Prise/Déprise

                              1
Quel est ton regard ? Celui que tu envisages.
Quelle est ton écoute ? Celle de ton baume.
Quelle est ta respiration ? Celle d’un lien.
Quelle est ton espérance ? Celle d’un port.
Quelle est ta chance ? Celle de nos errances.
Quelle sera ta mort ? Celle de ma renaissance.

                             2
Ma question n’est pas que veux tu ? mais qu’as tu ?
Ce que tu as n’est autre que l’envie d’une vie.
A toi même, ne demande pas qui tu es mais que peux-tu ?.

                           3 Présence de l’informel
Commencer. S’y risquer quitte à ne pas être dans le vrai de son propre visage. Vouloir. Croire que l’on saura, presque parfaitement centrer l’oeil et la bouche. Savoir que c’est impossible mais le tenter quand même.
Commencer dès maintenant. Maintenant.

Ne pas confondre la rigidité avec la rigueur. Et faire des choix. Faire des choix qui ne proposent pas de faux-semblants. Ceux qui font partie du jeu, sans masque.

Penser le jeu et découvrir ses atouts. Se promettre de les découvrir. Ordonner le désordre, l’excessif, le condamner, le purger, le re-découvrir. Identifier plus nettement le rictus. Le rejeter, le reprendre. Et sourire. Proche et lointain, il est tantôt devant soi, tantôt derrière soi, toujours en soi le sourire. Y adhérer.

Risquer l’Absolu et porter en soi, tout aussi énergiquement mais sans violence, le relatif c’est à dire l’humain. Sacrer l’humain. Faire peau en y intégrant ses rides.

Oser l’acrobatie. La refuser pour mieux l’inclure. Rire de ses maladresses, pleurer de ses maladresses. Faire la paix avec soi. Entretenir aussi sa guerre. Oublier sa peur. Travailler sa peur. Et s’ouvrir aux visages.

Opter pour «une autre chose», une autre sorte de chose. S’apporter un peu d’eau fraîche, un peu d’oubli, un peu d’enfance pour rester dans le devenir. Dans son aventure, dans sa vie. Dans la vie.

                                         4
Il était fait d’un peu de paille,
D’un peu de craie blanche, de
Papier froissé et de beaucoup
De hasard.