne les actes, la traversée Continuer la lecture#L4 | ma sentimenthèque

#P4 Qu’est-ce que tu veux

Qu’est-ce que tu veux, c’est comme ça, on a beau lui répéter, rien ne change, c’est pas faute de répéter – la cruelle impuissance, mais c’est pas ce qu’on veut – j’ai bien résisté jusque-là mais finalement, qu’est-ce que tu veux, pas moyen d’y couper, j’ai craqué, j’ai dit oui – perte totale de volonté, délicieux abandon, c’est ça qu’on Continuer la lecture#P4 Qu’est-ce que tu veux

#L4 de la non exhaustivité des livres aimés

de Tintin et Le Lotus bleu, parce que premier livre lu et terminé, dans la langue nouvelle d’Un fantôme en classe verte de Sandrine Pernusch, parce que le livre que j’ai le plus relu dans ma vie, une trentaine de fois, c’est beaucoup moins facile de relire 30 fois Belle du seigneur, des secrets, des livres, des amitiés, de l’amour, Continuer la lecture#L4 de la non exhaustivité des livres aimés

#P4 Le monde est petit

Souvent prononcé en contractant petit « le monde est p’tit » ce qui à l’audition nous rend ce fameux monde encore plus petit. Comment ces deux termes peuvent se retrouver dans la même phrase, affirmative de surcroit ? On aurait attendu plutôt une négation. Alors ce monde qu’est-ce qu’il représente ? Toute notre planète, la terre sur laquelle vivent ou essayent de vivre plus Continuer la lecture#P4 Le monde est petit

Ce n’est pas une chambre

Ce n’est pas une chambre mais c’est là que je dors, toutes les nuits, avec les yeux grands ouverts sur les éclats de lumière qui se faufilent entre les lames du volet. Ce n’est pas une chambre et c’est bien plus grand, c’est une odeur de feu sur un craquement sec et épais. Ce n’est pas une chambre, c’est une Continuer la lectureCe n’est pas une chambre

#P4 Bon courage !

Bon courage ! Quand François Bon l’a glissé à la fin de sa consigne, j’ai souri. Une aubaine. Un bonbon. Une friandise livrée là. Non vraiment, il va en falloir du courage pour arriver au bout de ces quelques lignes soporifiques. J’ai eu bien du mal mais j’ai pris mon courage à deux mains et voilà… Je me lance… Non non Continuer la lecture#P4 Bon courage !