#ateliers #été2023 #03 |Comme je l’ai dit

Comme je l’ai dit précédemment, tout ce qui vit est inachevé. La mort apparaît comme une fin en soi ou plutôt, une fin de soi. Et Rose n’en veut pas. Elle a trente ans, vit sobrement et est heureuse dans leur maison de la Ruelle des Loups où elle cultive les mots, élève des phrases et où ces moissons la Continuer la lecture#ateliers #été2023 #03 |Comme je l’ai dit

#ateliers #été2023 #2bis | Jokari

Il avance sur le quai d’un air nonchalant. L’air est humide, la bruine immobile, le ciel touche le sol. Il entend une voix annonçant le départ d’un train sur le quai 2 et il hésite un instant : repartirait-il vers cet ailleurs indiqué ? Non, il ne peut pas renoncer. Pas maintenant. Il sort de la gare et remarque que l’Hôtel Continuer la lecture#ateliers #été2023 #2bis | Jokari

#ateliers #été2023 # 02 | Du lieu au personnage

Il passe la lourde porte en bois qu’il a toujours connue. La malheureuse a capitulé face aux courants d’air tant elle a été ouverte et fermée toutes ces années. Ses gonds pleurent à chaque mouvements et ne savent plus très bien qui, de la porte ou du mur, les retiendront.Il se dit qu’il serait temps de les changer. Il se Continuer la lecture#ateliers #été2023 # 02 | Du lieu au personnage

#été2023 #02bis | Rue Beauséjour

Soda, crachats, chewing-gum, le trottoir colle, et ça commence sur le pont, sur le fleuve nommé Têt, en vrai pas même un ruisseau, et ça collera jusqu’à la maison de la vieille, au numéro 13 de la rue Beauséjour, perpendiculaire à la rue Beausoleil, parallèle à la rue du Printemps. Ce qu’il faut retenir du pont, c’est l’odeur forte d’égout Continuer la lecture#été2023 #02bis | Rue Beauséjour

#été2023 #04 | superposition des temps

Il n’aime pas l’Isle-Adam qui représente pour lui le village, toujours le même, celui de Vallon en Sully, celui de Montfort l’Amaury, celui du Péage de Roussillon, c’est à dire l’entité village. C’est à dire ce lieu où l’anonymat la clandestinité sont des impossibilités. Il arrive à pied, et il voit au loin cette présence menaçante du village. il y Continuer la lecture#été2023 #04 | superposition des temps

#été2023 #03bis | ventres à terre

Elles sont quatre, petites et fragiles en apparence, arpentant la rue avant de disparaître dans la bouche de métro qui va les happer vers la journée qui démarre. Au loin, une fois ressorties du métro, elles distinguent les hauts murs bordés de larges trottoirs, elles reprennent leur marche le long des pierres rouges jointés de ciment antique. Elles entrent dans Continuer la lecture#été2023 #03bis | ventres à terre

#été2023 #01 | L’atelier

Il suffit de prendre l’ascenseur – quand il n’est pas en panne – pour descendre les quatre étages, déverrouiller dans un bruit qui claque l’électromagnétique ouverture de la porte vitrée blindée, traverser la rue, ouvrir la porte de garage Hörmann qui ferme le passage carrossable entre les immeubles numéro 5 et numéro 9 de cette rue G. , accéder au Continuer la lecture#été2023 #01 | L’atelier

#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

Comme je l’ai dit, il sanglotait, couché sur le parquet au bout du couloir, sur le ventre, un bras levé au-dessus de lui, l’autre replié sur le côté, comme sa jambe. On ne saura pas d’où venaient les sanglots, ou pas encore. Peut-être que si on trouve un jour le bloc rhodia, on le saura. Lorsque j’ai ouvert la porte, Continuer la lecture#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

#été2023 #03 | nous

Lysiane n’avait pas sonné. Souviens -toi elle avait rejoint l’organisation par une autre fille, Brigitte B., une adolescente volubile qui déployait en parlant de longs bras,et dont la blondeur étonnait dans la chevelure bouclée et dense des femmes de la Méditerranée. Cette Anne -Marie avait une soeur, une aînée tu sais bien une de ceux qui n’étaient jamais loin, qui Continuer la lecture#été2023 #03 | nous