Un premier mai dans une petite ville du nord de la France.
Drôle de loin la foule ! Être monocellulaire en constante transformation. Grouillement indifférencié. Forme malléable, molle et élastique. Les drapeaux qui flottent au-dessus comme phylactères au vent. Grondement inaudible fait de chants, de cris, souffle collectif d’une colère unique. Vague sentiment de répulsion. Menace diffuse contenue par la distance. Des visages tous semblables, privés d’humanité. La montée d’adrénaline. On a beau Continuer la lectureUn premier mai dans une petite ville du nord de la France.