#anthologie #21 | Vies annotées

Tu es tout l’inconnu assemblé en un seul corps (1). Ce corps gracile. Ces bras immenses où jouent l’enfant qui te sourit (2). Cet enfant main sur la bouche où retentit ton cri. Un cri de mère planté à la racine des dents (3). Ce cri d’enfant qui dit maman n’est pas le tien. Pourtant il est le sang qui Continuer la lecture#anthologie #21 | Vies annotées

#anthologie #24 | gens qui dorment

Il était allongé sur le côté gauche, le bras droit posé sur le flanc droit, le bras gauche allongé en angle droit avec le corps, la tête reposant sur le biceps gauche, le menton légèrement baissé entraînant la tête vers la poitrine. Yeux fermés,de temps en temps ils les plissaient. Etait-ce une réaction à un stimuli extérieur? à une pensée Continuer la lecture#anthologie #24 | gens qui dorment

#anthologie #23 | mur

Au début, on gratte avec l’ongle, on détache un petit bout et on tire le plus délicatement qu’on peut, un lambeau vient, puis un autre, le geste se précise, on déchire avec soin, des lanières de plus en plus régulières, du bas vers le haut, de longs lambeaux, ici un imprimé de fleurs. On déchire, vient la couleur, vole la Continuer la lecture#anthologie #23 | mur

#anthologie #24 | grands fermés

Ce que je sais d’elles et eux, c’est le peu qu’on ose laisser passer quand on se présente à des inconnu·es que quête commune et hasard vont nous faire côtoyer quelques instants. Bien sûr j’ai laissé trainer une oreille attentive et distraite : syndicaliste, assistance publique, trotskard, grands enfants, radiothérapie, … des mots de vies normales avec leur dose de Continuer la lecture#anthologie #24 | grands fermés

#anthologie#24/ Le dernier enregistrement (5)

Partie de campagne à Tiaret Dès que le patron de Louiso lui donnait l’autorisation de garder sa traction pour le week-end. C’ était la fête. Toute la famille  s’entassait dans la Citroën pour la petite expédition vers le paysage vallonnée de Tiaret. L’air  frais des montagnes de l’Atlas rendait le paysage plus vert et changeait de l’aridité  et de la Continuer la lecture#anthologie#24/ Le dernier enregistrement (5)

#anthologie #22 | la maison rouge hier et aujourd’hui

Le lieu réel (aujourd’hui) bien moins saisissable que le lieu mémoriel (hier). La maison rouge est toujours là. Au bout de la rue et après d’autres maisons bien alignées, comme alors, il y a la mer. Au bord de la rue et du trottoir, une grille que quelqu’un doit toujours aller ouvrir pour y faire entrer la voiture –qui peut-être Continuer la lecture#anthologie #22 | la maison rouge hier et aujourd’hui

#anthologie #24 | Pas de la fiction

Comme un souffle léger, comme le vent pour soulever une plume, je l’appelle souvent ma plume. L’envie de se mettre juste à la sortie de l’air devant son nez, de s’allonger à son côté et de le sentir passer sur mon visage, prendre son rythme, le suivre, respirer avec elle. Ce rythme apaisant, un rythme apaisant c’est régulier, sans grandes Continuer la lecture#anthologie #24 | Pas de la fiction

#anthologie # 23 | la fenêtre

C’est ainsi. A chaque fois que je passe dans leur rue, je ne peux pas m’empêcher de relever la tête vers leurs fenêtres, celle du salon à trois battants, et celle, basculante de la cuisine. Je regarde surtout celle du salon car c’est dans celle-ci que pointaient soudain leurs têtes quand j’arrivais (souvent) en retard. Les éléments de la cuisine Continuer la lecture#anthologie # 23 | la fenêtre

#anthologie #20 l La pellicule des mythes

Tu es tout l’inconnu assemblé en un seul corps. Ce corps gracile. Ces bras immenses où jouent l’enfant qui te sourit. Cet enfant main sur la bouche où retentit ton cri. Un cri de mère planté à la racine des dents. Ce cri d’enfant qui dit maman n’est pas le tien. Pourtant il est le sang qui enfante l’autre mais Continuer la lecture#anthologie #20 l La pellicule des mythes

#anthologie #24 | le groupe apaisé 

Ils dormaient — et pour une fois ils n’étaient pas simplement allongés écrasés au sol voulant l’épouser  ne le pouvant mais ayant sombré en lui tout de même désireux de se perdre mais avec un rien de tension dans l’épaule ou le cerveau prêt à la défense, ils dormaient vraiment. Ils n’étaient plus là ou le monde n’était plus là Continuer la lecture#anthologie #24 | le groupe apaisé