#anthologie #32 | Inconnu à cette adresse (suite)

Où habitez-vous ?… Ce sont les noms propres qu’on perd en premier… L’autre jour , je me suis perdu dans le quartier… impossible de demander mon chemin. J’avais perdu mes mots …mais où habitez-vous ?…je ne savais plus le nom de ma rue… en fait… mon adresse … je ne connaissais plus mon adresse…je l’ai pourtant noter des milliards de fois…mais d’un coup… tout Continuer la lecture#anthologie #32 | Inconnu à cette adresse (suite)

#anthologie #31 | dans ma bouche, un goût de cendre

(j’ai choisi de suivre l’errance de mon personnage de la #29) Je m’appelle Alain et je suis mort dans la nuit du 29 juin 2023 dans l’incendie de mon royaume. Pour être plus précis – et vous aurez peut-être du mal à y croire mais c’est pourtant aussi vrai que Saint-Antoine de Padoue encore debout dans la dévastation –   c’est Continuer la lecture#anthologie #31 | dans ma bouche, un goût de cendre

#anthologie #33 | La maison des écrevisses

Pente pente pente dévale court crie l’enfant déroule ses pas roule ses jambes au plus vite plus grandes plus loin ses jambes aux rebonds magnifiques qui font la course du plat de la terrasse jusqu’à l’eau grise en contrebas descente brutale du corps de l’enfant de l’esplanade à la maison des écrevisses secousses secousses mâchoires qui claquent l’enfant rit bras Continuer la lecture#anthologie #33 | La maison des écrevisses

#anthologie #33 | chambre

Lit, vrai refuge, d’aussi près masse ouatée. Murs quatre et le corps seul. Rien qui bouge.Murs quatre blanc-craie et corps à la renverse. Vrai refuge. Lit. Livres. Feuilles volantes. Pas de bruit. Lunettes. Jour noir bleu sous verre. Bris de lumière alternatif dehors. Comme au temps de balbutiement long corps nu à la renverse. Rien qui bouge encore : œil Continuer la lecture#anthologie #33 | chambre

#anthologie #31 | Léonie (4)

Ton texte, des bribes de mon histoire… Très touchée. Soixante ans nous séparent. Avec tes mots (le temps de la lecture de tes mots), je ne suis plus tout à fait morte. Étonnée des traces que tu as trouvées. Internet, c’est quoi ? je n’ai pas compris, mais cet outil me semble fabuleux. Une encyclopédie sur tous les sujets ? Continuer la lecture#anthologie #31 | Léonie (4)

#anthologie #33 | manque

Terrasse vide le ciel dessus frappeur plus loin les ombres. Midi sans faim silence vide ne sait . Personne ou non désirée. Absence sons plus loin bruit simple sans sens. Seul petit attente. Le ciel dessus frappeur la mer en bas  Un grand dos désiré au fond avant trou. Terrasse vide dru soleil bleu. Seul petit. Attente dos ou voix. Continuer la lecture#anthologie #33 | manque

#anthologie #33 | Baskets blanches.

Baskets blanches lacets dénoués attente seules plancher attente lacets dénoués tombant sur parquet bois sombre attente comme mortes abandonnées trous vides de tout vides de corps inutiles laides délaissées inertes sur plancher vides de vies devenir rien après le tout ni droite ni gauche ni arrière ni devant ni tranche ni côté fini trépigner courir hésiter tergiverser terminé attente longue Continuer la lecture#anthologie #33 | Baskets blanches.

#anthologie #19 | Entre zéro et vingt

Mon album de photos, celui de mon téléphone et les quelques tirages en papier trop brillant que je garde dans une boîte, ce dossier photos que j’ai maintenant, commence quand j’ai vingt ans. Rien avant. Quand je suis parti de chez mes parents, enfin de chez mon père, je n’ai rien emporté, ils ne m’ont rien donné, ni lui ni Continuer la lecture#anthologie #19 | Entre zéro et vingt

#anthologie #17 | Muckle Flugga

12 novembre 1872, port de Leith, tôt le matin Il y avait du vent, il faisait froid, il pleuvait de cette pluie fine et tenace, insistante, ricanante, qui donne l’impression qu’elle est installée là, à peine au-dessus des toits, pour toute l’éternité. Comme le point sur le i de ma misère, comme sur la misère de tant d’autres. Encore une Continuer la lecture#anthologie #17 | Muckle Flugga