#anthologie #31 | Mon enveloppe vide.

J’ai eu mes torts. Ton père et moi on n’était pas toujours d’accord ! Tu en connais, toi des parents qui ne se disputent jamais, qui partagent toujours les mêmes envies, les mêmes idées ? On était un peu vieux jeu, ou vieille France, mais comme tout le monde à l’époque ! – C’est vision d’après de critiquer. Alors les jeunes de maintenant Continuer la lecture#anthologie #31 | Mon enveloppe vide.

#anthologie #31 | mère grand

Vous êtes tous là, bien obligés, le jour de mes obsèques, obséquieux que vous avez toujours été. Vos dos ronds à toutes mes volontés ne m’ont jamais trompé. Mon argent, mes biens, mes choix vous ont toujours contraints à m’obéir. Et jusqu’à ce que je perde la tête, jusqu’à ma mise sous tutelle, ma plus grande force ne tenait qu’à Continuer la lecture#anthologie #31 | mère grand

#anthologie #31-2 | avant le temps

{suite du texte  #anthologie #23} Je savais bien sûr que j’allais rencontrer cet écueil. Puis-je simplement parler d’écueil ? Avant même de me lancer dans cette aventure de remonter le temps, je savais que j’allais arriver à cet endroit, cet instant, cet espace. Je ne savais pas quand, ni quelle forme allait prendre ce point de bascule, je savais juste qu’il Continuer la lecture#anthologie #31-2 | avant le temps

#anthologie #31-1 | mort-danse

{suite du texte #anthologie #05} Est-ce que je suis morte ? Est-ce que je suis vraiment morte ? Si je suis morte, alors, pourquoi je peux parler ? Si je suis morte, alors, pourquoi est-ce que tu peux m’entendre ? Parce que tu m’entends ? Hein, tu m’entends ? Tu n’es pas morte, tu es un souvenir. Ce n’est pas la même chose. Parfois un souvenir Continuer la lecture#anthologie #31-1 | mort-danse

#anthologie #08 | Fiction sans bord « Une porte s’ouvre et apparait sa nudité » par JeanYves LEBORGNE

#anthologie# 08 Fiction sans bord « Une porte s’ouvre et apparait sa nudité » par Jean Yves LEBORGNE La fin d’année survenue si vite presque à l’improviste La nouvelle année suivante débute à peine. Traditionnellement échanges de vœux toute la semaine, beaucoup de gens et institutions vont reprendre leurs activités. C’est maintenant que ses congés à lui, débutent. Il travaille dans cette Continuer la lecture#anthologie #08 | Fiction sans bord « Une porte s’ouvre et apparait sa nudité » par JeanYves LEBORGNE

#anthologie #31 | ses morts d’antan

 – Je n’aime pas qui tu étais tête brûlée ! – Je n’aime pas ce que tu es devenue, froussarde !  Elle veut me tourner le dos mais où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse, je suis là. Je l’ai surnommée Prudence, elle déteste. Ça l’agace quand je grimpe à la cime des arbres et que je redescends en flèche pour Continuer la lecture#anthologie #31 | ses morts d’antan

#anthologie #29 | déverrouillage de l’incertitude

…elle était entrée de son plein gré dans la salle neutre aux tables espacées, une chaise chacune, des papiers brouillons, les fenêtres larges sur le petit jour… on voyait le jour… les bâtiments neufs, les essences paysagères d’une ville créée sur plan, avec des rues aux noms correspondants… …dans son rêve elle flottait… le rêve continuait à la tracasser… elle Continuer la lecture#anthologie #29 | déverrouillage de l’incertitude

#anthologie #31 | rêve

Ça commence dans un rêve, tu ne sauras jamais que je suis apparu cette nuit-là dans ton rêve, j’étais là mais pas vraiment ; il y avait onze cercueils, anonymes, alignés dans une chapelle vide de bancs. La rêveuse sait qu’il manque un cercueil. Elle passe et repasse. Où est le douzième ? J’ observe les plis de ta peau, Continuer la lecture#anthologie #31 | rêve

#anthologie #31 | Foule sentimentale

Il y a tellement de morts en moi et de mortes aussi. Je ne sais plus laquelle ou lequel choisir. Je les écoute, je tends l’oreille mais personne ne me parle ou alors tant et tant de bruits, d’images qui font foule que ça m’arrive de penser que c’est moi qui suis morte et eux vivants. Ça se passe peut-être Continuer la lecture#anthologie #31 | Foule sentimentale

#anthologie #24 | femme qui dort

Elle dort. Je crois qu’elle ne fait pas semblant. Ses paupières tremblent, s’entrouvrent furtivement avant de se refermer, comme si le rêve était trop à l’étroit derrière ses yeux fermés. Son récit cherche une porte de sortie. La bouche articule des phrases incompréhensibles. Parfois, un mot plus clair émerge, mais il est rapidement englouti par le flot incohérent des paroles.C’est Continuer la lecture#anthologie #24 | femme qui dort