#été2023 #15 | le roman

Pourtant c’est la saison où les arbres sont les plus odorants, la saison faite plus de fruits que de fleurs. L’air que l’on respire vous prend plus la bouche que le nez et pourtant c’est le règne de la fragrance en abondance, plus rien n’est promesse, tout est don. Si les enfants n’étaient pas si avides de profiter des derniers Continuer la lecture#été2023 #15 | le roman

#été2023 #13 | Le point zéro des routes de France

L’autoroute du sud ça ne veut rien dire. C’est deux bandes d’asphalte qui montent vers le nord. Deux bandes grises avec des lignes blanches, des glissières, des panneaux bleus ou verts. L’autoroute du sud chez moi monte vers le nord. C’est l’autoroute de Lyon, on lui donne des chiffres, un 7 et puis un 6, avant c’était la nationale. Est-ce Continuer la lecture#été2023 #13 | Le point zéro des routes de France

#été2023 #15 | Paradis Magnifique Universel

Il se dresse, là, magnifique, à l’angle de la rue, grise, comme un jour de pluie. Il se dresse là, paré de ses chaises argentées, invitant tout être à venir poser son corps volupteux dans la rondeur de l’objet afin d’oublier, ne serait-ce qu’une ultime seconde, les tracas maussades de la vie. A peine, vous êtes-vous assis, qu’un homme élégant Continuer la lecture#été2023 #15 | Paradis Magnifique Universel

#été2023 # lire et dire | vers l’avant

Ce n’est pas que les textes n’accrochent pas (encore que) mais il y a une certaine lassitude à écrire – il vaut mieux arrêter, tu vas dire : évidemment – mais non, non – on n’arrêtera pas, on lit mais c’est là, commenter ? Mais comment ? Les choses avancent, la profusion devient géométrique, nous sommes de moins en moins tout en Continuer la lecture#été2023 # lire et dire | vers l’avant

#été2023 #02bis | jokari

Après le centre-ville tout entortillé sur lui-même, mairie, église, cimetière, gendarmerie, la montée vient vite, brutale. Cà grimpe sec et ma voiture, qui aime filer sur les voies rapides de l’autre côté de l’île renâcle à emprunter les lacets serrés. Il faut garder le pied à l’accélérateur, tout en avançant prudemment. Les deux mains sur le volant. Etre prêt à Continuer la lecture#été2023 #02bis | jokari

#été2023 #15 | pas un mot juste un son 

La palissade en bois, vieille sentinelle se perd dans sa propre existence, elle se tient là muette et réservée comme la gardienne des mystères qui s’étire au-delà de ses planches usées par le temps. Une porte, une simple porte presque dissimulée à nos yeux curieux, constitue l’unique point d’entrée dans cet univers caché. C’est par cette porte que les masseuses, Continuer la lecture#été2023 #15 | pas un mot juste un son 

#été2023 #15 | La Terrasse

/ 8h30, entrée du lycée Marcel Roby, à St Germain en Laye, examen d’entrée en 6ème réussi. Ce premier jour, c’est le père Morel qui nous emmène dans sa Vedette vert-pomme, suspension velours sur 10 km, six cylindres, quatre mômes, parlent peu, n’en mènent pas large, Morel raconte une blague. Largués sur l’avenue, devant la porte, deux ou trois-cents gamins Continuer la lecture#été2023 #15 | La Terrasse

#été2023 #15 | entrer dans son silence

Au départ rien qu’un déménagement, rien qu’un changement de lieu qui ne devait pas engager beaucoup plus qu’un transport de personnes et de meubles accompagnés de cartons, certes un nombre de mètres cubes considérable, mais rien qu’un événement que bien des gens ont vécu plusieurs fois dans leur vie. Pourtant ce qui surgit ces jours-ci à force d’écriture qui décidément Continuer la lecture#été2023 #15 | entrer dans son silence

#été2023 # 15 | et puis tout à coup un parfum de roses

Il y a que des choses ne peuvent pas ne pas avoir eu lieu : pour d’autres, on peut encore gloser ou différer l’existence, mais par exemple le déménagement de la villa J2 (Jacko 2) pour emménager début janvier au rez-de-chaussée de chez D. dans une maison sur le bord de la route qui monte au palais puis au lycée; par Continuer la lecture#été2023 # 15 | et puis tout à coup un parfum de roses

#été2023 #15 | scène

Un petit pont ou plutôt une passerelle enjambant la fosse ; à deux mètres en contre-bas un piano dépecé attend. Sept-heures, le rideau de fer appareille, les ouvriers paraissent : noirs de service ou bleus, grolles dures comme la pierre. Au vestiaire ça sent le café réchauffé. De la passerelle on s’époumone : les perches jouent aux filles de l’air; Continuer la lecture#été2023 #15 | scène