#été2023 #03 | La rue

Je ne suis pas entré dans la maison à reculons. La curiosité d’un enfant est toujours plus forte que la crainte de ses conséquences éventuelles. J’y ai pénétré néanmoins avec appréhension. Mon exploration se termine par un bruit de moteur et le claquement de portières,. Il faut s’enfuir. Sinon la peur diffuse deviendra terreur réelle . Et comme je l’ai Continuer la lecture#été2023 #03 | La rue

#été2023 #03 | Prunes café et goyaves vertes

Comme je le disais, ma mère nous laissait quasi nues ma sœur et moi. Les enfants jouaient, garçons en slip et fillettes en culotte, dans la campagne de Bergette, encore au milieu des années 70. Ils couraient dans les chemins en tuf pour cueillir des goyaves et des mangues quand c’était la saison. Ils n’avaient pas peur des bœufs qui Continuer la lecture#été2023 #03 | Prunes café et goyaves vertes

#été2023 #03 | les bannis

Alors comme je le disais, le renard avait disparu aussitôt après être apparu, un éclair roux, et  aussitôt deux pièces d’or à la place des yeux. Il n’avait jamais vu de renard. A l’école on leur lisait le roman de Renart, il avait donc retenu  que l’animal était futé, mais celui-là pas tant puisque toujours enchainé. Alors il a demandé à Titi Continuer la lecture#été2023 #03 | les bannis

#été2023 #03 | rooftop

Comme je le disais, elle ne sait pas trop où elle en est. Dans cette maison, d’ailleurs personne ne sait trop où il en est. Elle, elle a quoi, une quarantaine d’années, elle parait plus jeune, ses cheveux blonds qu’elle a laissé pousser et qu’elle coiffe en nattes, en tresses, en queue de cheval, selon l’humeur généralement plutôt gaie, elle Continuer la lecture#été2023 #03 | rooftop

#été2023 #03 | dans le suspens de l’air

Comme je l’ai raconté, la femme était affairée quand j’ai rencontré son ombre. Je n’ai pas bien vu ce qu’elle faisait, ne m’étant pas suffisamment rapprochée. Était-elle en train de lire ou d’écrire ? Plutôt s’occupait-elle à broder ou épluchait-elle des légumes avec l’application des gens qui aiment les choses bien faites ? Je ne sais pas pourquoi mais je ressens à Continuer la lecture#été2023 #03 | dans le suspens de l’air

#été du roman #03 Stein | la lettre

Cette histoire de parfum et de lettre trouvée dans un placard de cuisine on ne va pas en faire un roman a dit Marianne à Bérénice (à chacun des enfants un prénom de théâtre : Marianne, Bérénice, Camille le fils… et Lisette); Lili la dernière, partie à vingt ans, géomètre de formation : trente qu’elle vit dans l’état de New York ; Continuer la lecture#été du roman #03 Stein | la lettre

#été2023 03 | Florida, Séraphine, Oum et Félix

Sous la couverture, comme je l’ai dit, Florida dormait, ou essayait tant bien que mal de dormir et comme je l’ai dit, Florida n’était pas seule, elle avait avec elle ses frères et sa sœur et comme je l’ai dit son frère s’appelait Gaspard mais je n’ai pas dit le nom de son autre frère et de sa sœur, et Continuer la lecture#été2023 03 | Florida, Séraphine, Oum et Félix

été 2023 #03 | G.Stein | Comme je l’imaginais…

« Comme je le disais, dans sa vie plus jeune, elle était complètement avec eux et pourtant, c’est à ce moment-là qu’elle était le plus coupée d’eux, car la vie future commençait alors à compter dans l’être, le sentiment et l’action de chacun d’entre eux et, de plus en plus, sa vie future était certainement différente de celle de ceux qu’elle Continuer la lectureété 2023 #03 | G.Stein | Comme je l’imaginais…

#été2023 #03 | The Neighbors

Plus personne pour s’occuper des chats. À l’époque il y avait la dame du 2630, on pouvait lui faire confiance, mais elle est partie, comme tout le monde est parti de ce quartier. Les deniers temps, je demandais à ma belle-sœur : « Est-ce que tu crois que les voisins vont s’occuper des chats ? » Elle me répondait oui, oui, bien sûr — Continuer la lecture#été2023 #03 | The Neighbors

#été2023 #02bis | Dômes

En fin de journée, quand il n’y a pas trop de vent, le ciel se fait transparent, dais de lumière sur les rues tranquilles. Il en faut du temps pour arriver dans cette ville posée comme une île au milieu du sable. Le voyage en bus m’a donné le tournis, le vertige du vide pour mon oeil de citadine occidentale Continuer la lecture#été2023 #02bis | Dômes