La pensée plus verte ailleurs ?

Y aller ne pas y aller OSER ou bien pas ! C’est la pensée, la pensée fixe, l’idée, l’obsession, la fascination, la réflexion, la subjugation, la conviction, l’abandon, la renonciation, mais l’hésitation qui prend pouvoir ; le doute, le juge intérieur qui casse la gueule à l’enfant intérieur, lui-elle rangé.e dans un coin de ton toi qui pense et qui pleure ou Continuer la lectureLa pensée plus verte ailleurs ?→

#L2 Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité

Extraits de procès verbaux d’audition dans le cadre de l’enquête concernant les faits relatés ici: Témoin numéro 1: Sexe masculin. 27 ans. 190 cm. 89 kg. Type caucasien. Cheveux clairs. Yeux clairs. Description au moment des faits: « vouté sur son bureau le visage dissimulé d’une frange de cheveux »[…]– Laissez moi partir, je vous en prie! Je crois que je vais mourir. Continuer la lecture#L2 Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité→

Selon Tarkos

La plage. L’été. Un été, toutes les plages. Une plage pour tous les étés, ça se pourrait mais non. Une plage de lumière insolence indolence, sommeil porté par des milliers de particules, quartz, feldspath, mica, roulées, concassées, usées, des milliers de bouts de coquillages, de brins d’étoiles, de nacre, de verre lisse, le verre ne coupe plus, la coupe n’est pas Continuer la lectureSelon Tarkos→

Quelque part

Quitter le port au creux de l’eau bleue, longer les barques colorées, alignées comme sardines, avancer vers la navette au coin du café où boire un café, un café au lait, et maintenant rouler, monter dans les collines entre les arbres, les rosiers, grimper jusqu’à l’arrêt devant la grille dans les glycines. Derrière la grille, de larges dalles dessinent le Continuer la lectureQuelque part→

#P2 | Un tas de bordel

Le bordel, le chantier, le fatras, le fouillousse, le tas, le bogson, la pile, le bazar, l’amas, dérangé, la pile, les tas, roulé en boule, posé là, jeté, foutu, empilé, le merdier, le bordel, l’emmerdement, le cauchemar, le putain de bordel, le bordel de merde, le cloaque, le bogson, la merde, la chienlit, la charogne, la beuglée, l’enchie, l’empissement, l’amertume, Continuer la lecture#P2 | Un tas de bordel→

Impression, femme levante #P1

La première fois que j’ai regardé la chambre de Chantal Akerman, je n’ai pu retenir cette impression de doux déplié, un thé noir dans un coffret de lunes où la cinéaste assiste indolente à sa propre déambulation, je n’en revenais pas de la lente exploration de la caméra tournante et filais des yeux le déroulé presque imprécis des ombres et Continuer la lectureImpression, femme levante #P1→

#L2 | Tous ces baisers qu’on s’est volés plus que donnés

Leur première rencontre a eu lieu dans un café du bord de mer. Ils occultent souvent ce moment là. L’un l’autre avaient l’impression de ne pas être vraiment présents, que rien n’avait encore commencé entre eux. L’oubli n’est pas forcément volontaire. D’autres instants, regards, pensées, effleurements, d’autres émotions se sont imprimés dessus, recouvrant cette approche initiale jusqu’à l’oblitérer. La jeter Continuer la lecture#L2 | Tous ces baisers qu’on s’est volés plus que donnés→

#L2|L’homme nu.

L’homme est nu, ne sent plus rien entre lui et la dureté du monde. Ni chaleur, ni fourrure, ni terrier, ni tanière. Les battements de son cœur éprouvent douloureusement les parois de son corps. Sa solitude trouve un écho vertigineux dans cette toundra qui s’étire à l’infini. Ici, rien n’arrête l’œil et cela le rend aveugle. Sous ses pieds, sous Continuer la lecture#L2|L’homme nu.→

Les vêtements

Les vêtements d’hiver, le pardessus, la chapka, les gants, l’écharpe, le bonnet, la veste nounours,  les vêtements d’été, robes sandales débardeurs shorts, les vêtements de mi-saison, blazer, blouson, veste, imperméable, le manteau trois quart, noir avec capuche et poches plaquées, le manteau col rond avec empiècement à quatre boutons dorés sur la poitrine,  le manteau en cuir noir acheté   avec Continuer la lectureLes vêtements→

L#2| Perceptions brouillées

La place est déserte, à peine éclairée par les rayons de lune balayés par les nuages. Il attend. Il ne connaît rien de l’endroit. Ces pas résonnent sur les pavés disjoints. Minuit sonne. Les fenêtres qui donnent sur la place sont toutes éteintes, les commerces et même le café fermés. Pas tant qu’il s’attende à trouver autre chose dans un Continuer la lectureL#2| Perceptions brouillées→