#40 jours #16 | Lieux-mentis

Parfois je rêve qu’on me jette en prison. Je suis victime d’une injustice, seuls les vrais les gens qui comptent le savent, mais ce qui compte dans ce rêve, c’est que je suis coupé de tout et que je suis enfin tranquille pour écrire, lire, lire, écrire encore. Dans ce rêve, une pensée plutôt, un film que je me repasse Continuer la lecture#40 jours #16 | Lieux-mentis

#40 jours #04. Pas sur les traits

Bitume. Noir granuleux entre les roues. Numéros peints. Entre deux lignes. Blanc sale. Seuil trottoir bordure grise retenant des blocs emboités. Pas vraiment rectangles. Plutôt en légère forme de S imbriqués. Bordure de nouveau. Limite avant goudron. Ancien celui-là. Flaques séchées de noirs plus récents par-dessus les nids de poule. Ciment gris râpeux, empreintes de pattes de chien, en creux. Continuer la lecture#40 jours #04. Pas sur les traits

#40 jours #32 | Tarmac

Ça se passe sur le tarmac, un tarmac qui pourrait ressembler à tous les tarmac du monde, la nuit, avec la lumière des projecteurs sur les terminaux, celles des salles d’embarquement derrière les baies vitrées, celles de la tour de contrôle, les bandes lumineuses qui matérialisent la piste, les moulinets alphabétiques des sémaphores agitant leurs bâtons de 26 centimètres avec Continuer la lecture#40 jours #32 | Tarmac

##40 jours #23 | La Porte de Sauveterre

Ah ça y est, on s’réveille !? … b’jour Martine… T’es le premier, les autres dorment encore. Vous êtes couchés à quelle heure ? Haussement d’épaule. Sinon, bien dormi ? … oh… la tête… Tu veux un truc ? Doliprane ? … ça cogne… pas de refus… Martine part dans la pièce à côté. — Un temps… ouais, la nuit… ça va, mais c’est court… Continuer la lecture##40 jours #23 | La Porte de Sauveterre

#40jours#30 | 2: le corps fiévreux

Dessiner des arabesques avec les doigts, lire chaque pli, deviner chaque creux, des cicatrices amies devenues, des muqueuses huilées, des poils caressés, des douleurs abandonnées, le bas-côté accueille les cris des corps censurés d’amour. Je parcours mon corps, le décortique apprend à le comprendre de loin, sensible à chaque effleurement, chaque pique dos, chaque élancements peau, chaque saignements, maux de Continuer la lecture#40jours#30 | 2: le corps fiévreux

#40jours #25 | 85 rue Haxo

Le soir tombe. Derrière le portail, l’allée. Avant le portail, la rue, la pente, les boutiques s’allument, la rue dévorée par le ciel. Quelques jeunes gens au bas d’une épicerie parlent fort. Le livreur attend. Autrefois la foule. Collections d’articles, collections de bouteilles, alignement banal. Les entrées d’immeubles se succèdent. Commerces, résidences, plaques dorées : avocat, psychologue. Une petite musique Continuer la lecture#40jours #25 | 85 rue Haxo

#40 jours #32 | Agglomérat villes livres

Une ville derrière ses hautes murailles, jaunes de soleil et de chaleur. Une longue, très longue guerre de siège. Depuis les hauts remparts, écouter les cris, entendre le fracas des combats et voir se mélanger la poussière de la plaine avec le sang des héros. Toujours été du côté des assiégés. Ces ruines de villes antiques sur des falaises, des Continuer la lecture#40 jours #32 | Agglomérat villes livres

#40jours#32#de tout petits lieux

La ville, toujours la ville. Pourquoi la ville ? Pour y habiter avec des vivants (pas que mais), y vivre des événements (je ne questionnerai pas ici la notion d’événement, ce n’est pas le lieu), mais moi je ne me souviens pas des rues, des bâtiments, des places, des fleuves dans les romans que j’ai lus. D’ailleurs je ne me souviens Continuer la lecture#40jours#32#de tout petits lieux

# 40 jours – # 31 | Garonor

Dans le film qu’on se compose à l’esprit, et que je projette mentalement sur l’écran de la télé en écoutant du son, je nous vois dans cette galerie marchande, un peu spacieuse et vide au début, clinquante, neutre et vide, vitrinée, comme dans les films hirsutes de Fassbinder, où un homme saute et court à toute allure là-dedans, il fuit Continuer la lecture# 40 jours – # 31 | Garonor