#P4 / Occidentation

girouette

Pour mettre votre interlocuteur à l’aise, placez-le en position géographiquement neutre. Car s’il est à l’ouest, vous aurez du mal à orienter la conversation. …Tu appelles ça comment ? … le Feng Jouy ? … non, je n’en ai jamais entendu parler… je t’assure… si je suis à l’ouest ? Je ne crois pas. Regarde, j’ai le soleil en face… C’est vrai, ça dépend Continuer la lecture#P4 / Occidentation

GNAGNAGNA

Elle m’a…           Elle m’a dit …                     gnagnagna J’y crois pas Elle avait son air de peste, son air de celle qui dans les réunions disait –oui- alors qu’elle pensait –votre truc, je le ferai pas- Elle m’a dit gnagnagna Et ce gnagnagna m’a atteint de plein fouet comme la foudre fend un arbre en deux. Le ciel était Continuer la lectureGNAGNAGNA

#P3 | Des fourmis dans les jambes

De bonnes raisons de manger des insectes !> Bonne pour l’environnement et la santé, la consommation d’insectes s’avère également savoureuse ! Les recettes que nous vous proposons utilisent des insectes comestibles que vous pourrez facilement vous procurer auprès de revendeurs agréés. Parmi les espèces que nous privilégions figurent les incontournables grillons (entiers ou en farine), criquets, cigales, fourmis tisserandes et Continuer la lecture#P3 | Des fourmis dans les jambes

#L4 Les pilotis entre lesquels coule cette eau

J’irai cracher sur vos tombes de Vernon Sullivan. Des points de netteté dans le déséquilibre, une avancée à l’aveugle comme un éblouissement. Cheminer entre le sérieux et la farce du monde dans une tension extrême. Le Mur de Jean-Paul Sartre, marcher sur une lame, se promener au bord de cette frontière mince, faire des cercles infinis autour d’un basculent imminent, Continuer la lecture#L4 Les pilotis entre lesquels coule cette eau

#L3 | Trois vies

(suite de #L2 | Les jaunes ) Pieds nus. Mes pieds nus reposent à plat sur le bitume brûlant, je recommence peu à peu à sentir la chaleur. J’ai du mal à dormir à même le sol maintenant. J’ai du mal à rester assis et quand mes mains touchent le goudron, je les ramène vite vers mon ventre pour les Continuer la lecture#L3 | Trois vies

#P4 Juste un peu au bout…

Dans le genre expression qui ne veut rien dire, mais qui en dit tellement à la fois, il y en a une que j’utilise souvent « j’suis un peu au bout de ma vie, là ». Alors non, je ne suis pas sur mon lit de mort, agonisant et attendant de pouvoir dire au revoir aux miens dans une dernière Continuer la lecture#P4 Juste un peu au bout…

#L4 Sentimenthèque

Il n’y a pas d’ordre dans cette liste, du plus important au moins ou inversement, c’est plutôt comme une sorte de constellation. De Dickens : David Copperfield, pour l’enfance, son absolu dénuement et sa rédemption du monde. De Dostoïevski : L’idiot, pour les mêmes raisons mais une toute autre forme. De Passilinna : Le lièvre de Vatanen, pour mon attachement à cette Finlande Continuer la lecture#L4 Sentimenthèque

#comme | Je t’attends comme

Je t’attends comme le réverbère éteint — ampoule cassée il y a longtemps par l’enfant maladroit— Je t’attends comme tu arrives en voiture et je te dispute Je t’attends comme je te veille dans le noir comme dans la lumière du jour Je t’attends comme l’arrêt de bus, je lève la main je veux monter te laisser l’arrêt vide Je Continuer la lecture#comme | Je t’attends comme

#comme | Je te cherche comme la boîte en carton

Je te cherche comme la boîte en carton que j’ai démantibulée hier pour qu’elle entre dans le container La boîte en carton cachée bien classiquement au fond du grenier OU Rangée sous le bureau avec une pile de  Boîte Boîte Boîte Boîte Boîte En carton bien étiquetées OU Pourquoi pas Enterrée au pied d’un grand sapin Le plus grand Du Continuer la lecture#comme | Je te cherche comme la boîte en carton

L’inconnu en archipel

Ce que son frère fabrique, toutes ces journées dans son périmètre, à n’être qu’un regard, aux aguets. Si sa sœur savait qu’elle est amoureuse. Ce qui s’en suivrait. Ce que son père exerce comme métier auprès du maire de la ville que le sable envahit sans cesse et que les femmes et les hommes déblaient sans cesse. Le pourquoi des Continuer la lectureL’inconnu en archipel