• sommaire général des huit propositions et index des contributrices·contributeurs;
• sur le Patreon: téléchargement des textes d’appui et recevoir la lettre de coordination e-mail;
#06 | Annie Ernaux, «la gosse, elle est toujours dans les livres»
À titre exceptionnel, je reprends pour cette #06 la présentation en date du mardi 2 juin, lors de nos ateliers en direct. Je souhaitais dans un premier temps la roder et tester auprès de ce groupe d’excellence (et je remercie les participant·e·s !), et de la ré-enregistrer ensuite, mais voici plusieurs jours que je bute sur cet exercice, comme si la concentration ne pouvait être qu’à usage unique.
Pourtant, c’est bien, et c’est exactement, la proposition que je voulais tenter à ce moment de notre cycle, revenir aux lectures d’enfance, dans leur diversité et leur arbitraire, leur modestie aussi, mais en ce qu’elles forgent, et même si on ne le saura que rétrospectivement, et à très grande distance de temps, la pulsion ultérieure qui nous mènera à écrire. Ou bien redéterminera à l’envers lesquelles de ces lectures d’enfance étaient déjà cette préparation à écrire.
Et pour cela, ces pages uniques et magnifiques du premier roman d’Annie Ernaux, en 1974, ses Armoires vides, où la narration est confiée à un personnage à distance de l’autobiographie, ce qui est aussi un des possibles artefacts pour ouvrir domaine si ténu et fragile, mais dont chacun·e connaît bien, pour soi-même, la clé.
Donc une vidéo plus brute et maladroite, mais témoignant bien de comment moi aussi j’avance ici à tâtons, et avec timidité.
Mais l’occasion de se mesurer à la complexité et à l’art savant de ces pages, complétées par ce que dit Annie Ernaux du roman dans les entretiens de Écrire au couteau.
Je joins ici même PDF avec lecture en ligne des textes écrits lors de cette soirée de mardi dernier. Et bien sûr, pour les participant·e·s, ne pas hésiter à republier votre contribution en l’affinant et l’augmentant : encore deux propositions, et nous rassemblerons l’ensemble de notre parcours dans un livre collectif… Certitude maintenant qu’on est sur le bon chemin.