Baudelaire #1 Feu Folies

( je suis tombée sous le charme de cette enseigne en néon rouge au cours d’une nuit sans fin, entrainée par deux amis qui fréquentaient la boîte régulièrement et connaissaient autant les videurs, les barmaids et les barmans que les DJ,  sans oublier à l’étage, dans un recoin un peu secret, les dealers d’ecstasy — mes deux amis y étaient Continuer la lectureBaudelaire #1 Feu Folies

19 Quai Voltaire

« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner ». Georges Perec in Espèces d’Espaces. Baudelaire en a franchi bien des espaces. Pour sûr, il s’est souvent cogné mais a rebondi toujours ! Elle a fait un long rêve cette nuit. Un déplacement à Paris, une réservation à l’hôtel du Quai Voltaire Continuer la lecture19 Quai Voltaire

Baudelaire #5 | chambres, enquête, fantômes

Ouvrir fenêtres dans Street View. Buter, buter contre portes cochères lourdes, closes. Buter, buter contre verre sécurit des vitrines opaques. Buter, buter contre têtes floues. Buter, buter contre silence. Silence de la ville. Ce jour, à seize heures et quarante-deux minutes nous, capitaine Pimodan d’Hautefeuille assisté du sergent d’Anjou, avons procédé au contrôle d’un homme de type européen qui déambulait Continuer la lectureBaudelaire #5 | chambres, enquête, fantômes

Baudelaire #1 | la forme d’une ville, écrire une parenthèse

(Restera quoi dans cinq ans ? Juste des souvenirs. Les tiens et ceux de qui comme toi ici. T’es pas dans leur crâne. Les affiches disent tout raser pour rebâtir haute façade de verre avec lumière vive du dehors. Combien de temps toi, entre les murs orangés, presque saumons, de cet espace chantier ? Comme en apnée avec cette boule Continuer la lectureBaudelaire #1 | la forme d’une ville, écrire une parenthèse

Lieux int dits

En me rendant au 60 de la rue Pigalle je ne pensais pas revoir la 4L blanche de ma mère ; j’imaginais plutôt y projeter Baudelaire. Une fois par mois, ma mère s’arrêtait rue Pigalle. Nous l’attendions, mon frère et moi dans l’automobile garée en double file devant le 60, ou le 62, de la rue. Elle se tournait vers nous Continuer la lectureLieux int dits

Rue d’Amsterdam, quelle histoire.

En temps réel, dix heures il a fallu. En temps de lecture il faudra cinq minutes. Je suis allée quarante-huit fois à Paris pourtant, enfin dire que j’ai traversé le périphérique quatre-vingt seize fois est plus exact, de la porte d’Italie à la porte de La Chapelle mais pour aller en Picardie, à côté d’Amiens, dans un tout petit village, Continuer la lectureRue d’Amsterdam, quelle histoire.

JEU-BAUDELAIRE

Correspondance « La Nature est un temple familier où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles L’Homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers… » Voici « mon » Baudelaire, ceci et Paris (voir plan).  Laisser voler Baudelaire, comme on lance un cerf-volant. Écouter sa musique, se laisser emporter au gré des signes, du hasard, Continuer la lectureJEU-BAUDELAIRE

Basculements

Depuis l’enfance, assiégée par le basculement de situation, comme si elle était une funambule dont la ligne périlleuse s’est tracée depuis son premier cri et sur laquelle à tout moment tout est sur le fil du rasoir, au bord d’un gouffre ! Vie heureuse et paisible suivie de départs imposés et déchirants, fête joyeuse et pointe de couteau dans le gâteau Continuer la lectureBasculements

Résonance

Baudelaire, le seul mot qu’il suffisait de prononcer en cas d’urgence quand nous étions en mission à Paris. Ceux qui éventuellement pouvaient nous écouter s’efforçaient immédiatement de décrypter le code. Cela n’avait aucune importance. Les décrypteurs n’avaient aucune chance. Baudelaire n’était pas un mot codé. Il désignait simplement ce dont nous avions besoin dans une situation extrême, en cas d’exfiltration Continuer la lectureRésonance