#L5 I Broder d’or la poussière ou Le dytique

Partie III – Cacophonie (…) les bruits assourdis par l’eau, et parce que certains d’entre nous ne sont pas des hommes, mais bel et bien des saumons. Madame vous savez, cette porte n’a pas toujours grincé. C’est qu’autrefois, les gonds étaient huilés, soigneusement, par l’homme de la maison, l’homme aux chiens. Une huile collante, odorante, couleur garance. La main gardait Continuer la lecture#L5 I Broder d’or la poussière ou Le dytique

#L5 L’image déchirée que l’on a de soi-même

Inutile de dire que c’était un moment de folie, que les actes pratiqués appartenaient à un autre, parce que depuis longtemps les démons se pressaient contre les tempes, grouillaient dans les veines, s’emparaient du corps comme d’une charogne qui déjà transperçait la cuirasse de laine, gagnait sauvagement du terrain dans la fourmilière de l’inévitable. C’était pourtant un chemin qui paraissait Continuer la lecture#L5 L’image déchirée que l’on a de soi-même

#L5. madame Lhure

– Oh vous alors. Et les impôts qu’est-ce que vous en faites ?– Moi ? Rien. J’en paie pas. Et j’ai tout mon temps. Au fait, je descends en ville. Les vacances tous les jours. Restée seule pour quelques instants dans sa boulangerie, madame Lerieste réfléchissait. Elle se trouvait bien embêtée. Elle aurait voulu lui clouer le bec à cette madame Lottre. Continuer la lecture#L5. madame Lhure

#L3 – #L5 De proche en proche

Suite de #L2 Chemin blanc La croiser pour la première fois, en bas de ce chemin où je marche absent des champs environnants, partout des parcelles vertes, et d’autres en bandes étroites labourées profondément bordées de vignes plantées en rang, une succession de contrastes où circule ces couleurs exquises débordantes de vie, mes pieds entrainés par le chemin qui s’incline, Continuer la lecture#L3 – #L5 De proche en proche

Campagne sélénite

Les bottes de foin cylindriques dans les champs simplifient l’été, du moins en apparence. Leur rotondité compacte, de haute densité, se dissémine, placide et débonnaire, réconfortante, stable. Parsemés sur les champs fauchés, des cheveux de foin mis en chignons mellifluents. Un pesant amarrage du cycle fertile terrien dont ils témoignent, évidents et réservés, toujours un peu en retrait. On les Continuer la lectureCampagne sélénite

#L5 | Particules

Le soleil règne, indéboulonnable dans son royaume d’azur. Depuis tellement de jours que l’on ne sait plus vraiment à quoi ressemblerait le ciel autrement. Prenez quelque chose qui ne bouge pas beaucoup, comme une cabine téléphonique ou un muret bétonné, il serait possible de revenir tous les jours à la même heure et d’en tirer une série de photos identiques. Continuer la lecture#L5 | Particules

#L3

Voix 1 Quand? Après coup, ce n’est pas difficile à savoir. Je sais exactement où j’étais à ce moment-là, au même endroit que maint’nant. À bien y chercher d’ailleurs, j’faisais sûrement ce que j’fais maintenant. De l’inutile en boîte, une palette de boîtes d’inutile. Mais je l’fais bien. Si j’avais pas été là où j’étais, si j’étais pas là où Continuer la lecture#L3

#L4 | LIRE

Je lis -beaucoup, trop. Je perds mes livres les plus chers -ou je les offre. Je n’ai jamais eu de mémoire et c’est un handicap. Le travail de se pencher sur ma Sentimenthèque (quel joli néologisme !) est d’autant plus intéressant pour moi, même s’il est très, très dur de s’arrêter à dix livres… Il y en aura donc un peu Continuer la lecture#L4 | LIRE

#L5 PODOLSKI REMIX (matrice n°2)

1.TEXTE SOURCE : une impro-remix de trois fragments de Sophie Podolski & de bonnes mains lui ont délacé les bottines & nous – si bons si justes – lui avons servi la soupe & il en prit trois assiettées & il ne leva pas les yeux & nous ne lui montrâmes pas les dents & nous lui sourîmes & nous Continuer la lecture#L5 PODOLSKI REMIX (matrice n°2)

#L5 la paix

le chœur de Sodome et Gomorrhebavardages ! Il s’agit bien de justice et de justes(c’est l’archange, le rôle, pas le chœur) c’est un peu cette époque-là – un soir, un appel téléphonique disait qu’elle avait tellement peur – on est allés la rassurer il était tard il faisait nuit c’était vers la Nation et plus tard il y aura cette même Continuer la lecture#L5 la paix