#P2 | Mot de passe

Mot de passe/ Identifiant / Vous avez oublié votre mot de passe ? / L’œil regarde/ L’œil barré/ Ne jamais répondre aux inconnus qui vous demandent votre / Voulez vous conserver votre mot de passe dans votre compte / Toujours/ JAMAIS/ Suivant/ en application de la législation sur le respect de la vie privée/ J’accepte tout/ Paramétrer mes choix/ cookies Continuer la lecture#P2 | Mot de passe

#P1 j’ai dormi

j’ai dormi dans la chambre des petits lapins, des petits lapins peints au mur blanc, des multitudes de Pinpin sur les murs et qui murmurent et qui font peur tant il y en a – en face, sur la porte du placard, un arbre avec des pommes j’ai dormi dans la maison de Trambly, la grande bâtisse rose avec le dortoir Continuer la lecture#P1 j’ai dormi

#L4 sentimenthèque

de Camus : l’Étranger. Infinie marche éblouie au milieu du soleil jusque dans le four des cris – des mots fous d’errance désincarnée une vie dépouillée jusqu’à l’effarement, dénudée à l’os posée au bord du monde éternel et indifférent. Être parlé comme un poisson dans les mailles du filet – malgré et en dépit – S’y tenir absent jusqu’au vertige. Parler Continuer la lecture#L4 sentimenthèque

#L3 Les oiseaux aux poils trop longs ne peuvent pas voler

Cette fois pas de filtre, pas de lentille, pas de viseur pour cadrer, je veux voir la réalité à l’œil nu, tout imprégner dans ma rétine. Je n’aurais pas pensé que je me sentirais si vulnérable sans mon appareil photo. C’est qui celle-là ? Une colporteuse ? Une vendeuse de tupperwares ? De soutien-gorge ? Non elle n’en a pas l’allure, ce mélange de Continuer la lecture#L3 Les oiseaux aux poils trop longs ne peuvent pas voler

#comme | Je te réchauffe comme

Je te réchauffe comme une marée basse qui ne reviendra plus, planquée de l’autre côté de l’horizon, sans grain ni fortune, avec un slow entre les bras Je te réchauffe comme une mer qui a décidé de foutre le camp, laissant désoeuvrés les bouées, les embruns, les surfeurs, les îlots Je te réchauffe comme un petit vent qui glisse dans Continuer la lecture#comme | Je te réchauffe comme

#comme | Je te respire comme

Je te respire comme un soir à la plage. Comme un soir à la plage, l’été. Je te respire comme viennent mourir les vagues. Je te respire comme les embruns viennent sur les visages. Je te respire comme le sel sèche sur les corps et craquèle la peau. Je te respire comme rester à regarder le ciel. Je te respire Continuer la lecture#comme | Je te respire comme

#P4 Comme il vous plaira

Comme il ne faut pas tenter le diableet ne croire ni à dieu ni à diable en même temps et coûte que coûtedieu mercile diable probablementva au diable mais chemine avec dieudieu sait quoi comment pourquoirecommande ton âme au diable ou à dieutouche du bois croise les doigts et passe un angesoyez raisonnable demandez l’impossibledieu m’en gardele monde est petitle Continuer la lecture#P4 Comme il vous plaira

#P4 on reste vigilants

… c’est dit, faut pas s’en faire, pas se démolir la santé hein, on reste vigilant ! j’ai bien entendu : on reste vigilant on reste vigilant ça sonne comme un slogan claque comme l’oriflamme à rebours d’une défaite – une menace exacerbée de  suricate : on reste vigilant,  le coup de menton en serpe sur la harangue aux foules hallucinées le cortège Continuer la lecture#P4 on reste vigilants

#L4| De l’ombre sur les épaules*

De Camus, et L’étranger, lorsque soudain on passe des lectures d’enfance aux lectures qui te demandent de penser, et qu’il te semble entrer dans le monde des grands. De Henry Bauchau dans Antigone, qui, après d’autres, trace le portrait d’une femme prise dans les épreuves, les doutes et la détermination. Un personnage qui est là toujours derrière moi. De Clarice Continuer la lecture#L4| De l’ombre sur les épaules*