#40 jours #14| Traces

Ce ne sont plus que des traces. Elles ont encore un sens pour moi. Et je ne souhaite pas les perdre. J’ai méticuleusement emporté le dedans et le dehors de la table de nuit minuscule où reposaient les vestiges d’une vie qu’il avait pu conserver auprès de lui. Quelques jours plus tôt, il pouvait encore y avoir accès, tirer lui-même Continuer la lecture#40 jours #14| Traces

#40jours#16# de Kandy à Potosi à Kandy

D’abord j’ai imaginé aller à Kandy pour écrire sur Potosi. Mais je crois que cette question là n’était pas la bonne. Pas là. Mais où ? Dans cet enchevêtrement de questions sans hiérarchie, dans ces pistes multiples et inconciliables, dans ces idées à laisser venir et ordonner. Alors là laisser le rythme des mots et accepter la frustration des choix. J’ai Continuer la lecture#40jours#16# de Kandy à Potosi à Kandy

#40 jours #16 écrire dans la ville

Je n’écris pas dans la ville, écrire au sens matériel avec stylo carnet, ordinateur ou tout autre outil. Parfois j’essaie, j’emporte le nécessaire mais ces tentatives avortent de quelques gribouillis illisibles, il me faut alors me remémorer les circonstances, moi à tel endroit de la gare y faisant quoi? Les gens autour: ce couple devant deux cafés dans des gobelets Continuer la lecture#40 jours #16 écrire dans la ville

#40 Jours #16 | Dérive immobile

Écrire dans les marges des livres que nous lisons comme nous déambulons (à la recherche d’un ouvrage ou d’une place assise pour lire ou travailler ou rêver), dans les marges des bibliothèques. L’écriture c’est un temps qui nous fuit, que nous n’avons de cesse de tenter de rattraper, au ralenti. Écrire pour arrêter le temps. Savoir ou fixer son regard. Continuer la lecture#40 Jours #16 | Dérive immobile

#40 jours #14 | papiers des soupirs

Elle est assise à la table de la cuisine. Elle soupire : les passeports, bien sûr, les billets de bateau – cargo porte-conteneur transatlantique – il faut remplir les cases, noms et prénoms, ne pas oublier le deuxième nom, bien écrire en majuscules mais avec accents, et ce n’est pas tout, il y a le problème Dahlia ; elle, lui, l’enfant, ça Continuer la lecture#40 jours #14 | papiers des soupirs

#40 Jours #16 | dans les bleus

il faudra que je recherche – c’est quelque part ça ne fait aucun doute – une demande ou une réponse un dossier motivation on dit, quelque chose de ce vocabulaire – qu’est-ce que tu cherches qu’est-ce que tu veux – une résidence d’écriture un texte poétique oui, je me souviens au moins du titre – sans y croire une seconde Continuer la lecture#40 Jours #16 | dans les bleus

#40jours #06 | qui dirigent

cartes qui dirigent, cartes qui civilisent, organisent, rangent, limitent, pas de cartes chez les rêveurs d’Australie, mais des dessins à l’ocre sur les peaux, les rochers, et des pistes qui chantent, les cartes c’est nous, peuples à repères, à signes bavards, à double sens, avec notre monde parlant à l’infini de notre monde en dessous, nos premières cartes sur des Continuer la lecture#40jours #06 | qui dirigent

#40jours #05 | son heure

Ses savates se collent, décollent du lino beige, annoncent un silence d’horloge, lumière de sieste à travers les stores à demi fermés, odeur de chaleur, odeur d’été, reste de poisson dans le frigo frôlé parfois en clapotis doux par les lanières du rideau dans le courant d’air fin, courant d’air calculé au millimètre qui agite à peine le ruban rose Continuer la lecture#40jours #05 | son heure

#40jours #03 | Camille Claudel, un centre

Abritant les anciens avec leurs noms d’arbres, les fous avec leurs noms de fous, les structures spécialisées sont aussi des centres avec un grand C : CMP, CMPP, CREHAB, CH, CHU… Camille Claudel avec deux grand C est un nom de centre avec un grand C, centre de jour surtout, 20 rue Gaudichaud par exemple, non loin du centre commercial Continuer la lecture#40jours #03 | Camille Claudel, un centre