#photofictions #09 | île madame

Le petit escalier est la seule issue, tant l’ont descendu jamais remonté. La mer leur était faible horizon, l’entrevoir leur était espoir, vivre un jour ou deux encore. De la photo google lens a dit tipaza, pusillanime tour de passe-passe, usurpation de ciel, de clarté, de lumière ; souvenir quand même de cris, de rires gras mais pourquoi si loin, Continuer la lecture#photofictions #09 | île madame

#photofictions #09 | Désir trahir maudire désir souffrir mourir

L’hôtel vivait des soldes des conscrits de la caserne d’en face. Elle a été mise en vente par l’Armée en 2012 et personne ne s’est jusqu’à présent porté acquéreur. Le bar a une longue salle carrelée de blanc et des distributeurs de cacahuètes au comptoir. Ses murs sont couverts de fanions, de coupes en métal, de photos de soldats retour Continuer la lecture#photofictions #09 | Désir trahir maudire désir souffrir mourir

#photofictions #09 | La lettre

Y revenir. Encore. Nous n’avons que ça en tête. Le pouvoir d’attraction qu’exerce la vieille bâtisse, quand bien même son état de grand délabrement, même (ou surtout) le danger encouru en franchissant son seuil. Rien n’effraie. Rien, aucun fantôme, personne ne hante mieux les lieux que nous.Tenir l’espace, enserrer chaque détail, encore. C’est objet de désir dans son saisissement. C’est Continuer la lecture#photofictions #09 | La lettre

#photofictions #09 | L’enfant et la frontière

L’enfant n’ose pas sortir de la forêt. Il a peur des policiers et des gardes-frontière, parce qu’il sait que c’est tout près, la France, peut-être même que c’est déjà là. Il n’a jamais franchi de frontière, l’enfant, alors il ne sait pas si ça se voit, une frontière, dans une forêt, il ne sait pas s’il y a des gens Continuer la lecture#photofictions #09 | L’enfant et la frontière

#photofictions #09 | ombres zones

Le chemin qu’il empruntait tous les matins, seul au volant de sa Mercedes, aurait facilement permis d’attenter à sa liberté. L’étroite montée Saint Charles qu’il devait descendre au bas de la colline de Cimiez impose toujours un arrêt avant de rejoindre le boulevard Carabacel. A cet endroit précis, l’opération était jouable. Le braquer, l’enlever, le prendre en otage, lui faire Continuer la lecture#photofictions #09 | ombres zones

#photofictions #08 | Enseignes.

photofictions#08… une tentative Elle eut adoré me MACDONALD mais je lui suggérais plutôt qu’on se CARREFOUR . C’est d’ailleurs là que l’on rencontra son père; une homme de bonne société, d’aspect général, mais rien à voir avec LECLERC Il n’avait pas libéré PARIS, 575 kilomètres désormais, 40 années lumières et des broutilles C’était un de ces foutus poivrots qui passent Continuer la lecture#photofictions #08 | Enseignes.

#photofictions #08 | Cheminement

Dans le noir, j’entre dans l’expo. Ma main effleure un mur sur lequel je sens un fil de fer tordu. En me concentrant, je découvre que les accidents du fil dessine des lettres et à l’aveugle, j’égraine les lettres : cheminement.Je continue, laissant mes doigts traîner sur le mur essayant de reprendre cet étrange cheminement, creux, bosses, surface granuleuse, bras Continuer la lecture#photofictions #08 | Cheminement

#photofictions #08 | l’ipséité malfaisante

La deuxième fois identique à la première, un même décor où domine un noir minimal, une lettre, décalée par rapport aux autres, pour attirer l’attention sur un événement qui n’en est pas un parce que c’est normal que cet homme parle y compris pour ne dire rien de ce qu’il serait normal d’entendre. tempête—cap—guichet d’aide—stratégie derrière—guerre—crise—désarroi—forte—juste—apaisée La suite dans le même décor Continuer la lecture#photofictions #08 | l’ipséité malfaisante

#40 jours #40 | Dans l’œil de Sauveterre

Rousso : j’ai fini par retrouver deux autocollants qu’on peut acheter sur eBay ! l’un à 1,30‍ €, l’autre à 2 €. Si j’ai bien compris, pour finir, on réalise une projection de tout ce qu’il y aurait encore à faire, à partir des textes précédents, dans tous les sens possibles. Et on recommence l’exercice autant de fois qu’on veut, qu’on peut, Continuer la lecture#40 jours #40 | Dans l’œil de Sauveterre

#photofictions #08 | Nécessaire de toilettes

Sur la plaque de déclenchement de la chasse d’eau, un rectangle blanc et deux poussoirs ronds, cerclés de chrome, un grand et un plus petit, le nom de la marque en haut à droite, gris, GEBERIT. Et puis HARPIC, sur le dessus de la boîte contre le mur, en rouge sur fond blanc, souligné d’une flèche rouge, incurvé façon WordArt. Continuer la lecture#photofictions #08 | Nécessaire de toilettes