#7. le verbe d’une vie

Oublier le je le jour de sa naissance. Naître, comme une offrande à la vie et vivre coûte que coûte quel qu’en soit l’enjeu. Pousser son premier cri au milieu d’un champ d’olivier et ressentir la douce chaleur du soleil au travers des paupières. Tapisser ses narines de l’odeur sucrée de la peau maternelle. Respirer la vie. Et puis grandir en Continuer la lecture#7. le verbe d’une vie

Récits

Ma mère m’a raconté que je suis né avec difficulté dans ses cris. Les sages-femmes encourageaient et étaient habillées de blouses blanches mais, raconte ma mère et c’est le côté dépaysant de l’affaire, il y avait aussi dans l’allée des chanteuses qui donnaient du cœur à l’ouvrage avec des boubous bariolés et des bracelets cliquetants, et des boucles d’oreilles en Continuer la lectureRécits

Correspondance Corbera

Le maroquin http://www.tierslivre.net/ateliers/lecritoire-ou-le-maroquin/ Cœur battant, mains fébriles tu déplies l’écritoire. Alors monte l’odeur de la peau. Le chagrin. D’un petit compartiment dépasse une carte en bristol, Ta vue se trouble, tu vois danser l’encre noire, l’écriture ample et vive de ton père Hypothèse n°1 : Ce serait une correspondance entre un homme et une femme, des billets quotidiens échangés sur Continuer la lectureCorrespondance Corbera

Hypothèses au carré

1. Quelqu’un cherche. Quelqu’un cherche après. Après Titine. Pas seulement.  Après.  Une sorte d’avis placardé sur troncs et palissades, comme hier en forêt la  photo sous plastique – au moins vingt exemplaires photo d’un lévrier perdu, enfui, disparu sous  couvert des bois. Quelqu’un mais qui. Qui cherche quelqu’un d’autre. Qui revient au même. Une recherche dérisoire, à cause du diminutif Continuer la lectureHypothèses au carré

elle fenêtres

et si c’était ça, si c’était toujours comme ça, cette impuissance à atteindre le fenestron parce qu’il est trop haut et elle trop petite, cette idée l’affole, elle sait que derrière il y a le ciel, l’espace, la montagnes et les arbres, elle les entend frémir dans le vent qui se lève, elle les entend gémir avant l’orage, frissonner alors Continuer la lectureelle fenêtres

Cubiculum

Pourquoi est-ce toujours ce lieu qui transperce la mémoire? Une rue étroite au nom sans histoire, rue Louis Merley, dans un quartier pauvre d’une ville qu’on disait noire. Le numéro ne m’est pas resté en tête, mais je peux encore y aller les yeux fermés… Ce sont deux pièces sombres, l’une sans aucune fenêtre, enclavée derrière l’atelier ou la boutique Continuer la lectureCubiculum

Il ertenef elle #6

vue imprenable sur tout Paris en plan dans la chambre d’un mourant homme encore jeune qui sait qu’il sait en sapiens sapiens qu’il ne passera pas l’été cet été ce qui passe c’est le temps à la vitesse supersonique des avions de chasse qui passent et repassent à l’entraînement des festivités du 14 Juillet  Patrouille de France mais trouille personnelle Continuer la lectureIl ertenef elle #6

FENÊTRES

Formes, dimensions,  nombre, proportion, ouverture et fermeture. Nues, vitrées, doubles, blindées, grillagées, (murées). Verticales, horizontales, obliques, centrées, surélevées, isolées, démulitipliées, plafonnées, assignées aux angles ou aux rez-de-trottoir.  Des fenêtres, à double ou triple vantail et plus encore, à guillotine, à basculement, baie fixes, fenêtres oscillo-battantes, soupirail, verrières, meurtrières, bow-window, lucarne, œil de bœuf, en chien assis, en demoiselle, … serties dans le Continuer la lectureFENÊTRES

Ce qu’il y avait …

Ce qu’il y avait c’était Paris, ce Paris gris mouillé du souvenir lointain, ce qu’il y avait c’était le métro aérien devant ses fenêtres et et sur la petite place au pied de son immeuble se tordre le cou pour les repérer tout là-haut et se dire on va voir Monette et il y aura Zorro… Ce qu’il y avait Continuer la lectureCe qu’il y avait …