#P4 C’est pas faux

C’est pas faux… Comment ça c’est pas faux ? Développe je t’en prie… Je te demande ce que tu en penses et toi tu me réponds : c’est pas faux… C’est pas une réponse ça ! Alors tu sais quoi on va reprendre depuis le début et tu vas tâcher de me répondre correctement cette fois ci… Il marque une pause, se redresse, Continuer la lecture#P4 C’est pas faux→

#comme | Je te poursuis comme

Je te poursuis comme un vieux rêve, comme un rêve qui revient et revient encore, obsession nocturne. Je te poursuis comme l’esprit se défait du corps, comme un lieu où plus rien n’a de poids. Et toujours on vole.  Je te poursuis comme essayer de crier et pourtant rien ne sort. Je te poursuis comme une envie de disparaître, d’un Continuer la lecture#comme | Je te poursuis comme→

#comme | je te regarde comme

Je te regarde comme un chien. Je te regarde comme ce chien pendu au rétroviseur de ton automobile. Je te regarde comme lui qui ne peut pas te regarder. Qui est une chose. Je te regarde comme une chose. Comme ce machin chose de chien d’automobile — la tienne. Je te regarde comme en leasing un jour de courses et Continuer la lecture#comme | je te regarde comme→

#comme | Je t’habite comme les lieux…

Je t’habite comme les lieux de l’enfance qui ont été rayés de la carte, car la ville a grandi. Je t’habite comme les maisons dont certains de ses habitants si proches ont disparu. Je t’habite comme cette ville où il est impossible de retourner. Je t’habite comme ces rues qui ne sont plus foulées car trop de non-dits, trop de Continuer la lecture#comme | Je t’habite comme les lieux…→

#P3 | les frappe

Que faire ? La tarte aux abricots, le soufflé aux pruneaux, le beignet de compote, le biscuit de Charlotte, non ! Ah ! Le cake d’amour.Peau d’âne, Jacques Demy Dans le carnet on ne trouvera pas les recettes des plats salés, des plats transmis. Ni la proportion de légumes pour le couscous, ni le poids de viande qui peut rester Continuer la lecture#P3 | les frappe→

#comme | Je t’oublie comme une cour d’école

Je t’oublie comme une cour d’école Je t’oublie comme les arbustes qui devenaient des arbres, des maisons, pour nos figurines d’enfantJe t’oublie comme la marelle marquée au sol, qui marque les empreintes des chaussures qui la sautentJe t’oublie comme le préau du bâtiment A quand les dernières personnes chargées de le faire finissent de le balayerJe t’oublie comme ce sac de Continuer la lecture#comme | Je t’oublie comme une cour d’école→

#comme | Je te vois comme traverser en grand les USA

je te vois comme une supersonique au-dessus de l’Atlantique je te vois comme tout cinq fois plus grand qu’ici je te vois comme ils voyaient leur liberté je te vois comme Sue perdue dans Manhattan je te vois comme écouter Nico du Velvet ou Kim de Sonic Youth je te vois comme king kong en haut de son gratte-ciel à Continuer la lecture#comme | Je te vois comme traverser en grand les USA→

#L4 | Le goût des autres

De Hans Traxler : que le fantastique se provoque facilement et qu’un « voyage au bout de l’éponge » permet de faire le tour de monde de tant de façons originales De José Mauro de Vasconcelos (Mon bel oranger) : qu’il n’y a pas d’âge pour être confronté à l’horreur et à la violence de ce monde et qu’un livre peut vous hanter longtemps… Continuer la lecture#L4 | Le goût des autres→