25 rue des Marais

À la mi-juillet 1851, Baudelaire est de retour à Paris, au 31bis rue des Marais (ou rue des Marais du Temple, ou rue des Marais Saint-Martin) puis chez Jeanne Duval, au 25 de la même rue. Comme la plupart des lieux où il a vécu, cette maison a disparu, la rue elle même n’existe plus. La rue des Marais reliait Continuer la lecture25 rue des Marais

Dernier domicile avant la Belgique

« J’étais mort sans surprise et la terrible aurore / M’enveloppait… ». Deux chambres vous font un « havre de paix » dit Pichois, sans rire ; c’est rue d’Amsterdam, à l’hôtel de Dieppe au 22. On n’y trouve plus désormais qu’un marchand de kebab, une façade vitrée que pour l’heure on ne franchit pas. On se contente d’y observer derrière un comptoir des cuistots Continuer la lectureDernier domicile avant la Belgique

le côté étroit

De nos jours une grande porte cochère s’insère dans la façade de plâtre blanc entre pans de pierres nues, portant à droite le numéro 5, à gauche le numéro 7… de nos jours, et peut-être depuis l’origine, puisque, malgré l’unité créée par cette peau d’un blanc uni, malgré la parenté, due sans doute à des dates de construction assez proches, Continuer la lecturele côté étroit

LE GARNI

Je ne l’aurais pas vu si je n’étais pas entrée dans la photo d’avant. La rue pourtant, tant de fois sillonnée dans les deux sens, jusqu’au 16, là où se trouvait la galerie Erval dans laquelle, par hasard, des années après la fuite, j’avais vu accrochées les grandes encres noires, je croyais la connaître : en marchant à ce moment-là, je Continuer la lectureLE GARNI

Ils ne veulent plus sortir ! (Étude de la grande Maladie de l’amour du Domicile. Raisons de la Maladie. Accroissement progressif de la Maladie.)

Ils ne veulent plus sortir ! C’est la grande peur du moment. Les parents le disent des enfants. Les grands enfants le disent de leurs vieux parents. Ils ne veulent plus sortir ! Les enfants sont de plus en plus calmes. C’est comme s’ils étaient rentrés en eux-mêmes, partis chercher un mystérieux trésor aux tréfonds de leur être. De l’extérieur, cette quête Continuer la lectureIls ne veulent plus sortir ! (Étude de la grande Maladie de l’amour du Domicile. Raisons de la Maladie. Accroissement progressif de la Maladie.)

Le petit parking

(là commençait le muret, un bond et nous étions en hauteur, nous jouions les équilibristes, nous nous prenions pour des funambules, nous élimions nos vestes en les frottant aux arbustes – acacias, charmes, tuyas ? – c’était juste après la maison de la muette et il y avait un parking, de ceux qu’on appelle en épi, c’était un petit parking, il Continuer la lectureLe petit parking

Oui !

Chute dans la mer des dangers, tu flottes sans peur  Au jardin de paradis tu as rencontré la poésie Dans le désir avoir la patience Grain de sable que tu garderas pour ne jamais oublier Les baisers cannibales et les baisers de tendresse Jour et nuit, ombre et lumière, visiter la part d’inconnu Marcher, respirer l’énergie de l’univers qui nous Continuer la lectureOui !