Sols

Juste la poudre blanchie et les cailloux incrustés de la cour, la cour d’avant avant que tout ne meure avant que tout se taise et finisse sous l’herbe et que le sol ne porte plus que le souvenir hésitant du chemin des bêtes, chevaux vaches chèvres et menue volaille des femmes oies poules canard, justement les canards et la rigole Continuer la lectureSols

Sol

J – 15 330 Allongé au sol, les genoux douloureux et rougis à force d’heures passées à pousser des petites voitures en briques de plastique le long des motifs du tapis, routes bordées de dessins floraux complexes, la chaleur des vacances d’été à incarner des histoires qui jaillissent des villes éphémères bâties sur le tissu serré. Tout repartira dans des Continuer la lectureSol

Sol

Il avait pris l’habitude d’écouter les sols, depuis enfant, quand depuis son lit, il devinait qui était où, son père dans la cuisine, levé pour la troisième fois cette nuit-là, il s’était traîné comme d’habitude, balayant le sol – il ne levait jamais les pieds-, faisant glisser et siffler le sol, sa mère, il ne l’entendait jamais, avec ses frères, Continuer la lectureSol

#01 – si(x) sol(s) – version 2

– une chambre – Deux genoux appuyés sur un parquet disjoint, une main fermement appuyée sur un parquet couleur chêne, l’autre main d’un enfant de moins de dix ans tenant fermement une épingle à tête, ou un trombone détromboné, ou une allumette, et la poussière jaillit entre les interstices des lames du plancher ; un sentiment de vainqueur, de détrousseur, de va-t-en-guerre : Continuer la lecture#01 – si(x) sol(s) – version 2

Arpentage…

“Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.” (François Truffaut, L’Homme qui aimait les femmes) À l’envers, à l’endroit, sens dessus dessous… comme d’autres ont la tête en l’air et le nez dans les étoiles, elle scrute les sols, depuis toute petite, elle marche en regardant Continuer la lectureArpentage…

Mais regarde donc tes pieds, tête en l’air !

Cramponnée à la chaise paillée, le regard fier et arrogant, ses minuscules bottines de cuir rigide la maintiennent à la verticale sur les tommettes de la cuisine de ferme où la guerre l’a plantée ;  des femmes de tous âges, des enfants  et du lait bourru à volonté. La photo parle déjà mais le vrai premier souvenir est plus tardif, le plafond de Continuer la lectureMais regarde donc tes pieds, tête en l’air !