#P6 à quoi tu penses

Pour P6 dimanche –25 1 enregistrement – 17h04 – 87, 88, 89 (toujours eu une difficulté avec le vocabulaire) – ici un ceviche, une première en cuisine – concernant l’épiphanie, soit la vérité toute nue – enfin seul – enfin je n’y comprends rien et c’est tant mieux – en cuisine samedi – 248 enregsitrements (de 8h53 à 11h15) – Continuer la lecture#P6 à quoi tu penses

#L6 | Avant le bois, les jours

Le premier jour d’avant elle put enfin aller visiter un musée, voir l’exposition pour laquelle elle avait pris rendez-vous. Avec son smartphone elle avait photographié plusieurs tableaux de peintres animaliers du XVII et XVIII ème siècle. Le deuxième jour d’avant elle prit le temps de sélectionner dans les photographies prises la veille au musée celle d’un tableau de Nicasius Bernaerts Continuer la lecture#L6 | Avant le bois, les jours

#P6 | Une semaine de solitude

Lundi. Dans l’encadrement de la fenêtre, je prenais soin, machinalement, de passer le balai sur une toile d’araignée. Depuis plusieurs semaines, j’imagine la même araignée reconstruire sa toile chaque fois que je la détruisais. Chaque fois que les brindilles de paille de riz dévastaient les fils fragiles de son logis, l’araignée devait recommencer sa tâche avec la patience d’une première Continuer la lecture#P6 | Une semaine de solitude

#P5 | Rien autour du bruit

Rien autour du bruit, des cuillères, des tasses & des tables Suspendue à cette vie Présence qui érafle Corps entravé. Paupières scellées. Présence imprégnée dans la peau Qu’on peut pas retirer A moins de griffer avec les dents jusqu’à découvrir la chair Regarder là-bas là où c’est l’autre monde le silence le silence sans bruit et sans absence de bruit Continuer la lecture#P5 | Rien autour du bruit

Déréalisation : fragment

Etat notable des déréalisations : le monde en gonflements palpe tout le corps. Et les yeux au fond du crâne. Sans prévenir. Les yeux. Soudain. Rétractés. Enfermant dans le crâne. Là. Dans le creux du crâne. Creux plein d’une mousse épaisse et cotonneuse. Une sensation de porosité. Tout autour il y a. Tout autour l’air devient poreux. Palpable. Véritable palpation Continuer la lectureDéréalisation : fragment

#P6 – Filoselle

dimanche 25 juilletComme la veille, la lune se dévoile derrière les arbres, un halo très lumineux. Puis je la vois trop grosse, déformée et floue, cette vision me met mal à l’aise, je ne sais plus si c’est la lune ou une planète géante. Elle a pourtant une belle couleur orangée. Et à sa gauche très visible un point lumineux Continuer la lecture#P6 – Filoselle

#L5 | En calcomanie

Elle marche sur l’asphalte blême d’une rue ensommeillée, plaçant un pied devant l’autre, mécaniquement. Elle regarde à droite puis à gauche, observe le ciel blanc comme s’il pouvait lui indiquer la bonne direction. Elle avance à l’instinct depuis plus d’une heure, entrainée par le bruissement des feuilles et le souvenir des ambiances qui vont et viennent du fond de sa Continuer la lecture#L5 | En calcomanie

#L5 – Renards

Dans la brume opaque qui se lève avant le crépuscule, un peu comme sur la Dordogne, on refait la ville à contresens et on entend tout de ce grondement sûr, ardent qui revient en écho des ponts de la rade. Les renards suivent de loin, ramassés contre les barrières qui s’effilochent parce que tout s’effiloche dans la ville toujours. Et Continuer la lecture#L5 – Renards

#P6 Une semaine à reculons

Dimanche Journée peu propice à l’écriture. Comme souvent les sollicitations extérieures éparpillent l’attention et le réel se dissout dans une diffraction d’impressions fugitives qu’aucun effort ne permet de restituer après coup.  La vie échappe et s’effiloche avec ce sentiment envahissant d’impuissance. Rien ne retient l’intérêt. On se noie volontairement dans la vie sociale pour échapper à l’angoisse d’exister. Ce n’est Continuer la lecture#P6 Une semaine à reculons

# P6. voix en juillet

25.07.Il fait très chaud. Comme d’habitude, pas un souffle d’air en ville. La chaleur est amplifiée par les pots d’échappement des voitures, par l’air dans les jambes qui sort des tuyaux des clim. à même les trottoirs. Je rentre. Une journée de fatigue indolente où, volets fermés, j’espère des cigales moins nombreuses et surtout moins vaillantes. Bruit constant. Ce mail Continuer la lecture# P6. voix en juillet