#été2023 #03bis | Louise, Marie et Jeanne

Il est question de femmes ; sur la photographie elles sont trois, Louise, Marie et Jeanne. Louise Sénac est née Louise Fouga, sa mère s’appelle Jeanne, Jeanne Justal. Le prénom complet de Marie, la fille aînée de Louise, est Guilhaumette Jeanne Marie, elle s’appelle Guilhaumette comme son grand-père paternel, Guilhaume Sénac, Marie comme sa grand-mère paternelle, Marie Sénac, née Marie Gascon. Continuer la lecture#été2023 #03bis | Louise, Marie et Jeanne

#été2023 #03 | Derrière l’absence

Comme je le disais, elle était tout sourire, cela irradiait, une source intérieure, cela jaillissait. Il n’y avait pas d’épaisseur, cela irradiait, l’intention livrée entière à son expression, le sentiment tout sourire sur le visage. La présence, sans épaisseur, sans la cave de l’intérieur, une façon pastorale d’être là. Comme les bêtes, comme si infusait la proximité de cette vie Continuer la lecture#été2023 #03 | Derrière l’absence

#ateliers #été2023 #2bis | Jokari

Il avance sur le quai d’un air nonchalant. L’air est humide, la bruine immobile, le ciel touche le sol. Il entend une voix annonçant le départ d’un train sur le quai 2 et il hésite un instant : repartirait-il vers cet ailleurs indiqué ? Non, il ne peut pas renoncer. Pas maintenant. Il sort de la gare et remarque que l’Hôtel Continuer la lecture#ateliers #été2023 #2bis | Jokari

#été2023 #01 | L’atelier

Il suffit de prendre l’ascenseur – quand il n’est pas en panne – pour descendre les quatre étages, déverrouiller dans un bruit qui claque l’électromagnétique ouverture de la porte vitrée blindée, traverser la rue, ouvrir la porte de garage Hörmann qui ferme le passage carrossable entre les immeubles numéro 5 et numéro 9 de cette rue G. , accéder au Continuer la lecture#été2023 #01 | L’atelier

#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

Comme je l’ai dit, il sanglotait, couché sur le parquet au bout du couloir, sur le ventre, un bras levé au-dessus de lui, l’autre replié sur le côté, comme sa jambe. On ne saura pas d’où venaient les sanglots, ou pas encore. Peut-être que si on trouve un jour le bloc rhodia, on le saura. Lorsque j’ai ouvert la porte, Continuer la lecture#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

#été2023 #03 | Ecce homo

L’entité 467, comme je le disais, était de forme humanoïde. C’était l’un des gardiens du Labyrinthe.Comme tous les autres gardiens, il n’apparaissait que lorsqu’on en faisait secrètement la demande. Une aura entourait son corps et le rendait invincible. Nul danger ne parvenait à l’inquiéter, contrairement à l’errante que j’étais devenue. Je n’ai aucune idée de leur nombre, mais je sais Continuer la lecture#été2023 #03 | Ecce homo

#été2023 #03bis | évasion

Premier et deuxième sont jumeaux, ils connaissent bien troisième, d’un voyage ni gai ni voulu. Troisième a sauvé jumeau, le garçon. Un long convoi, un long voyage, ils étaient nombreux, ils ne connaissaient pas le but, très inconfortable, ils avaient peur. Troisième et jumeau étaient là, ils se connaissaient, ils en connaissaient bien d’autres. jumelle, la fille, n’était pas du Continuer la lecture#été2023 #03bis | évasion

#été2023 #03bis | quatre par quatre

En montant, en rencontrant Elle les a rencontrés un par un : La ‘vieille fille’ du premier qui ne disait pas bonjour, qui regardait l’enfant comme s’il avait fallu vite la remettre dans une cage. Vieille fille, c’est comme ça qu’on disait dans la famille. Les grands-mères s’étaient chargées de la définition : pas mariée, jamais mariée, pas d’homme dans sa vie, Continuer la lecture#été2023 #03bis | quatre par quatre

#été2023 #03bis | les quatre à la noce

Quatre à la table du banquet et en costume de circonstance. Quatre de la même fratrie, trois gars aux airs affranchis et une fille au visage doux. Ils devaient être au complet si mes comptes sont bons, quatre qui avaient réussi à empoigner leur jeunesse et à la pousser jusque-là, quoique l’aîné paraisse en mauvaise santé. Sur les rares photographies, Continuer la lecture#été2023 #03bis | les quatre à la noce

#été2023 #02 bis | Jokari

Elle a seize ans. Et vient de rencontrer une maman d’un enfant absent ce jeudi. Très bon échange, elle est heureuse. Tous les jeudis, elle va dans la salle paroissiale rassembler les p’tits gars de dix ans pour l’après-midi. Elle a des ailes. La longue rue Emile Littré elle la connait par cœur, ses grands-parents habitent deux cent mètres plus Continuer la lecture#été2023 #02 bis | Jokari