#été2023 #16 | peine ( pas) perdue (Oslo)
caillou, portarit Continuer la lecture#été2023 #16 | peine ( pas) perdue (Oslo)
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caillou, portarit Continuer la lecture#été2023 #16 | peine ( pas) perdue (Oslo)
Dans de précédentes publications, j’ai tenté d’écrire. Je désire maintenant aborder de manière plus frontale la matière même de ce que j’utilise, l’outil dont je dispose, interroger le pourquoi de cet usage qui s’accompagne d’une sorte de sentiment d’être en mission – écrire pour garder traces. Dans une première partie, j’explorerai la nature accidentelle, problématique et merveilleuse qui me place Continuer la lecture#été2023 #16 | AïaB
Rue Legendre, 150 bis ; longue rue et pas de transports. Le bus elle le prend avenue de Clichy ( le 54), le ticket coincé dans l’alliance : l’alliance gardée pour y tenir le ticket. Le marchand de joujoux de la rue Legendre c’est en marchant dans l’autre sens. La devanture de jouets bien ordonnée, une poupée énorme en robe blanche avec des Continuer la lecture#été2023 #15 (bis ou pas) | trois bis parisiens
Il y a que des choses ne peuvent pas ne pas avoir eu lieu : pour d’autres, on peut encore gloser ou différer l’existence, mais par exemple le déménagement de la villa J2 (Jacko 2) pour emménager début janvier au rez-de-chaussée de chez D. dans une maison sur le bord de la route qui monte au palais puis au lycée; par Continuer la lecture#été2023 # 15 | et puis tout à coup un parfum de roses
Un petit pont ou plutôt une passerelle enjambant la fosse ; à deux mètres en contre-bas un piano dépecé attend. Sept-heures, le rideau de fer appareille, les ouvriers paraissent : noirs de service ou bleus, grolles dures comme la pierre. Au vestiaire ça sent le café réchauffé. De la passerelle on s’époumone : les perches jouent aux filles de l’air; Continuer la lecture#été2023 #15 | scène
C’est juste un PMU Au coin de l’angle de deux rues. Qui viennent de là où elles arrivent, l’une de l’est peut-être ou serait-ce de l’ouest ? et l’autre du nord, en tout cas, pas du sud. Elles se croisent juste à l’angle de la même rue, enfin pas vraiment, car il y a un feu rouge pour laisser passer Continuer la lecture#été2023 #14 | Distance.
C’est une scène de rencontre, scène à deux personnages, pas de paroles échangées, tout se passe dans le silence et dans la pénombre, tout est calme comme s’il n’y avait plus d’air, comme si les insectes avaient déserté l’espace, plus d’odeurs à rôder non plus, rien qu’images lentes et couleurs assourdies. Elles sont là toutes les deux, pas bien loin Continuer la lecture#été2023 #14 | temps parallèles
Le parking est plein, c’est en voiture qu’ils viennent chercher les enfants à la sortie de l’école, le matin à l’entrée, ils les déposent devant, le soir ils se garent et attendent le rythme incertain de la sortie de chaque classe ou celui de leurs enfants plus ou moins rapides ou rêveurs ou joueurs ou causeurs ou chamailleurs. Des tout-petits Continuer la lecture#été2023 #14 | Le parking
Il y a toujours un jardin. Dans le premier il a grandi, le jardin derrière la maison des corons de Wingles, tout en longueur étroit et serré comme protégé de chaque côté par des frères semblables, jardins qui se répondent, on s’échange les plants les graines les recettes, on compare, on se prête des outils, on partage les récoltes la Continuer la lecture#été2023 #09 | il y a toujours un jardin
Je serai bien présomptueuse de parler de ces quatre points cardinaux, n’y connaissant rien mais absolument rien à la géographie, comme au jour de mes 13 ans où je me suis retrouvée face à la classe devant le tableau noir, incapable de situer la France, ignorante de tout, crânant bêtement comme si cela n’avait aucune importance face à ce professeur, Continuer la lecture#été2023 #013 | Perdre le nord ?