# anthologie # 35 | ces jours-ci

Lors d’un précédent atelier, il était écrit en codicille : Ça ne se terminera d’ailleurs pas ici. Il y aurait d’autres développements à expliciter, d’autres personnages bizarres peut-être; d’autres portraits à tracer (beaucoup de choses ont déjà été faites et dites et écrites et reproduites – j’abonde donc dans la diétrologie, en un sens). La figure d’Aldo, tout comme celle d’Eleonora Continuer la lecture# anthologie # 35 | ces jours-ci

#anthologie #35 | La forêt du lieu-dit du père

Voix off : Que va-t-il advenir de toute cette pluie, dit-elle, alors que depuis une heure, peut-être plus, l’averse n’en finissait pas de l’alanguir.  Le fleuve avait disparu. La berge et avec elle la jetée. Le petit banc de pierre devant le restaurant Les Glycines. Tout était inondé.  Voix off :  Enfin on le supposait parce que l’eau était entrée dans la Continuer la lecture#anthologie #35 | La forêt du lieu-dit du père

#anthologie #35 | dits d’escalier

au bout de l’allée, entre un figuier qui n’a que des feuilles et un mur de vignes et de chèvrefeuilles emmêlées, le mur de pierres finissant dans l’eau du bassin, elle est là sur le rebord où le soleil est encore, dans le silence d’après le bain. Voix off : l’arbuste est devenu arbre, rituelle la caresse à son écorce, Continuer la lecture#anthologie #35 | dits d’escalier

#anthologie #33 | sous les pas d’Alain

Ce texte prolonge le personnage de la #29 et la #31 et revisite une proposition ancienne…il y était question de sols ! Sous le pied ville à terre tête rivée dans l’air grillé avec le goût de cendre. Sous le pied ville à terre tête vissée dans l’errance pour river les pensées. Et le pied avale les sols tête rivée Continuer la lecture#anthologie #33 | sous les pas d’Alain

#anthologie #33 l Hammam

Corps alangui pierres chaudes et filet d’eau glisse chante. Lenteur des femmes les corps allongés sur les pierres chaudes. L’eau coule corps chauds corps nus les cheveux sur les yeux tête basse les épaules abattues. Corps terrassés abandonnés tournés et retournés. Les corps frottés comme s’ils étaient ceux d’enfants dans la musique des étoffes mouillées sur la pierre. Ils tombent Continuer la lecture#anthologie #33 l Hammam

#anthologie #35 | Infinitif relatif (avec voix off)

On entend son nom et on se lève, laissant derrière soi visages assis sur leur histoire. On peut en inventer une pour chaque paire d’yeux qui déambulent entre le vide et le rien. Couloir où se fondent les pas, un pas de plus pour décider la vie, le gardien hoche gravement la tête en signe d’acquiescence. Ouvrir la porte, dire Continuer la lecture#anthologie #35 | Infinitif relatif (avec voix off)

#anthologie #10 | Lavande

Elle a douze ans. Elle tient la barre d’un voilier qui prend l’eau, La Lame brillante. Elle est torse nu et on ne lui a jamais coupé les cheveux. Elle a dix-huit ans. Elle chante devant une église. Son flamant rose somnole à côté d’elle. Elle est triste en dedans, dure au dehors. Elle a huit ans. Elle joue avec Continuer la lecture#anthologie #10 | Lavande

#anthologie #14 #15 #16 | À charge de revanche

Elle l’a dit. Elle a dit, à charge de revanche, je t’ai rendu un service, maintenant tu m’en dois un. A charge de revanche… A charge de revanche ! Bien sûr, entre amies, on se rend des services, mais je ne me rendais pas compte qu’il y avait une comptabilité spéciale dans ce cas. A charge de revanche ! L’expression me frappe, Continuer la lecture#anthologie #14 #15 #16 | À charge de revanche

#anthologie #35 | commentaires sur Bolaño

27 décembre 1990, Carrer del Lloro, Blanes, Espagne les lieux: Plaça de Catalunya, Rambla de Joaquim Ruyra, Carrer del Doctor Xavier Brunet, Passeig de Dintre (le marché), Plaça Espanya, Carrer del Lloro voix off Dans quelques années, il fera le même chemin. Il ne se perdra pas. Il retrouvera sans pourtant reconnaître. Les boutiques auront changé. L’ombre restera la même. Continuer la lecture#anthologie #35 | commentaires sur Bolaño

#anthologie #34 | en terrasse.

Ils sont tous deux à regarder en direction du café de la grande avenue, juste après le carrefour. Les fauteuils sont tressés de bleu et de blanc, le ciel est gris. Un seul serveur rentre et sort pour essuyer les tables et apporter les consommations. Il est mince. Il a les habits noir et blanc, le plateau et le torchon, Continuer la lecture#anthologie #34 | en terrasse.