A propos de Elisabeth Saint-Michel

J'ai participé plusieurs fois aux ateliers de François Bon. J'y trouve une exigence et un rythmr qui me motivent. J'ai publié 4 livres dont le dernier, Cochon Pendu, a été largement nourri par la proposition 'Quelqu'un arrive quelque part" avec laquelle j'ai entamé mon récit, et celles qui ont suivi.

#chroniques #07 | Ce que même l’amour …

1 Le Monde Oui, oui à la vie tant qu’elle peut, oui à l’ivresse tant qu’il y en a, oui à l’insouciance quand elle a le temps, oui au Monde, malmené, déformé et tant aimé. 2 Vrai Suppose que ce garçon ait été adopté avec son frère, ce qui est vrai.Suppose qu’ils aient vécu quelques mois sur les trottoirs de Continuer la lecture#chroniques #07 | Ce que même l’amour …

#chroniques #05 | Du sable

Je rendrai un jour sa liberté aux sables. Leurs origines et leurs couleurs se méleront pour repartir à l’infini. 1 Fierté Fierté d’appartenir à ce monde, même déglingué. Fierté d’appartenir à ce groupe qui, chaque semaine, s’empare des mots, les malmène, les assemble, les rassemble. 2 Ta collection Une infime partie de ta collection de sable est chez moi. Le Continuer la lecture#chroniques #05 | Du sable

#chroniques #04 | Une vie qui passe

1Le Monde Pas question de tergiverser. On ouvre grand les portes. Maintenant ! Courez ! Courez ! Courez ! 2 De passage Une femme passe à cheval, la marée est basse et le spectacle est beau de l’équidé et de la cavalière. Elle rentre au centre équestre où elle a réservé une balade de deux heures. Deux heures avec une jument qu’elle sent sur Continuer la lecture#chroniques #04 | Une vie qui passe

≠chroniques≠02 Allers Retours

1 Le Monde Comment saisir le monde sans s’en emparer? 2 Le réel Clap de fin Le siège passager est marqué par l’usure et le temps. Sur l’assise, des traces blanchâtres, indéfinissables en corolles concentriques. Le tapis de sol s’effiloche et retient dans ses fibres des fragments de l’extérieur, de la poussière installée, des feuilles qui ont séché et se Continuer la lecture≠chroniques≠02 Allers Retours

≠1 chroniques ≠01 croisée des chemins

1 Le Monde Un monde qui est en sourdine est avide de se faire entendre et d’exulter 2 Le réel C’est à l’angle du Boulevard Montesquieu et de la rue Anatole France qui remonte vers Croix Saint Pierre, un quartier banal dont il n’y a rien à dire. Tout au long du boulevard qui relie les pompes funèbres au boucher Continuer la lecture≠1 chroniques ≠01 croisée des chemins

#chroniques #00 | Prologue

1 Le Monde Manquerons-nous au Monde quand nous n’en ferons plus partie ? Qui sait ? Peut-être parlera-t-il longtemps du bon vieux temps où il était peuplé par des humains ! 2 Allées et venues C’est un jour oisif, alangui. Rien ne se passe, rien ne survient. En ronronnement de fond, une série que les voisines regardent. Des plages musicales, des murmures. On Continuer la lecture#chroniques #00 | Prologue

#voyages #06 | Te le dire à toi

Arrivée à Claetimin’hs. Bien différente de mes débarquements successifs à Paris, Amsterdam, Bruxelles, Ljubljana, Dubrovnik, Lisbonne, Rome, Riga, Sofia ou Madrid, collection de capitales qui ont toutes leur charme, leurs ruines, leurs vestiges, leurs quartiers Art Nouveau, leurs tramways, leurs coupe-gorges supposés, leurs plages, leurs terrains vagues, leurs musées, leurs églises, basiliques, monastères, leurs bars, leurs terrasses où l’on finit Continuer la lecture#voyages #06 | Te le dire à toi

# Double voyage | Neuf lieux à Riga

Aleksandra Čaka iela Une grande artère, le taxi la remonte depuis la gare, elle est interminable, bruyante, décrépie, chaude, les façades sont hautes, à travers les vitres de la voiture le regard enchaine épiceries, laveries, rideaux de fer verrouillés, écriteaux qu’on n’aurait pas le temps de lire, même s’ils étaient en français, fast-food, un fleuriste qui a tenté le grand Continuer la lecture# Double voyage | Neuf lieux à Riga

#voyages #03 | mangé par l’absurde

Comment repartir, faire ses adieux, non seulement à la terre, sèche, réduite en poussière, non seulement aux manguiers, aux oliviers, aux caroubiers, non seulement au chemin sinueux qui rejoint le bord de mer, mais surtout à ? Comment ? Je rejette l’évidence qu’il faudra garder en moi les bambous, les toits de tôle, les lézards, je la crache. Comment ? Repartir est Continuer la lecture#voyages #03 | mangé par l’absurde