#L2 | on ne

On ne prononce pas le H dans je te hais. On n’invite pas le voisin comme ça, juste pour faire connaissance. On n’utilise pas « trop » en emphase du « très », le trop a une connotation négative. On n’en fait pas trop, on mesure ses élans. On ne veille pas à « sujet verbe complément » comme dans les dissertations, ce n’est pas systématique Continuer la lecture#L2 | on ne

#L4 | Appel au livre appel au monde

De Enid Blyton : Le  club des cinq :  mon premier amour : Mick. De Dumas père : pour l’urgence à remonter chez moi  retrouver Edmond Dantès. De Rimbaud : la liberté, les poches trouées, le frou frou des étoiles. De Joyce : la touffeur  époustouflante repoussante. De Camus : la découverte que l’on a le droit d’ être autre, que l’on peut ne pas adhérer au Continuer la lecture#L4 | Appel au livre appel au monde

#L3 | Chemin d’Agoretta

Ses yeux sont encore plissés de nuit tapissés de sommeil lorsqu’elle courbe le dos pour s’incliner, pour voir à qui Robert a ouvert la porte en bas si tôt le matin. La première marche de l’escalier grince, l’une de ses oreilles siffle, un train vient de passer, au ralenti, la gare est juste un peu plus bas, elle ne sait Continuer la lecture#L3 | Chemin d’Agoretta

#L4 | Puiser des forces dans sa sentimenthèque

Ces lectures d’enfance où seul sur l’îlot de mon lit je voyageais avec Sans famille d’Hector Malot, Michel Strogoff de Jules Verne, Michaël chien de cirque de Jack London, Le grand Meaulnes d’Alain Fournier, Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, Robinson Crusoé de Daniel Defoe à moins que ce soit la version de Michel Tournier Vendredi ou la Vie Continuer la lecture#L4 | Puiser des forces dans sa sentimenthèque

L#3 Quatre visages

La voyageuse Je suis partie sur un coup de tête. J’avais décidé de tout quitter sans définir le lieu de destination. J’avais décidé de me laisser emporter au gré de l’eau et du vent. Je mesure déjà combien mes carapaces égotiques sont risibles, superflues. En partant ainsi j’ai le sentiment de m’être mise à l’épreuve de l’inattendu et des forces Continuer la lectureL#3 Quatre visages

# L4 sentimenthèque en devenir – essai

d’Edith Wharton: la neige écorche longtemps après la chute .Le nom d’ Ethan From ouvre encore une émotion que lire au ralenti n’a pas éteinte. de Victor Hugo: Olympio pleure . L’alexandrin berce un chagrin de fin d’enfance. On n’en rougira pas. de Garcia Marquez: le temps s’accroche aux noms qui recommencent . Carthagène des Indes ,un monde relié en Continuer la lecture# L4 sentimenthèque en devenir – essai

#L3 | Nous sommes si nombreux dedans

Ils passent si nombreux et disparaissent. N’ouvrez pas plus par pitié. La lumière brutale brûle les fils, elle avale la chlorophylle des ramures. Laissez-moi dans la pénombre, laissez- moi flotter dans le brouillard du feuillage, je ne connais pas les contours, tout se mélange, je me déplace dans les couloirs d’un monde sans lumière/ maintenant et à l’heure/ je devine Continuer la lecture#L3 | Nous sommes si nombreux dedans

#L4 | Mes 10, et l’ordre ne compte pas

De Mes Amis d’Emmanuel Bove, pour l’écriture de la velléité et de la solitude, le peu d’intrigue, la forme simple et ultra efficace, la géniale subtilitéDe Tristram Shandy de Laurence Sterne, le plaisir de se perdre dans les digressions, trouver ce foisonnement délicieux, ne pas savoir si le livre a un sujet et aimer ça.De Les saisons de Maurice Pons, Continuer la lecture#L4 | Mes 10, et l’ordre ne compte pas

#L4 sentimenthèque

de Camus : l’Étranger. Infinie marche éblouie au milieu du soleil jusque dans le four des cris – des mots fous d’errance désincarnée une vie dépouillée jusqu’à l’effarement, dénudée à l’os posée au bord du monde éternel et indifférent. Être parlé comme un poisson dans les mailles du filet – malgré et en dépit – S’y tenir absent jusqu’au vertige. Parler Continuer la lecture#L4 sentimenthèque