#40jours #38 | quand surgit le libre ?

Je marche vers moi-même et ne fais que me heurter, où est le libre ? qui pousse, écarte, grandit, tient debout, ouvre, le corps rétréci, indécis, recroquevillé. Où est le libre ? qui balaie, enlève, dépasse, trace fait surgir l’inconnu. Quand surgit le libre ? En soi, en dehors de soi | Frontière. Chez moi, en dehors de chez moi Continuer la lecture#40jours #38 | quand surgit le libre ?

#40jours #38 | nos murs

Les murs en nous dressés. Depuis nos fondations. Aux pierres bien serties depuis le réconfort de l’enfance. Avec sa tectonique du dedans. Et ses voix. Et ses silences. Et toutes sortes de tétanies. Et le trouble des rêves. Et sa terre remuée, fouillée. Et ces flux et reflux. Et ces exigences données comme un ordre. Et les pétrifications des ans. Continuer la lecture#40jours #38 | nos murs

#40jours #double | déviations sans incidence

Simple (résumé de la #26 ou mieux, lisez-là en cliquant ici)Près d’une gare au nord-est Paris, début d’été. Un enfant travaille avec son père bûcheron à rentrer du bois. Alors qu’il se repose et rêvasse en regardant le château voisin, il est surpris par une violente gifle de son père le rappelant à son labeur. En fin d’après-midi, l’enfant prend Continuer la lecture#40jours #double | déviations sans incidence

#40jours #double | Hors Piste … à te figurer intérieurement cette déprise du réel

Comme pour le pot de fleurs sur les belles verrines du vitrier de Baudelaire, ce jour une impérieuse envie de splatch collectif , c’est fantastique une vague de jeunesse qui se soulève en pleine ville, c’est fantastique de décoller des pavés et de trouver en dessous la plage ! pensee du matin * L’inattendu au coin de la rue Le Continuer la lecture#40jours #double | Hors Piste … à te figurer intérieurement cette déprise du réel

#40jours #double | ton corps est fait pour bouger

Tu ne sais pas si ça va continuer longtemps comme ça, si ton corps va continuer à bouger marcher traverser ces journées saisies de bleu et de chaleur, s’il ne va pas te lâcher pour une raison ou pour une autre, d’ailleurs tu commences à avoir des hallucinations, il y a comme une ombre qui se manifeste à certaines heures Continuer la lecture#40jours #double | ton corps est fait pour bouger

#40jours #double | entre deux eaux sombres

J’arrive au milieu du pont, exactement-là où on m’a indiqué. Depuis longtemps, j’ai arrêté de venir avec un bouquet ou une de ses fleurs préférées. J’empoigne le parapet d’acier, j’avance le buste et je me penche au-dessus des eaux sombres. On ne voit rien. Pourtant je le sais, on me l’a dit, ils sont là. Ils sont là ces gros Continuer la lecture#40jours #double | entre deux eaux sombres

#40jours #26 | décoller

La première chose que fit Danielle quand on lui remît les clés l’appartement de la rue du Dôme, fut d’arracher les papiers peints. Ils étaient recouverts d’un film gras jaunâtre de nicotine et de poussières mêlées. Le précédent propriétaire, gros fumeur de pipe, n’avait jamais repeint son appartement. À cause son tabagisme frénétique, personne ne venait plus lui rendre visite Continuer la lecture#40jours #26 | décoller

#40jours #37 | à la toute fin du Finistère

Les anciens d’elle disaient : « Qui voit Sein, voit sa fin ». Ils racontaient les naufrages, les bateaux éperonnés sur les récifs, les marins engloutis, le village peuplé de veuves et d’orphelins. Avant ma fin, j’aimerais la revoir. Je la revois en pensée cette île du bout du monde, battue par les tempêtes, balayée par le vent.. Lovée au Continuer la lecture#40jours #37 | à la toute fin du Finistère

#40 jours #25 | Les Grands Champs

Les volets n’étaient pas blancs. C’était couleur locale avant. On est dans les derrières de Sauveterre. Dans les hauteurs du coteau. Une petite route sinueuse qui monte doucement. Il y a une haie d’arbres le long et un grand pré avec un petit bois. L’ombre y est dense. La ville reste invisible. On est sur une petite route de campagne Continuer la lecture#40 jours #25 | Les Grands Champs

#40jours #38 | Illimitée

Terre corps treillis de frontières lignes de démarcation inscrites au carrefour des mémoires des lieux des langues défaire une à une les marques de la séparation rendre à la terre corps ce qui lui appartient le passage on y parvient parfois entre chien et loup quand plus rien n’empêche la navigation du rêve qui recrée les liens tente de restaurer ce Continuer la lecture#40jours #38 | Illimitée