#L2|L’homme nu.

L’homme est nu, ne sent plus rien entre lui et la dureté du monde. Ni chaleur, ni fourrure, ni terrier, ni tanière. Les battements de son cœur éprouvent douloureusement les parois de son corps. Sa solitude trouve un écho vertigineux dans cette toundra qui s’étire à l’infini. Ici, rien n’arrête l’œil et cela le rend aveugle. Sous ses pieds, sous Continuer la lecture#L2|L’homme nu.

Les vêtements

Les vêtements d’hiver, le pardessus, la chapka, les gants, l’écharpe, le bonnet, la veste nounours,  les vêtements d’été, robes sandales débardeurs shorts, les vêtements de mi-saison, blazer, blouson, veste, imperméable, le manteau trois quart, noir avec capuche et poches plaquées, le manteau col rond avec empiècement à quatre boutons dorés sur la poitrine,  le manteau en cuir noir acheté   avec Continuer la lectureLes vêtements

L#2| Perceptions brouillées

La place est déserte, à peine éclairée par les rayons de lune balayés par les nuages. Il attend. Il ne connaît rien de l’endroit. Ces pas résonnent sur les pavés disjoints. Minuit sonne. Les fenêtres qui donnent sur la place sont toutes éteintes, les commerces et même le café fermés. Pas tant qu’il s’attende à trouver autre chose dans un Continuer la lectureL#2| Perceptions brouillées

TGV

Train, train-train, attention-au-quai, GARE-aux-doigts, pince, fermeture, claque la porte, départ, adieux InOUI, Ouigo cérémonie, mouchoirs, papier, pense-bête, à jeter, sac de voyage, valise ,malle, roulettes, WIFI, fil, fil-à-la-patte, la VUE-qui-va, le paysage qui vient, ça va ça vient ça va bien, ça clique le rail, ça tape, défile, défilé, défilement, la plaine, accélère, accélération, CLIM climat climax, playlist Bashung, des Continuer la lectureTGV

la fabrique | Dominique Estampes Paillard, un début d’interrogation (Perec)

Et si on montait un atelier avec « la page » d’Espèces d’espaces de Georges Perec? « Une amorce de réflexion sur ces lieux perecquiens, ces fragments d’écriture infinis où se déplie la vie dans un mouvement circulaire qui dévoile un quotidien banal, répétitif. C’est dans cet espace-là l’ordinaire de la vie, que chacun de nous exprime son rapport au monde » (La Page, recueil Continuer la lecturela fabrique | Dominique Estampes Paillard, un début d’interrogation (Perec)

P #2 .«Si je ne parle pas…»

Parler à voix haute plus fort doucement à juste titre à tort et à raison parler intimement parler à quelqu’un se parler à soi parler de tout et de n’importe quoi sérieusement facilement du haut de son estrade à qui mieux mieux sans vergogne parler tout seul parler pour ne rien dire, mais dire c’est plus que parler on parle Continuer la lectureP #2 .«Si je ne parle pas…»

L#1| Le dormeur d’Uval

La place est déserte, à peine éclairée par les rayons de lune balayés par les nuages. Il attend. Il ne connaît rien de l’endroit. Ces pas résonnent sur les pavés disjoints. Minuit sonne. Les fenêtres qui donnent sur la place sont toutes éteintes, les commerces et même le café fermés. Pas tant qu’il s’attende à trouver autre chose dans un Continuer la lectureL#1| Le dormeur d’Uval

(remplace Quoi Qui) Il marche à petits pas, tous petits pas pressés dans la ville irisée grise. Regarde-le marcher. Il parait ne rien voir, ne rien entendre de ce qui l’entoure. Tout s’agite autour de lui. La ville bourgeonne en permanence, continûment. Sur les trottoirs, par paquets colorés, une foule. Quelques trottinettes et même dans certaines rues, des vélos à Continuer la lecture

Le nom des rivières

Warum bin ich ich und warum nicht du?Warum bin ich hier und warum nicht dort?Wann begann die Zeit und wo endet der Raum? (Peter Handke in Les ailes du désir de Wim Wenders) Tout est énigme.  Le temps stagne, cesse ses boucles, ferme sa bouche. On n’y perd son latin et le sens de l’orientation, le peu qu’on a de Continuer la lectureLe nom des rivières