#Hors Série – Casse-noisette

Casse-noisette, je te cherche, ton nom résonne comme un ballet, tu chantes, tu casses parfois trop fort, parfois pas assez fort. La petite fille est émerveillée, il lui suffit d’un gros caillou pour casser les noisettes. Elle les aime quand elles ne sont pas encore tombées encore enveloppées dans leur petit nid douillet. Le noisetier est énorme, ses branches plient sous le poids de ses fruits à coque. Délicatement elle les prend, les casse d’un coup sec avec le gros caillou. Opération réussie la noisette est entière. Elle l’épluche, la met à nu, elle brille, elle émerveille. Bonne à manger elle éclate dans sa bouche de son goût délicat et nacré. Traditionnellement le casse-noisette est représenté sous la forme d’un soldat en bois, figurine équipée d’un mécanisme manuel permettant de casser les noisettes. Un système de levier intégré à l’arrière du sujet permet de faire descendre la bouche pour y placer une noisette que l’on peut ainsi ouvrir. Le casse-noisette, star des ustensiles de ma cuisine, est réversible, il fait le grand écart, il se retourne pour s’adapter à la taille des noix, dont il casse facilement la coquille ; il tient parfaitement en main, en fonte d’aluminium il s’entretient fort bien. Il casse également les pinces et carapaces des crustacés sans les abîmer. L’histoire du casse-noisette remonte à l’Antiquité : son invention (en tant que réel objet ayant une utilité) est attribuée à Aristote. La petite fille a grandi, les noisettes sont achetées au supermarché, dans l’appartement il n’y a pas de gros caillou. Casse-noisette où es-tu ? Dans le tiroir du buffet ! Je suis le chef de ballet des ustensiles.

A propos de Marie Moscardini

Après une formation à Aleph en 2014, j'anime des ateliers d'écriture dans une petite ville de Saône et Loire. En apprentissage permanent je m'enrichis, je m'agrandis en participant depuis 2016 aux ateliers de François BON.

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